fr HO ^ Source : MNHN, Paris Source : MNHN, Paris . Source : MNHN, Paris Source : MNHN, Paris Source : MNHN, Paris Source : MNHN, Paris U J! b 0 ^ MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL , D’HISTOIRE NATURELLE NOUVELLE SÉRIE Série A, Zoologie TOME XLI FASCICULE UNIQUE Roland LEGENDRE MISSION SCIENTIFIQUE A L'ILE EUROPA PARIS ÉDITIONS DU MUSÉUM 38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (V e ) 1966 Publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique. — Source : MNHN, Paris Source : MNHN, Paris JU << s U MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE NOUVELLE SÉRIE Série A, Zoologie TOME XLI FASCICULE UNIQUE PARIS ÉDITIONS DU MUSÉUM 38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (V«) 1966 Source : MNHN, Paris Source : MNHN, Paris SOMMAIRE Préface. 3 Avant-Propos. 5 La Morphologie de l’Ile Europa par R. Battistini. 7 Rapport succint sur la Végétation et la Flore de l’Ile Europa par R. Capuron. 19 Oiseaux et Mammifères de l’Ile Europa par P. Malzy. 23 Note sur les Reptiles terrestres récoltés à Europa en avril 1964 par E.-R. Brygoo. 29 Poissons Sélaciens et Téléostéens récoltés à l’Ile Europa du 6 au 24 avril 1964 par L.-A. Maugé. 33 Ectoparasites des Oiseaux d’Europa par E.-R. Brygoo.101 Six Cestodes d’Oiseaux de mer ou de rivage de l’Hémisphère austral (lie Europa). Description de Tetrabolhrius mozambiquus n. sp. et de Baerbonaia baeribonae n. gen., n.sp. par S. Deblock.103 Acanthoparyphium charadrii Yamaguti 1939 chez Squalarola squatarola par J. Richard.125 Sur deux espèces d’Echinostomes Himasthlinae (Trématodes) de Charadriiformes. Description d’Aporchis mozambiquus n. sp. par S. Deblock.127 Le genre Cercarioides Witenberg, 1929 (Trématode, Hétérophyidé) serait-il valable ? (A propos de la description d’un Galactosominé nouveau d ’Egrelta dimorpha de l’Ile Europa) par S. Deblock. . 135 Parasites des animaux d’Europa par E.-R. Brygoo.143 Note préliminaire sur les Crustacés Stomatopodes et Décapodes récoltés à l’Ile Europa du 6 au 24 avril 1964 par R. Derijard. . . . 159 Arachnides récoltés à l’Ile Europa en avril 1964 par R. Legendre . . 181 Un nouveau Lamiaire de l’Ile Europa (Col. Cerambycidae) par S. Breuning.185 Contribution à la connaissance des Ténébrionides de l’Ile Europa (Col.) par P. Ardoin.187 L’Entomofaune de l’Ile Europa par P. Viette. 191 Liste des Invertébrés terrestres libres actuellement connus de l’Ile Europa (Hexapodes et Arachnides exceptés) par R. Legendre . . 211 Le peuplement de l’Ile Europa par R. Legendre.213 Source : MNHN, Paris Monument commémoratif du passage de la Mission Scientifique 1964 sur Hic Europe. Contrairement aux plaques commémoratives précédentes placées face au mouillage, ce cairn se situe à proximité du terrain d’aviation. I.a plaque porte l'inscription suivante : . Une expédition scientifique dirigée par le Professeur Legendre a séjourné dans l’ile du 6 au 23 avril 1964. Cette expédition a fait des travaux de recherches dans le cadre de l’Année Internationale de l’Océan Indien. 1211e a été organisée grâce à la collaboration des Universitaires français et des Marins français de Madagascar. » Source : MNHN, Paris PRÉFACE Le Muséum national d’Histoire naturelle s’apprêtant à publier les résultats scientifiques de la mission effectuée à l’ile Europa en 1964, sous le patronage de l’Université de Madagascar, le Professeur Legendre, instigateur et directeur de cette expédition, a bien voulu demander quelques lignes de préface à l’ancien responsable de l’Institut de Recherche Scien¬ tifique de Madagascar (I.R.S.M.). En effet, dès 1948, cet Institut avait entrepris la première exploration scientifique un peu complète de la petite île du canal de Mozambique, connue seulement jusqu’alors par les brèves visites que lui avaient rendues isolément quelques naturalistes de mérite : Voeltzkow, Petit, Perrier de la Bathie, Poisson — pour ne pas parler d’escales occasionnelles de bateaux de pêche ou d’avisos hydrographiques et de diverses tentatives infructueuses de colonisation. L’expédition de 1948 avait été conduite par R. Paulian, alors sous- Directeur de l’Institut, depuis Recteur de l’Université de Côte d’ivoire, avec la participation du Colonel P. Milon, actuel Président de la Ligue pour la protection des Oiseaux, du Conservateur des Eaux et Forêts Saboureau, du Docteur H. Poisson, déjà venu en 1923, et de l’océano¬ graphe de l’I.R.S.M., M. Angot. Les études auxquelles les nombreuses observations et récoltes animales et végétales faites alors donnèrent lieu ont été publiées dans diverses revues spécialisées. Le lecteur trouvera dans le Naturaliste malgache (vol. II, 1950) et dans la Zoogéographie de Mada¬ gascar (1961) de R. Paulian de plus amples détails à ce sujet. Dès cette époque, le classement d’une partie de l’île comme réserve naturelle avait été demandé et obtenu. La nouvelle expédition de 1964 doit ses mérites à la fois aux précieux résultats complémentaires qu’elle apporte, au témoignage d'intérêt français qu’elle représente pour cette région du monde, à la nécessité qu’elle souligne de maintenir dans l’île une Réserve naturelle intégrale, strictement protégée, au fait enfin qu’elle constituera, il faut l’espérer, un maillon d’une chaîne d’observations longuement échelonnée vers l’avenir. Le travail de base peut être désormais considéré comme accompli : la faune et la flore d’Europa ont été répertoriées de façon satisfaisante. C’est l’évolution de cette faune et de cette flore qui doit maintenant constituer le sujet essentiel de nos inves¬ tigations. Toute île, si pauvre et si peu hospitalière soit-elle, est un labo¬ ratoire naturel pour l’étude des problèmes de biogéographie, d’évolution, d’adaptation, de peuplement des êtres vivants, que seuls des inventaires biologiques périodiques comparatifs peuvent permettre de résoudre. Aussi, faut-il souhaiter que, dans quelque 20 ans, le Muséum consacre à l’île Europa un nouveau fascicule de ses Mémoires, à la suite d’une nouvelle mission du Recteur Paulian ou du Professeur Legendre. Jacques MILLOT. Membre de l’Institut, Professeur au Muséum national d’Histoire naturelle. Directeur du Musée de l’Homme. Source : MNHN, Paris Source : MNHN, Paris AVANT-PROPOS Dans le cadre de l’Année Internationale de l’Océan Indien, une mission composée d’Universitaires et de Scientifiques français en poste à Mada¬ gascar a, grâce à l’aide du Ministère de l’Éducation Nationale, séjourné sur nie Europa en avril 1964. Cette mission n’a pu se concrétiser que par l’énergique impulsion de Monsieur le Recteur de l’Université de Madagascar M. H. Fabre. Sa réali¬ sation matérielle ne fut possible que grâce au talent administratif et à l’effi¬ cacité de Monsieur le Secrétaire Général A. Vuillemin. L’appui logistique a été fourni par un remorqueur de haute mer de la Marine Nationale : le « Malabar » (Commandant Chabaud, ayant à son bord le Commandant Taton); des avions de transports DC 3 de la compa¬ gnie nationale malgache « Madair » ont assuré le transport d’une partie de la mission. M. le Préfet de la Réunion (l’île Europa relève administra¬ tivement du département de la Réunion) a donné son accord au séjour des membres de l’expédition sur l’île Europa. Les représentants du Service Météorologique tant d’Europa que de la Réunion nous ont apporté une aide particulièrement précieuse aussi bien pour notre hébergement que pour nos liaisons radiotélégraphiques. L’entente et la coopération réalisées au niveau des différents grands services de l’État pour la réalisation de la mission s’est étendue aux parti¬ cipants (1) où nous relevons des scientifiques provenant d’horizons divers (C.N.R.S., C.O.M.E.X.O., Eaux et Forêts, Institut Pasteur, O.R.S.T.O.M. et Université) auxquels se trouvaient joints des reporters. Une des grandes leçons humaines de cette mission est que des hommes de formations et de fonctions diverses peuvent coopérer et former une équipe homogène; certes, les petits heurts et les tracas aiguisent parfois l’acrimonie (surtout sur les îlots déserts et inhospitaliers), mais à aucun moment l’esprit d’équipe n’a été en défaut. Le présent volume réunit les résultats scientifiques de la mission, actuellement exploités; fidèle à l’esprit de synthèse et de coopération qui anima dès sa conception la « Mission Europa », c’est un des grands organismes nationaux de Recherche, le Muséum national d’Histoire naturelle qui s’est chargé de la publication alors que le Centre National de la Recherche Scientifique accordait une subvention pour l’impression. Sauf mention contraire, le matériel récolté fait partie des collections du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris. Que les éminents spécialistes (1) R. Legendre, Professeur à la Faculté des Sciences et des Techniques de Tana- narive, Chef de mission; Médecin Lt-Colonel Dr E. R. Bryqoo, Directeur de l'Institut Pasteur de Madagascar, Chef de mission adjoint; M. le Doyen R. Mallet, de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Tananarive; R. Battistini, Maitre de Conférences de Géographie à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Tananarive ; R. Capuhon, Conservateur des Eaux et Forêts, Chef de la Section Botanique au C.T.F.T. Tananarive; P. Malzy, Chef de la Section Zoologie à l’I. R. S. M. (O.R.S.T.O.M.); R. Derijard, Assistant à la Faculté des Sciences (Station Marine de Tuléar); R. Gaudy, Attaché de Recherche au C.N.R.S. ; P. Vasseur, Chercheur C.O. M.E.X.O. ; L. A. Mauoé, Chercheur au Laboratoire de Zoologie (Fac. Sciences, Tananarive); J. A. Stevens, Cinéaste; M. Croce, Secrétaire de Radio-Université, Reporter. Source : MNHN, Paris ROLAND LEGENDRE qui ont accepté d’examiner et de déterminer ce matériel trouvent ici l’expres¬ sion des remerciements de 1’ « Équipe Europa ». C’est en pensant à eux que le Géographe récoltait des Coléoptères, que le Botaniste chassait le Papillon, que l’ichtyologiste préparait des exemplaires d’Herbiers, que le Parasito- logiste prélevait des échantillons de sols, pendant qu’un Doyen de Faculté de Lettres en exercice (actuellement Recteur d’Académie), tout en capturant les Araignées vagabondes construisait de ses propres mains et avec l’aide d’un Océanographe le cairn commémoratif de la Mission. Puissent les résultats acquis au cours de la mission organisée par l’Université de Madagascar (Ministère de l’Éducation Nationale) encourager des tentatives similaires. La coopération et l’entraide des organismes et des hommes, la compréhension et l’estime des participants, permettent, par la mise en commun de moyens matériels modestes, d’atteindre des objectifs qui autrement resteraient pour chacun d’eux du domaine du rêve. Roland LEGENDRE Professeur à la Faculté des Sciences de Montpellier, Chef de la Mission Française 1964 à Vile Europa. Source : MNHN, Paris LA MORPHOLOGIE DE L’ILE EUROPA par René BATTISTINI (Planches photographiques I à VII) Située au milieu du Canal de Mozambique, par 40° 20' de longitude Est et 22° 20' de latitude Sud, soit sensiblement à la même latitude que Morombe, l’île Europa est une petite Ile basse d’origine corallienne à peu près parfaitement circulaire, d’un diamètre d’environ 6 kilomètres, dont la partie centrale est occupée par une « mangrove » et par un « lagon » peu profond ouvert au Nord-Est. Europa a été visitée et décrite par un certain nombre de voyageurs ou de scientifiques qui n’y ont fait que de très courts séjours, en particulier par A. V oeltzkow (1904), H. Poisson (1923), G. Petit (1930), Perrier de la Bathie (1921), R. Paulian (1950) et P. Fourmanoir (1952). La seule carte un peu détaillée de file est un croquis de reconnaissance établi d’après un survol et un levé rapide exécutés en 1936 par les officiers du croiseur « Jeanne-d’Arc », commandé par le capitaine de vaisseau M. Lathan. L’étude géomorphologique de l’île n’a jamais été faite, les différents visiteurs ayant été jusqu’à présent surtout des zoologues ou des botanistes. On trouve cependant dans leurs relations d’utiles observations sur le relief de l’île. Même actuellement, une étude géomorphologique détaillée reste difficile à réaliser, en l’absence de carte précise et surtout de couverture aérienne. I. — LA STRUCTURE GÉNÉRALE DE L’ILE ET LA ZONATION VÉGÉTALE L’analyse géomorphologique permet de dégager une zonation dans la structure de l’île comprenant, de l’intérieur vers l’extérieur (voir la fig. 1) : 1) Le « lagon », ou qualifié de tel, qui n’est que l’exutoire de la mangrove, ou ce qui reste d’un lagon central autrefois plus étendu. Il est très peu profond : quelques dizaines de centimètres à marée basse. 2) La forêt de palétuviers. 3) Une plaine centrale de boue calcaire très plate, portant le terrain d’aviation. Cette plaine centrale est en partie ou entièrement submersible : ainsi une couche de 1 m à 1,50 m d’eau aurait recouvert le terrain d’aviation lors du cyclone de mai 1963 (1). 4) Une ceinture karstifiée dans des calcaires coralliens anciens, dominant de quelques dizaines de centimètres le niveau des plus hautes mers possibles. (1) Renseignement dû au chef de la Station Météorologique. Source : MNHN, Paris RENÉ TISTINt Fin. 1. — Croquis géomorphologique général d’Europa. 1 : surface karstiflée ( Pemphis acidula dominant); 2 : calcaire corallien recouvert par un sol gris sableux ( Kuphorbia stenoctada dominante); 3 : dunes (Casuarina et Psiadia allissima); 4 : plaine intérieure (Oyat et Arthrocnemum); 5 : plages de sable et cordons sableux; G : levée de tempête à éléments souvent grossiers, débordant par endroits sur le karst; 7 : affleurement du calcaire corallien en bordure de mer (zone à lapiés); 8 : marc à rebords en encorbellement; 9 : zone lapiazée en bordure des mangroves; 10 : forêt de palétuviers; 11 : roches champignons et Ilots résiduels calcaires du lagon; 12 : beach-rock; 13 : plateforme de basse mer façonnée dans le corail ancien; 14 : vie corallienne notable sur la bordure externe de la plateforme; 15 : crête détritique de blocs de corail; 16 : taches de corail vivant (surtout Parités et, à l’entrée du lagon, jardin d ’Acropora) sur la plateforme de basse mer; 17 : herbier à Phané¬ rogames. Source : MNHN, Paris MORPHOLOGIE OE L’iLE Large de 2 kilomètres dans la partie septentrionale de l’île, cette zone s’étrangle dans le Sud-Ouest, le Sud et le Sud-Est, où elle n’a plus que quelques centaines de mètres à une centaine de mètres de largeur, et disparaît à l’Est de l’ile. 5) Une frange dunaire littorale bien développée surtout à l’Ouest, et qui porte les cotes des plus élevées de l’île. 6) La partie supérieure de l’estran, où les calcaires coralliens anciens affleurent à nouveau en lapiés littoraux. 7) Une plateforme de basse mer, émergeant seulement à marée basse, façonnée entièrement ou en partie dans ces mêmes calcaires coralliens anciens. 8) Une pente externe sous-marine généralement très marquée. Le calcaire corallien ancien, à grosses têtes de corail en place, monte jusqu’à 3 mètres environ au-dessus du niveau de croissance actuel du corail. Vers le bas on le suit jusqu’au-dessous du niveau des plus basses mers, et il constitue probablement aussi la pente sous-marine externe, en général rocheuse et très inclinée sinon sub-verticale. C’est donc l’élément fonda¬ mental du bâti de l’île. La surface de l’île, dans sa partie insubmersible, soit à l’exception de la plaine centrale, correspond à la surface supérieure de cette dalle corallienne ancienne, qui constitue aussi le socle sur lequel repose la frange de dunes récentes ou actuelles. On ignore sur quoi repose ce calcaire corallien, car aucun élément pré-corallien ne vient en affleurement. Sans doute l’ile possède-t-elle un socle pré-corallien volcanique, mais cela reste à prouver. Dans la laisse de haute mer, nous avons trouvé une grande quantité de ponces volcaniques, qui sont actuellement à l’étude. Il est pour l’instant impossible de dire si ces ponces sont le produit d’une éruption volcanique proche, en liaison avec un hypothétique socle volcanique de l’île, ou si elles ont une origine lointaine. La zonation végétale se calque étroitement sur cette zonation morpho¬ logique. En bordure de mer, la frange dunaire est peuplée de filaos avec Ipomaea pes-caprae et Psiadia allissima. Partout où les calcaires coralliens sont sub-affleurants, ainsi que sur la levée de tempête de gros blocs coralliens, règne une brousse inextricable à Pemphis acidula. Sur la dalle de calcaires coralliens micro-karstifiée et encroûtée qui affleure à l’intérieur, on retrouve des peuplements purs de Pemphis acidula, ainsi qu’une Euphorbe arborescente, Euphorbia slenoclada. L’Euphorbe domine dans la partie nord de l’île où un sol sableux gris recouvre la dalle corallienne. C’est dans cette partie qu’a été tentée la culture du sisal. Ailleurs, l’Euphorbe s’installe dans les fissures de la dalle calcaire qu’elle disjoint et soulève en grosses plaques. La plaine intérieure comprend une partie externe légèrement plus élevée, portant une végétation de Graminées (Oyat), et une partie centrale plus basse avec une végétation rase salée typique ( Arthrocnemum ; Salicornes). La mangrove est surtout riche en Rhizophora, principalement le long des chenaux, avec aussi quelques Avicennia, et dans les parties hautes Ceriops et Bruguiera. Source : MNHN, Paris 10 RENÉ BATTISTINI Fia. 2. — Coupe schématique selon A-B du croquis général. 1 : sable grossier et gravier corallien ; 2 : gros blocs de corail et de beach-rock ; 3 : calcaire corallien ancien massif à grosses têtes de corail en place; 4 : boue ancienne plus ou moins durcie; 5 : boue calcaire molle de la mangrove actuelle; 6 : calcaire corallien ancien à grain lin. Fio. 3. — Coupe transversale schématique à travers l’cstran à 1,5 km environ à l’Est de la Station Météorologique, selon C-D du croquis général. 1 : calcaire corallien ancien massif; 2 : construction corallienne flandrienne et corail vivant; 3 : sable corallien. Source : MNHN, Paris II. LA MORPHOLOGIE DU LITTORAL 1) La morphologie de l’estran Le trait le plus caractéristique est l’existence, entre le niveau des hautes mers de vive eau et le niveau de mi-marée, d’une zone à lapiés dans le calcaire corallien ancien, prenant souvent l'aspect d’un ressaut à visor. C’est ce ressaut rocheux, qui ceinture toute l’île, que P. Fourmanoir (1952) qualifie de « falaise de corail mort ». Il s’agit en réalité d’un b ressaut de mi-marée », interrompu seulement de place en place par des plages de sables qui, lors¬ qu’elles sont en continuité avec la dune, permettent aux tortues de mer de monter assez haut pour pondre. Vers le haut, la surface supérieure de la dalle corallienne ancienne a été, par endroits, dégagée en une fausse « plate-forme de haute mer », avec micro-mares à encorbellements. Cette plate-forme supérieure porte localement des lambeaux d’une brèche ou d’un poudingue corallien de consolidation récente en beach-rock. Elle disparaît vers l’intérieur, soit directement sous la dune, soit plus généralement sous une haute levée de tempête constituée par une accumulation de gros blocs de corail et de beach-rock. Étant donné que la surface supérieure de la dalle de corail mort ne dépasse qu’à peine le niveau des hautes mers, les vagues des tempêtes excep¬ tionnelles, comme celle liée au cyclone de mars 1964, (1), ont pu déferler dans certains cas par-dessus la levée de tempête en profitant des points faibles, et donner une laisse jusque assez loin à l’intérieur des terres. Dans le Sud de l’île, le sable de la plage a ainsi déferlé plus ou moins loin sur le karst, recouvrant les Pemphis, les eaux s’écoulant ensuite par les fentes du karst, ou jusque dans la grande mare à encorbellement de la coupe de la figure 2. La zone des lapiés ou le ressaut à visor dominent une plate-forme émergeant à basse mer, large de 200 à 600 mètres, qualifiée de récif frangeant par R. Paulian (1950). L’étude de cette plate-forme dans le Sud et l’Ouest de I’île montre qu’elle y est entièrement façonnée dans le corail mort. L’absence de levée détritique confirme le caractère très peu vivant de ce « récif », de ce côté de l’île tout au moins. Plus que d’un récif frangeant véritable, il s’agit donc en ces endroits d’une b plate-forme de basse mer » entaillant un matériel corallien ancien, identique aux b plate-formes de basse mer » décrites dans les grès-calcaires anciens aepyorniens du littoral sud et sud-ouest de Madagascar (R. Battistini, 1964). Dans la partie nord de l’île, entre la Station Météorologique et jusqu'en face de l’exutoire du a lagon », il existe, par contre, une vie corallienne actuelle notable. Dans ce secteur, seule la partie interne de la plate-forme s’est agrandie vers l’extérieur par adjonction d’un véritable récif frangeant flandrien, sur une largeur de quelques dizaines de mètres au moins. La pente externe montre, dans les déferlements, une prolifération du corail vivant (voir fig. 3). Le caractère différent de ce secteur, par rapport aux autres, se manifeste par l’existence sur la partie externe de la plate-forme de beaux éléments de (1) Le cyclone Harriet, entre le 9 et le 12 mars 1964, a produit à Europa des vents de 60 à 65 nœuds, soit 111 à 121 km/h. Source : MNHN, Paris 12 RENÉ BATTISTINI Fio. 4. — La flèche à crochets de la pointe nord-est à l'entrée du « lagon •. 1 : bordure de corail vivant; 2 : blocs arrachés de corail (ébauche de levée détri¬ tique); 3 : jardin d ’Acropora; 4 : jardin de microatolls de Poriles; 5 : herbier; 6 : plateforme de haute mer et ressaut à grands lapiés dans le calcaire corallien ancien; 7 : beach-rock; 8 : partie du cordon et de la flèche à crochets antérieure au cyclone de mars 1964; 9 : crochet de mars 1964; 10 : mangrove. levée détritique de blocs coralliens. Ces éléments de levée sont constitués pour une bonne part par des blocs de corail d’un blanc éclatant, arrachés lors du dernier cyclone, distincts des blocs de teinte foncée plus anciens. Nulle part il n’a été constaté, sur la bordure externe de la plate-forme de basse mer ou du récif frangeant, d’activité notable des algues calcaires capable de créer dans la zone des déferlements une « crête à algues calcaires » semblable à celle de la plupart des récifs du Pacifique. Cette absence de « crête à algues calcaires » à Europa apparente ce récif océanique aux récifs littoraux de Madagascar, qui en sont aussi dépourvus. Source : MNHN, Paris MORPHOLOGIE DE L’iLE 13 Il faut relever un autre trait caractéristique du récif : l'absence presque complète d’herbier à Phanérogames. Il n’existe un maigre herbier que dans la partie orientale de l’exutoire du lagon. Quelques taches peuvent être aussi relevées sur la plature nord, entre la Station Météorologique et cet exutoire. Ailleurs, dans l’Ouest et le Sud, la nature rocheuse de la plate¬ forme de basse mer n’offre nulle part de possibilités d’installation pour un herbier. Cette absence d’herbier à Phanérogames est habituelle sur les récifs océaniques. Même lorsqu’existe un substratum sableux convenable, la pauvreté en humus constitue un élément défavorable à leur installation. Il apparaît nettement à Madagascar que les plus beaux herbiers sont localisés non loin de l’embouchure des grands fleuves (herbiers du grand récif de Tuléar et de la région de Morombe; herbiers du littoral nord-ouest, etc.), qui apportent à la mer une abondance de sédiments fins et d’humus. De telles conditions ne peuvent exister, naturellement, sur les récifs océaniques. 2) Les dunes Les plus belles dunes s’observent dans la partie ouest et nord-ouest de l’ile, mais même ici la largeur de la bordure dunaire ne dépasse pas 1 km de largeur. Il s’agit de formes paraboliques, d’orientation sud-ouest-nord- est, assez bien développées. Dans le Sud de l’ile, il existe aussi quelques belles dunes qui doivent dépasser une dizaine de mètres de hauteur. Dans le Nord, en face de la Station Météorologique, le cordon dunaire n’a qu’une cinquantaine de mètres de largeur. Dans d’autres secteurs, en particulier de l’Est de l’ile, il cesse complètement d’exister. Il semble que l’existence d’un ressaut de corail mort dans la partie supérieure de l’estran soit l’obstacle principal à l’alimentation en sable des dunes. C’est effectivement là où ce ressaut s’interrompt, laissant la place à des plages, que l’on voit se développer le mieux les phénomènes dunaires. 3) La flèche à crochets de la pointe nord-est (figure 4) Du côté nord-est, le « lagon » n’est isolé de la mer que par une étroite bande de terrain constituée par une levée de tempête et par quelques dunes. C’est en cet endroit isolé que se trouvent les plus belles rockeries de Sternes. La levée de tempête, qui repose sur la dalle de calcaire corallien ancien, se recourbe sur la rive orientale de l’exutoire du « lagon » en une magnifique flèche à crochets multiples de galets et de gros gravier corallien. Le dernier de ces crochets date du cyclone de mars 1964, et s’avance de 40 mètres environ par rapport au précédent. Il est d’un blanc éblouissant, alors que le matériel des crochets plus anciens est déjà devenu grisâtre. III. — LE KARST L'ancienneté des calcaires coralliens qui affleurent à l’intérieur de l’ile est attestée, d’une part, par l’existence d’une croûte zonée, qui se disloque actuellement en dalles sous l’action de la végétation, d’autre part, par une Source : MNHN, Paris 14 RENÉ BATTISTINI karstification générale donnant une topographie très lapiazée largement développée tout autour de la plaine centrale. Des sols gris sableux recouvrent le calcaire en particulier dans le Nord de l’île. Le degré d’évolution des sols et de la karstification nous portent à considérer cet ancien récif comme plus ancien que le Flandrien, et à l’assi¬ miler au Karimbolien (1), que l’on trouve d’ailleurs à la même altitude relative dans l’extrême Sud de Madagascar. Le plateau karstifié de calcaire corallien est défoncé en plusieurs endroits par de grandes mares à parois en encorbellement, dont la profondeur dépend du niveau moyen en chaque endroit de la nappe phréatique. Une telle mare, longue d’environ 400 m, et encaissée de 50 centimètres à un mètre, existe à 200 m à l’Ouest de la station météorologique. Son fond est rempli par une boue noirâtre couverte par endroits par des touffes dArthrocnemum. D’autres mares plus encaissées existent dans le Sud de l’île. Celle que nous avons reproduite sur la coupe de la figure 2 mesure une centaine de mètres de longueur avec des parois de 2 m de hauteur. En son milieu demeurent de spectaculaires roches champignons. Une autre, plus à l’Ouest, est décrite par R. Pauuan. Le niveau de ces mares, dont l’eau est jaunâtre, est variable avec la marée, ce qui prouve une communication karstique avec la mer. L’existence de poissons de mer comme le mulet dans certaines d’entre elles est une autre preuve de cette communication. Un petit aven, non loin de la bordure sud de la mangrove (voir le croquis général), souligné par un bouquet dense de Rhizophora, montre que ce réseau karstique descend jusqu’à au moins 5 m au-dessous du niveau moyen de la nappe. Il semble que l’on ait là la preuve que la karstification s’est produite à un moment où le niveau marin était inférieur au niveau marin actuel. Il est logique de penser que le karst a commencé à se former dès le retrait de la mer karimbolienne, et durant tout le temps de la régression préflan¬ drienne. IV. — LA PARTIE CENTRALE DE L’ILE Deux observations fondamentales permettent de se faire une opinion sur la genèse de l’île et d’interpréter l’actuel « lagon ». La première à trait à l’extrême minceur du recouvrement de boues actuelles (lagon et mangrove), ou récentes (plaine intérieure). Partout le substratum calcaire est à faible profondeur, ou même affleure. Nous n’avons pu, en beaucoup d’endroits du lagon, recueillir de sédiment, pour la bonne raison que le fond était constitué par la roche en place, géné¬ ralement parfaitement lisse, affleurant sur de grandes étendues. Les bords des chenaux de la mangrove sont constitués par une boue blanche calcaire molle, mais leur fond par ce même calcaire, ce qui donne aux boues actuelles une épaisseur jamais supérieure, semble-t-il, à 1,5 m. Dans le lagon, et au milieu de la mangrove, demeurent des îlots calcaires ou des roches cham¬ pignons qui dominent de 1,5 m à 2 m ce substratum rocheux général. Les sédiments récents de la plaine centrale recouvrent de même en une mince pellicule les calcaires, qui affleurent sur la bordure de la mangrove, (1) Équivalent probable de l'Ouljien du Maghreb. Source : MNHN, Paris MORPHOLOGIE l’ile 15 Fio. 5. — Croquis schématique montrant la position relative de la surface kars- ti fiée, des boues récentes, des boues molles actuelles, et du fond rocheux lisse des chenaux de la mangrove et du « lagon ». Le petit aven représenté est celui de la bordure méri¬ dionale de la mangrove, localisé sur le croquis général, et dont il est question dans le texte. 1 : boues récentes de la plaine intérieure, légèrement surélevées; 2 : boues molles actuelles de la mangrove; 3 : calcaire ancien. donnant un petit ressaut à encorbellement de quelques dizaines de centi¬ mètres de hauteur, ainsi qu’en différents endroits au milieu même de la plaine. La seconde observation a trait à la nature même de ces calcaires qui affleurent dans la partie centrale de l’ile. On n’y trouve qu’exceptionnel- lement des têtes de corail en place ou même des débris coralliens de taille notable. Il s’agit le plus souvent d’un calcaire à grain très fin, qui pourrait bien correspondre à la consolidation d’anciennes boues calcaires, très différent donc du calcaire corallien du pourtour de l’ile. On est donc amené à penser que ces calcaires à grain fin de la partie centrale de l’île correspondent à la pétrification de boues calcaires d’un ancien lagon karimbolien plus étendu, ceinturé par un récif annulaire plus large au Nord-Ouest, relativement étroit au contraire au Sud et à l’Est. La morphologie de l’île actuelle s’est probablement calquée sur cette ancienne morphologie karimbolienne. Il est vraisemblable que la trans¬ gression flandrienne a utilisé l’ancien exutoire karimbolien pour envahir la partie centrale, originellement légèrement en creux, de l’ancien atoll karimbolien. 1) Le grand lagon et sa mangrove Il couvre une superficie d’environ 8 km*, soit à peu près le tiers de la superficie totale de l’île. Sur ces 8 km*, 4 sont couverts par la mangrove développée surtout au fond du lagon (sur une largeur de 1 à 1,5 km) et dans sa partie orientale. Un très beau réseau de chenaux hiérarchisés, dont on ne peut malheureusement donner aucune représentation valable sans photographies aériennes verticales, dessert cette mangrove. L’exutoire, large de 700 m, s’ouvre au Nord, mais au lieu de s’appro¬ fondir dans le goulet de sortie, les fonds remontent, de telle sorte que cette partie s’assèche à basse mer, alors qu’il demeure encore un peu d’eau au centre du lagon. Le courant le plus fort au jusant s’observe tout contre Source : MNHN, Paris 16 RENÉ BATTISTINI Fio. 6. — Les différentes phases de l’évolution morphologique de l’ilc Europa. I : construction d'un atoll à lagon tris peu profond au Karimbolien; II : abais¬ sement du niveau marin et karstification durant la régression préflandrienne; III : enva¬ hissement de l’ancien lagon au Flandrien jusqu’à un niveau légèrement supérieur au niveau marin actuel. Dépôt des boues récentes de la plaine centrale. Début d’individuali¬ sation de la plate-forme externe de basse mer, par érosion du calcaire corallien ancien ; IV : état actuel. Recreusement du lagon à un niveau légèrement inférieur à celui du stade III. la (lèche à crochet et c’est en cet endroit que la plate-forme corallienne s’in¬ terrompt, ménageant une étroite passe. Contrairement à l’opinion générale, le grand lagon, pas plus d’ailleurs que le petit, ne sont actuellement en voie de réduction. Bien au contraire, il s’agrandissent progressivement du fait du recul par corrosion du micro¬ ressaut à encorbellement dans les calcaires qui constitue leur rivage. Le fait que le calcaire en place affleure au fond de certaines parties du lagon non couvertes par la mangrove laisse supposer que l’évolution se fait dans la partie centrale non dans le sens d’un colmatage, mais dans celui d’un approfondissement. La surface du plan d’eau tend aussi à augmenter par réduction progres¬ sive des ilôts résiduels et des roches champignons. 2) Le petit lagon C’est un simple diverticule du grand lagon, séparé de ce dernier par une flèche de sable qui s’appuie à quelques résidus rocheux. Il ne présente pas de surface d’eau libre, et est entièrement couvert par une mangrove Source : MNHN, Paris MORPHOLOGIE DE L’iLE 17 surtout riche en Rhizophora. Comme celui du grand lagon, son rivage est un petit ressaut de corrosion dans le calcaire corallien ancien. 3) Le problème de l’origine de la plaine intérieure Puisque les lagons sont en voie d’extension, et non de réduction, on peut se demander quelle est l’origine de la plaine intérieure. Son sol jonché de tests de Gastéropodes pourrait porter à croire à une exondation récente. En réalité ces coquilles ont été amenées là par les Pagures, qui circulent de manière étonnante sur toute son étendue, jusqu’à plus d’un kilomètre de la mer. Quelle est alors l’origine des boues récentes qui constituent la plaine ? Il peut s’agir d’une mince pellicule déposée sur le calcaire lors des inondations exceptionnelles. Mais plus vraisemblablement il s’agit de boues mises en place lors d’un ancien niveau flandrien supérieur de quelques dizaines de centimètres au niveau marin actuel et reconnu maintenant sur presque tous les rivages du monde. CONCLUSION La morphologie actuelle de l’île Europa est héritée en grande partie de la morphologie d’un ancien atoll karimbolien, exondé d’environ 3 mètres, qui comprenait une ceinture de corail vivant, et un lagon central dont les boues coralliennes ont été transformées en un calcaire à grain fin. La karstification des calcaires karimboliens a dû se faire durant la régression préfiandrienne, ce qui explique la prolongation du réseau karstique au-dessous du niveau marin actuel. La transgression flandrienne a envahi à nouveau la partie centrale, légèrement en creux, correspondant à l’ancien lagon karimbolien, proba¬ blement une première fois à un niveau légèrement supérieur au niveau marin actuel (boues récentes exondées de la plaine centrale); puis, après une légère régression, s’est constitué l’actuel lagon avec sa mangrove. Ce dernier n'est pas en voie de réduction mais, au contraire, s’agrandit par recul de la micro-falaise dans les calcaires karimboliens qui constituent son rivage. L’érosion marine flandrienne se matérialise, d’une part, du côté externe de l’île, dans le façonnement d’une plate-forme de basse mer par recul d’un ressaut à grands lapiés dans le calcaire corallien ancien; d’autre part, au centre de l’île, par l’attaque du fond consolidé de l’ancien lagon, découpé en îlots résiduels et en roches champignons. La part de la construction corallienne flandrienne est minime. Le « récif » qui ceinture l’île n’est pas un véritable récif frangeant flandrien, mais une « plate-forme de basse mer » érodée dans les calcaires coralliens anciens. Seule, la plate-forme du Nord de l’île, où il existe une vie corallienne notable, est en partie due à la construction corallienne récente. Source : MNHN, Paris BIBLIOGRAPHIE Battistini (R.), 1964. — L’Extrême Sud de Madagascar, étude géomorpho¬ logique. Thèse, Ed. Cujas. 636 p. Paris. Bosser (J.), 1952. — Note sur la végétation des îles Europa et Juan de Nova, Le Nalur. Malgache, tome IV fasc. 1. 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Voeltzkow (A.), 1904. — Berichte liber eine Reise nach Ost-Afrika zur Untersuchung der Bildung und des Aufbaues der Riffe und Inseln des westlichen Indischen Ozeans. Zeits d. Ges. /. Erdk. zu Berlin. V : Europa Insel, p. 426-451. ! Laboratoire de Géographie, Faculté des Lettres et des Sciences Humaines, Tananarive) Source : MNHN, Paris Planche I Source : MNHN, Paris Source : MNHN, Paris Planche II Côte ouest : plate-forme dans les calcaires coralliens, plage de sable et de gravier, et levée de tempête à gros blocs de corail. Source : MNHN, Paris Planche III 5. — Le micro-karst près du petit lagon; marcs à encorbellement avec palétuviers (Aoicennia). 6. — Le micro-karst près du petit lagon. Touffes d’Oyats et d ' Arthrocnemum. Source : MNHN, Paris Source : MNHN, Paris Planche IV - Le micro-karst et la bordure de la mangrove du petit lagon. - La formation à Euphorbia slenoclada à l’intérieur de l’tle à 800 mètres à i>ir„i de la Station Météorologique Source : MNHN, Paris Source : MNHN, Paris Planche V Source : MNHN, Paris Source : MNHN, Paris Planche VI 11. — La grande mare du Sud de l’Ile à rebords en encorbellement d’environ 2 mètres; au fond, la levée de tempête. Source : MNHN, Paris Source : MNHN, Paris 13 — L’entrée du petit lagon. Source : MNHN, Paris Source : MNHN, Paris RAPPORT SUCCINCT SUR LA VÉGÉTATION ET LA FLORE DE L’ILE EUROPA (1) par René CAPURON Située à environ 300 km des côtes de Madagascar, à hauteur de Morombe, l’ile Europa, de forme approximativement circulaire, est un ancien atoll, dont le centre est en majeure partie exondé et colmaté. Tout le pourtour de l’île est occupé par une étroite couronne de dunes de sables coralliens, dunes constituant les seuls reliefs de l’île. Un lagon séparé par une étroite bande de terre du rivage Est et Sud-Est, s’enfonce profondément dans la direction Sud-Ouest à l’intérieur de l’île; ce lagon en voie de colmatage, est occupé par la mangrove. Le reste de l’île, entre la ceinture de dunes et le lagon, est occupé par des sols d’origine corallienne : boues résultant d’un colmatage récent autour du lagon actuel, sols squelettiques plus anciennement exondés vers la périphérie; ce dernier type des sols a sa plus grande extension dans le Nord de l’île. A. — VÉGÉTATION La répartition des divers types de végétation rencontrés à Europa se calque sensiblement sur celle des sols. a) — Les dunes. Côté mer elles ne portent aucune végétation dans la zone battue par les plus hautes eaux; en particulier il n’y a pas de ceinture à Ipomaea pes-caprae. La végétation ne commence qu’au-dessus de cette zone et elle occupe la crête des dunes et le versant intérieur de celles-ci. Cette végétation est essentiellement arborescente ou arbustive. On y rencontre, en assez faible densité, des Filaos (Casua- rina equiselifolia), des Pisonia grandis et des Ficus marmorata; le peuplement est constitué en majeure partie par des Pemphis acidula, des Suriana maritima et, en moindre abondance, des Psiadia altissima. b) La mangrove. Elle occupe la totalité du lagon et est constituée de quatre espèces : Avicennia marina (constituant une frange plus ou moins importante sur la bordure externe du lagon, ainsi qu’au bord des chenaux), Rhizophora mucronata, Bruguiera gymnorhiza et Ceriops lagal. Le Sonneralia alba et le Lumnilzera racemosa manquent. c) - - Les zones récemment exondées constituent au centre de l’île une grande plaine occupée presque exclusivement par une prairie à Sclero- dactylon macroslachyum (dominante) et Fimbristylis sp. Des pieds épars d’ Ipomaea pes-caprae et Psiadia altissima rompent à peine l’uniformité de cette prairie. (1) La dernière mise au point sur la végétation de l’Ile Europa (avec bibliographie) est due à J. Bosser (in « Le Naturaliste Malgache », 4, p. 41-42, 1952). Source : MNHN, Paris 20 CAPURON RENÉ C Quelques zones un peu plus déprimées, inondées aux plus hautes eaux, sont occupées par des « sansouires » à Sesuoium porlulacaslrum, Arthroc- nemum indicum et Salsola lilloralis. d)—Les sols squelettiques plus anciennement exondés, souvent rocailleux par suite de l’affleurement de calcaires coralliens plus ou moins lapiazés en surface, sont surtout développés dans le Nord de l’ile. Ils portent des peuplements constitués essentiellement par des Euphorbia stenoclada ou des Pemphis acidula. Les peuplements d’Euphorbia stenoclada sont entrecoupés de nombreuses clairières. Les bouquets d’Euphorbes (souvent très belles) sont souvent denses et alors aucune végétation ne croît sous leur ombre. Les clairières sont occupées par des peuplements plus ou moins denses d’herbes ou de sous-arbrisseaux où dominent suivant les endroits Sclerodactylon macro- stachyum, Boerhavia diffusa, Plumbago aphylla, Cynanchum decaisnianum (cette Asclepiadacée, plus ou moins grimpante recouvre parfois entièrement les pieds isolés de Y Euphorbia stenoclada ou, au contraire, forme de nombreuses touffes hémisphériques lorsqu'elle manque de support), Psiadia allissima, etc. Des peuplements souvent purs, et alors difficilement franchissables, de Pemphis acidula se rencontrent ça et là. Quelques autres espèces arbores¬ centes, disséminées, se rencontrent dans l’Euphorbiaie Ficus marmorala (commun), Thespesia populnea (assez fréquent), Pisonia grandis (rare), Cordia subcordata (très rare). B. — FLORE Le total des espèces connues de l’île Europa s’élève à ce jour à 44 espèces (à ce nombre il faut ajouter 4 espèces cultivées autour du Poste météoro¬ logique). Ce très petit nombre s’explique par l’origine récente du peuplement végétal. Encore, dans ces quarante-quatre espèces, incluons-nous quelques espèces d’introduction manifestement très récente et qui sont encore loca¬ lisées autour des lieux occupés par l’homme (Euphorbia pilosa, Triantherna pentandra, Dadylodenium sp.). Nous reviendrons plus tard sur l’aire de répartition des espèces qui ont colonisé Europa. Disons simplement ici que la majorité d’entre elles sont soit des espèces pantropicales, soit des espèces qui se rencontrent dans les pays baignés par l’Océan Indien. Une douzaine d’autres sont propres à Madagascar et aux petites îles qui l’avoisinent. Une autre espèce enfin (Phyllanthus longifolius, peut être simple forme du P. maderaspalensis à large répartition) n’est connue que des Mascareignes, d’Europa et de Juan de Nova. Source : MNHN, Paris CONCLUSION D’origine récente et à sols tous d’origine corallienne l’île Europa porte une végétation constituée d’un faible nombre d’espèces. Néanmoins les types de végétation y sont assez variés, en relation avec la plus ou [moins grande ancienneté d’exondation des sols. L’homme, par suite des grandes difficultés d’installation dans cette île peu accueillante (manque d’eau douce, moustiques innombrables), n’a pratiquement pas modifié l’aspect naturel du tapis végétal (en dehors de plantations de sisal qui, manifestement, n’ont aucune tendance à s’étendre). Aussi serait-il intéressant de protéger inté¬ gralement la flore et la faune de cet îlot de façon à pouvoir suivre son évolution naturelle. (Centre Technique Forestier Tropical, Tananarive) Source : MNHN, Paris Source : MNHN, Paris OISEAUX ET MAMMIFÈRES DE L'ILE EUROPA par Pierre MALZY Au cours d’une mission scientifique à l'île Europa, effectuée sous l’égide de l’Université de Madagascar, du 6 au 13 avril 1964, il nous a été donné d’observer et de collecter un certain nombre d’Oiseaux et de Mammifères. L’île Europa, possession française située dans le canal de Mozambique, dépend administrativement de l’île de la Réunion. Elle est située à la même latitude que Morombe sur la côte malgache, à une distance de 190 milles marins de Tuléar. C’est un atoll, d’une superficie approxima¬ tive de 20 à 25 km 2 dont un tiers environ est occupé par un lagon. Elle aurait été découverte au cours du xvi e siècle, mais ne fut reconnue avec certitude que le 24 décembre 1774 par le bâtiment anglais « Europa » dont elle porte le nom. Malgré des conditions d’existence assez pénibles, l’île a été fréquentée par des pêcheurs, par des colons comme en témoignent les vestiges encore en place : ruines, tombes, plantations de sisal. Les premières observations scientifiques ont été faites par le naturaliste allemand Voeltzkow, en 1903. Depuis cette date les courtes escales de Petit, Perrier de la Bathie, Poisson, R. Paulian, Milon, ont permis une connaissance assez complète de la faune et de la flore de l’île. OISEAUX En ce qui concerne les Oiseaux, nous avons pu faire les observations suivantes : 1) Fregata minor (Fregatidae). Grande Frégate. Lors de notre séjour, les oiseaux sont nombreux, mais répartis sur toute l’île. Ils ne se groupent, de jour, que pour capturer les jeunes tortues marines (Chelonia mydas) lors de leur éclosion. Les mâles étaient en parade nuptiale : gorge rouge gonflée. Nous n’avons pas observé de nids, de jeunes. 2) Phaeton rubricauda (Phaëtontidae). Phaëton à brins rouges : " Pailles-en-queue rouges ». Nous avons observé, en avril, des adultes (mâles et femelles) en couvaison, des jeunes. Les mâles sont porteurs de deux rectrices médianes, étroites et effilées, de coloration rouge. Les rectrices médianes des femelles, rouges également, paraissent beaucoup plus courtes. Le bec est rouge. Les jeunes, proportionnellement d’assez forte taille, ont un plumage strié noir et blanc. Les nids sont établis au sol, sous un couvert arbustif dense. Les pontes sont d’un seul œuf. La couvaison et la nourriture du jeune semblent être assurés alternativement par le mâle et par la femelle. Les mensurations, prises sur un mâle, sont les suivantes : Longueur (rectrices comprises). 834 mm Aile. 343 mm Bec. 63 mm Tarse. 40 mm Source : MNHN, Paris 24 PIERRE MAL/.Y 3) Phaeton lepturus (Phaëtontidae). Phaëton à bec jaune : « Pailles- en-queue blanches ». Ces oiseaux sont, en avril, moins nombreux à Europa que les Phaëtons à brins rouges. Les vols paraissent avoir lieu par couples, mais nous n’avons observé ni œufs, ni poussins. Les mâles sont porteurs de deux rectrices médianes longues, plus larges que celles de Phaeton rubricauda et de couleur jaune. 4) Sula sula (Sulidae). Fou à pieds rouges. Les Fous, peu nombreux en avril paraissent vivre par couples. Nous n'avons observé ni œufs, ni poussins. Nous donnons la description d’une femelle capturée : tête et cou gris clair, dos et ailes gris foncé, grandes rémiges noires, partie postérieure du dos, queue, ventre, blancs. Poitrine blanche barrée d’une transversale gris clair. Bec bleu pâle à base rose. Iris brun foncé. Pattes rouges. Mensurations : Longueur.710 mm Aile. 380 mm Bec. 85 mm Tarse. 35 mm 5) Sterna fuscata nubilosa (Laridae). Sterne fuligineuse. En avril 1964, à l’époque de notre passage à l'ÎIe Europa, nous avons été frappé par la présence d’un vol considérable de plusieurs milliers d’oiseaux, se déplaçant à assez grande hauteur en une immense ronde et en poussanl des cris aigus. Ce vol se tenait dans la partie Sud de l’ÎIe, à proximité de la piste d'aviation. Nous avons pu l’observer pendant plusieurs jours (du 6 au 13-4-1964). Il s’agissait, pensons-nous, d’un vol de regroupement et d’entraînement pour les jeunes de l’année, avant le départ pour une desti¬ nation qui nous est inconnue. Lors d’une précédente mission à l'ile Juan de Nova, en février 1964, il nous avait été précisé que les Sternes fuligineuses dont les poussins étaient en très grand nombre à cette époque (15 au 17-2-1964), arrivaient dans l’île vers le 15 novembre et que tous les oiseaux, jeunes et adultes, étaient repartis au 15 avril. Il semble bien que le processus soit le même à l’île Europa. Des reproductions de Sterna fuscata nubilosa ont été précédemment signalées de : Maldives, Seychelles, Agalegas, Aldabra, Laccadives (Watson). M. Stevens, cinéaste, spécialiste de la plongée sous-marine, a séjourné à Europa au mois d’août. A cette époque de l’année, il a observé dans la partie Sud-Ouest de l’île de très nombreux oiseaux du genre Sterna en période de reproduction; présence d’adultes, de poussins, d’œufs. Il s’agit sans doute de la Sterne antarctique (Sterna anæthetus an tard ica) dont les repro¬ ductions ont déjà été signalées sur plusieurs îles de l’Océan Indien. 6) Egretta alba (Ardeidae). Grande Aigrette. Un seul oiseau de cette espèce a été observé, en plumage d’éclipse (bec jaune, pattes noires), à proximité de la Station Météorologique, dans un petit lagon en communication souterraine avec la mer. Source : MNHN, Paris OISEAUX ET MAMMIFÈRES 25 7) Egretta dimorpha (Ardeidae). Aigrette dimorphe. Les deux formes de l’Aigrette dimorphe (forme blanche — forme sombre) existent, en proportions égales, à l'ile Europa. Les oiseaux sont observés par bandes de 4 ou 5 au maximum, sur les plages et, particuliè¬ rement, sur le platier, à basse mer, ou ils paraissent trouver un ravitaillement alimentaire abondant. Les deux formes vivent ensemble, mais n’existent pas en grand nombre. 8) Phoenicopterus ruber antiquorum (Phoenicopteridae). Flamant rose. Une troupe de 7 grands Flamants a été observée, posée et en vol, dans la partie Sud du grand Lagon. Nous n’avons pas relevé de traces de nidifications et les dépôts d’éléments coralliaires fins ne semblent pas convenir à l’édification des nids. 9) Squatarola squatarola (Charadriidae). Pluvier gris. Un seul oiseau (jeune mâle) a été observé et tué à proximité de la Station Météorologique, dans le petit lagon, à basse mer. Le Pluvier gris est un limicole migrateur rencontré assez fréquemment, en plumage d’hiver sur les côtes Nord et. Sud-Ouest de Madagascar, durant l’hiver boréal (J. Delacour). D’après A. Milne Edwards et A. Grandidier, on le ren¬ contre sur toutes les côtes de l’île, toujours en plumage d’éclipse, d’octobre à mars. En dehors de Madagascar, ce migrateur a été signalé des Chagos, Cargados Carajos, Maurice, Seychelles, Amirantes, Providence et Comores (Watson). 10) Charadrius hiaticula (Charadriidae). Pluvier à collier. Le Pluvier à collier est un limicole migrateur se reproduisant en régions paléarctiques. Il a été rencontré pendant l’hiver boréal, en plumage d’hiver et pour la première fois par la mission anglo-franco-américaine (1929-1931) dans l’Ouest de Madagascar (J. Delacour). Il a été signalé des Iles Maldives et des Comores (Watson). Nous l’avons observé, en bandes de 7 à 8 Oiseaux, dans le lagon à proximité de la Station Météorologique. Ce sont des Oiseaux farouches, difficiles à approcher. 11) Arenaria interpres (Charadriidae). Tournepierre. Ces limicoles, migrateurs paléarctiques, ont été observés assez fréquem¬ ment sur les plages de l’île Europa, au niveau des laisses de haute mer où ils recherchent leur nourriture. Ils vivent en! bandes d’une dizaine d’oiseaux. Dérangés, ils se déplacent en criant et en volant au ras du sol. Le tournepierre est commun sur les côtes de Madagascar pendant l’été austral. Il a également été signalé de Maurice, La Réunion, Seychelles, Comores (Watson). 12) Numenius phaeopus (Scolopacidae). Courlis corlieu. Ce migrateur qui se reproduit dans l’hémisphère boréal est présent dans l’hémisphère Sud durant l'été austral. Nous l’avons rencontré sur tous les rivages de l’ile Europa où il est relativement fréquent mais, le plus souvent, isolé. C’est un oiseau craintif, difficile à approcher, et dont le cri d'alerte fait fuir les autres oiseaux. Source : MNHN, Paris 26 PIERRE MALZY Des courlis corlieu ont été observés à Maurice, La Réunion, Seychelles. Comores (Watson). 13) Corvus albus (Corvidae). Corbeau pie ou Corbeau à plastron blanc. Une bande comprenant 10 à 15 corbeaux vit en permanence à proximité de la Station Météorologique. Elle semble participer au service de la voirie... On rencontre ce corbeau à Madagascar, dans toute l’île. Il existe éga¬ lement sur le continent africain. Sa présence a été signalée des Comores, d’Aldabra. 14) Zosterops voeltzkowi. (Zosteropidae). Zosterops de Voeltzkow. C’est le seul petit Passereau observé à l’île Europa. Il y a été signalé pour la première fois par Voeltzkow, naturaliste allemand, en 1903. Ce serait, d’après R. Paulian, un vicarianl de l’espèce malgache : Z.oslerops maderaspatana. Ce sont des oiseaux assez familiers, se déplaçant par petits groupes de 1 à 5 individus ou par couples. Ils fréquentent, de préférence, la zone boisée qui entoure la Station Météorologique, au Nord-Ouest de l’île. Nous n’avons pas observé de nids. La présence d’un rapace nocturne de petite taille (20 à 25 cm de haut) nous a été signalée par les Météorologistes Réunionnais en service à l’île Europa. Nous n'avons pu, personnellement, l’observer. En 1860, Roziers, colon à Tuléar, avait introduit des poules domes¬ tiques, en même temps que des chèvres et des lapins. Elles se sont maintenues très longtemps. Enl 1948, R. Paulian signalait leur aspect uniforme brun, chiné et leur faculté de voler. Elles existaient encore, paraît-il, en 1959. Ces Gallinacés, comme les lapins, semblent avoir complètement disparu, victimes sans doute de la prolifération des rats, particulièrement abondants à l’île Europa. Ces observations sur la faune avienne de l’île Europa sont fragmentaires et très incomplètes. Il serait nécessaire de pouvoir faire des observations plus nombreuses au cours de l’année, surtout aux périodes de changement de saison pour y relever les passages de migrateurs. MAMMIFÈRES Des chèvres, de robe uniformément noire, vivent dans l'ile à l'état sauvage. La capture d’un chevreau entièrement blanc, vraisemblablement albinos, nous a été signalée par les agents Réunionnais du Service Météoro¬ logique. Ces chèvres auraient été introduites à Europa vers 1860, par Roziers. On peut estimer le troupeau actuel entre 150 et 200 têtes. Il est à noter qu’en dehors des mares temporaires dues aux pluies, l’île n’offre aucune ressource connue en eau douce. Peut-être les Salsolacées, abondantes, suffisent-elles au besoin d’abreuvement des chèvres. Source : MNHN, Paris OISEAUX ET MAMMIFÈRES 27 L’introduction de lapins à Europa daterait de 1860 également. Ils n’ont pas été signalés par G. Petit en 1921, mais ont été observés par Ph. Milon en 1948. Ils existaient encore, d’après un employé Malgache de la Station Météorologique en 1959. Au cours des 7 jours passés dans l’île, il ne nous a pas été donné d’en voir, ni d’en observer les traces. Cette absence est confirmée par les Météorologistes Réunionnais résidant dans l’île. Leur disparition, relativement récente, peut être imputable à l’abondance des rats. Les rats sont excessivement nombreux sur l’île. Ce sont des bêtes de forte taille, à queue longue, à pelage roussâtre ou gris. Nous avons pu capturer au piège, de nuit, 5 de ces animaux, mâles uniquement, tous uniformément gris, alors que des femelles provenant de captures antérieures étaient de teinte rousse. Ces Rongeurs ont été déterminés par M. Francis Petter, du Laboratoire de Mammalogie du Muséum de Paris, comme étant Rallus rattus. Les rats capturés présentaient un excellent état d’entretien. Les contenus stomacaux étaient constitués d'insectes et de pousses d’Euphorbia sleno- clada. Aucun ectoparasite n’a été observé. La présence des rats dans l’île est signalée par G. Petit (1921) et R. Paulian (1948). Il faut aussi mentionner la présence de 3 ânes (1 $ âgée — 2 jeunes J) vivant en semi-liberté et venant boire à la Station Météorologique (eaux de pluie récoltées dans une citerne). Ils permettent les transports par char¬ rette entre la Station et la piste d’aviation distantes d’environ 5 km. Ainsi, tous les Mammifères existant actuellement dans l’île ont été introduits, sciemment ou incidemment. Quoi qu’il en soit, ne serait-ce que pour les Oiseaux, l’île Europa présente un grand intérêt biologique et devrait être strictement protégée, son isolement naturel, son peu d’importance au point de vue économique devraient pouvoir le permettre. (O.R.S.T.O.M., Tananarivr). Source : MNHN, Paris Source : MNHN, Paris NOTE SUR LES REPTILES TERRESTRES RÉCOLTÉS A EUROPA EN AVRIL 1964 par Edouard R. BRYGOO A. RÉCOLTES (1) a) Scincidae 1. Mabuya comorensis (Peters, 1854) infralineata Boettger, 1913. Le plus grand des lézards observés, court surtout au sol, mais peut se rencontrer sur les troncs d’arbres. Quatre spécimens récoltés, le plus grand mesure 220 mm dont 70 pour la tête et le tronc (2). 2. Ablepharus boulonii (Desjardin, 1831). Le plus abondant des lézards, rencontré partout, depuis le bord de mer jusqu’au centre de l’île, au sol ou sur les arbres. Très actif, de petite taille, se reconnaît par une livrée bleue, noire et blanche en lignes longitu¬ dinales. Deux formes ont été observées. La plus abondante dont nous avons 11 spécimens, correspond à la sous-espèce propre à Europa, A. boulonii bitaenialus Boettger, 1893. L’exemplaire le plus long, avec une queue régénérée, mesure 80 mm dont 40 pour la tête et le corps (3). L’autre forme, plus rare, puisque nous n’en avons que trois spécimens, fut récoltée au Sud-Est de l’île. Le plus grand des exemplaires mesure 90 mm dont 35 pour la tête et le corps. Dans la forme typique on observe quatre bandes longitudinales noires bien nettes. Les deux externes partent de la nasale et se prolongent sur les côtés de la queue; les deux lignes internes commencent aux sus-orbitaires et se terminent en une bande noire unique au-dessus de la queue. Ces quatre lignes noires délimitent deux bandes claires latérales, d’un blanc franc, ou d’un blanc bleuté, et une ligne médiane plus terne. Dans la seconde forme les deux lignes noires internes sont beaucoup moins marquées et la ligne médiane, terne, est beaucoup plus importante. Monsieur J. Guibé (in litteris) estime que la différence de coloration entre dans la variabilité de la sous-espèce. (t) En juin 1962 nous avons examiné quatre Lézards capturés à notre demande sur l'ile Europa par notre confrère et ami M. André, de l’tle de la Réunion. Il s’agissait de trois M. comorensis infralineata et de un A. boulonii bitaenialus. (2) Spécimens déposés au Muséum national d’histoire naturelle à Paris, sous les »”• 1964-68 à 1964-70. (3) Spécimens déposés au Muséum national d’histoire naturelle à Paris, sous les n-' 1964-56 à 1964-67. Source : MNHN, Paris 30 ÉDOUARD BRYGOO b) Geckonidae 3. Lygodaclylus verticillatus Mocquard, 1895 (4). Forme petite, grise, observée sur le tronc des Euphorbes. Se caractérise par sa pupille ronde, et sa tête petite. Quatre spécimens recueillis, le plus grand dont la queue est régénérée, mesure 47 mm dont 23 pour la tête et le corps. 4. Hemidaclylus gardineri Boulenger. Forme abondante sous les écorces, présente dans la maison d’habitation. Se caractérise par une pupille verticale et une tête triangulaire assez impor¬ tante. Grandes variations de coloration sur le vivant. Neuf spécimens furent recueillis. Le plus grand mesure 83 mm dont 40 pour la tête et le corps (5). B. - REMARQUES 1. Description Les trois espèces ou sous-espèces Mabuya comorensis infralineala, Ablepharus boutonil bitaeniatus et Lygodaclylus uerticillalus ont toutes trois été récoltées pour la première fois par A. Voei.tzkow au cours de son voyage dans l’Océan Indien occidental (1903-1905). M. comorensis infralineala a été ensuite ramassé par G. Petit (1923 ?). R. Paulian (1950) nota la présence des deux autres espèces. Il est par contre remarquable qu 'Hemidaclylus gardineri actuellement très abondant, n’ait pas encore été signalé. 2. Répartition géographique — Ablepharus boulonii est une espèce de vaste répartition connue de l’Est de l’Afrique et de Madagascar à la Polynésie, mais pour laquelle R. Mertens (1931) a décrit trente et une races géographiques. - A. b. bilaenialus est endémique de l’île Europa. - Mabuya comorensis est connue de l’Est de l’Afrique et des Comores la sous-espèce infralineala est endémique pour Europa. L’espèce type est inconnue de Madagascar. — Lygodaclylus verlicillatus n’est connu que de Madagascar (Sud-Est, Sud et Sud-Ouest) et de l’île Europa. — Hemidaclylus gardineri est connu de la région orientale africaine : côtes du Kenya et du Mozambique, îles Pemba, Seychelles, Aldabra, Maurice. D’après Loveridge (1947) on la connaît également de Madagascar (Majunga, Tamatave) (6). (4) G. Pasteur vient de donner une étude détaillée de 12 Lygodaclylus verlicillatus rapportés par A. Voeltzkow d'Europa (in Recherches sur l’évolution des Lygodac- tyles, lézards afro-malgaches actuels, Trav. Inst, scient, chérif., Zoo!. 29, 1964). Ces animaux sont à peine distincts des L. verlicillatus de Madagascar. (5) Spécimens déposés au Muséum national d’histoire naturelle à Paris et enre¬ gistrés sous les n°’ 1964-71 à 1964-78. Nous avions d'abord rapporté, cette espèce à II. fre- nalus Scui.eoel. Monsieur J. Gumft fin lilleris) a bien voulu rectifier notre Identification. (0) J. GuiBé, in lilleris. Source : MNHN, Paris REPTILES TERRESTRES 31 Les quatre espèces identifiées nous donnent : — une espèce (H. gardineri) de large répartition, sans variation subspécifique; Répartition géographique “ P *C“ Mada¬ gascar Océan Indien Afrique Europa Comores Autres localisa¬ tions H. gardineri . + + + + + A. boutunii . + + s. sp. bitaeniatus + + + M. comorensis . + s. sp. in/ralineuta 0 0 L. verlicillatus . 0 + + 0 — une espèce (A. boulonii) d'aussi large répartition que la précédente mais avec une importante différentiation subspécifique qui donne pour Europa un type spécial; — une espèce (M. comorensis) africaine et comorienne représentée par une sous-espèce endémique; — une espèce (L. verlicillatus) connue seulement de Madagascar. 3. Faunistique Les Lézards sont, semble-t-il, les seuls Reptiles terrestres d’Europa (nous n’avons pas observé d’Ophidien). Mais ils sont très abondants et la présence, sur une superficie restreinte, de quatre types distincts, dont deux ont la valeur de sous-espèces, est remarquable. Cette pullulation est en relation d’une part avec une très abondante faune d’insectes et d’autre part avec l’absence probable de prédateurs se nourrissant de Lézards. Les variations subspécifiques matérialisent pour les Scincidae une occupation déjà ancienne. On sait que l’on admet la possibilité du transport par l’homme de certains Geckonidae. RÉSUMÉ Nous avons retrouvé les trois espèces de Lézards déjà connues d’Europa : les deux sous-espèces endémiques propres à l’île : Mabuya comorensis infra- lineata Boettger et Ablepharus boulonii bitaenialus Boettger et l’espèce malgache Lygodaclglus verlicillatus Mocquard. Nous y avons également observé pour la première fois Hemidactylus gardineri Boulenger, espèce de vaste répartition dans la région occidentale de l’Océan Indien et actuel¬ lement bien représentée sur File. (Institut Pasteur de Madagascar, Tananarive). Source : MNHN, Paris Source : MNHN, Paris POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS RÉCOLTÉS A L'ILE EUROPA du 6 au 24 avril 1964 par Louis A. MAUGÉ SOMMAIRE I. — Introduction. 35 II. — Remarques biogéographiques. 36 III. — Étude systématique. 48 Liste des espèces. 48 SELACHII Pleurotremata. Carcharhinidae . 51 TELEOSTEI Synodontidae . 51 Tylosuridae . 52 Holocenlridae . 52 Bothidae . 54 Syngnathidae . 54 Cirrhilidae . 55 Theraponidae . 56 Priacanlhidae . 56 Duleidae . 56 Serranidae . 57 Anthiidae . 60 Apogonidae . 61 Carangidae . 62 Mullidae . 63 Pomacanthidae . 64 Chaelodonlidae . 64 Acanlhuridae . 66 Leiognathidae . 72 Gerridae . 72 Pempheridae . 72 Pentapodidae . 73 Lutianidae . 73 Caesiodidae . 76 Source : MNHN, Paris 34 LOUIS A. MAUGÉ Plectorhynchidae . 76 Lethrinidae . 76 Pomacentridae . 76 Labridae . 82 Callyodontidae . 86 Sphyraenidae . 88 Gobiidae . 88 Eleolridae . 88 Echeneidae . 88 Salariidae . 89 Carapidae . 89 Scorpaenidae . 90 Moringuidae . 90 Congridae . 91 Muraenidae . 91 Monacanthidae . 94 Balistidae . 94 Oslraciontidae . 95 IV. — Résumé . 96 V. — Bibliographie. 97 Source : MNHN, Paris INTRODUCTION La liste des Poissons que nous présentons ici est le résultat préliminaire des collectes effectuées, du 6 au 24 avril 1964, à l’île Europa, au cours de la Mission Scientifique de l’Université de Madagascar. Les moyens utilisés pour les récoltes ont été des plus divers : Senne de rivage. — Son emploi a été limité aux herbiers et plages du grand lagon du fait des multiples irrégularités du platier récifal. Tramails. — Emploi très limité, les nappes étant très rapidement lacérées par les requins. Nasses. — Emploi également très limité du fait de leur destruction rapide par de grands Serranidae. Empoisonnements. — Ils ont été effectués, à marée basse, sur le platier récifal. Nous avons utilisé un produit industriel ayant une teneur en roté- none de 5 %. Explosifs. — Les explosifs ont été utilisés sur les fonds de 10 à 15 mètres. L’emploi de charges faibles, mises à feu électriquement, a permis de réduire considérablement les dommages causés au substrat par ce mode de collecte. Pour cela les charges ont été maintenues entre deux eaux aux environs du tiers inférieur de la colonne d’eau et à une distance minimum de 3 mètres des formations madréporiques. Les récoltes ont été effectuées à la main en scaphandre autonome. Nous avons parfois, lors de ces récoltes, été concur¬ rencés par un grand Epinephelus tukula. Nous avons récolté 152 espèces se répartissant comme suit : SELACHII Carcharhinidae . 2 espèces TELEOSTEI Synodonlidae . 2 — Tylosuridae . 1 — Holocentridae . 6 — Bothidae . 1 — Syngnalhidae . 1 — Cirrhitidae . 3 — Theraponidae . 1 — Priacanthidae . 1 — Duleidae . 1 — Serranidae . 13 — Anlhiidae . 1 — Apogonidae . 3 — Carangidae . 3 — Mullidae . 4 — Pomacanthidae . 1 — Chaetodontidae . 8 — Acanthuridae . 8 — Leiognathidae . 1 — Gerridae . 1 _ Source : MNHN, Paris 36 LOUIS A. MAUGÉ Pempheridae . 1 — Pentapodidae . 1 — Lulianidae . 9 — Caesiodidae . 1 — Pleclorhynchidae . 1 — Lethrinidae . 1 — Pomacentridae . 19 — Labridae . 15 — Callyodontidae . 10 — Sphyraenidae . 1 — Gobiidae . 1 — Eleotridae . 1 — Echeneidae . 1 — Salariidae . 4 — Carapidae . 1 — Scorpaenidae . 3 — Moringuidae . 2 — Congridae . 1 — Muraenidae . 11 — Monacanlhidae . 1 — Balislidae . 4 — Oslracionlidae . 1 — L’étude du matériel récolté ne peut être considérée comme terminée. Certaines formes jeunes n’ont pu être rapprochées d’espèces connues faute de stades intermédiaires. Il en est ainsi pour des Poissons appartenant aux famille des Acanthuridae, Blenniidae, Eleotridae, Gobiidae, Labridae, Moringuidae, Pomacanthidae. Par ailleurs certaines de nos déterminations n’ont été effectuées qu’avec beaucoup d’hésitations. Ceci est lié d’une part à l’insulbsance de notre documentation, d’autre part au fait qu’il ne nous a pas été possible de comparer nos spécimens avec ceux conservés dans les Muséums. Ceci est le cas pour certains Acanthuridae. Il nous a fallu faire un choix d’un ordre systématique. Il nous a fallu également choisir entre certaines appellations spécifiques. En règle générale nous avons adopté les positions prises par J. L. B. Smith. Les ouvrages de cet auteur constituent certainement la contribution la plus récente et la plus complète à la connaissance de la faune ichtyologique de cette partie de l’Océan Indien. Nous étions de ce fait conduits à le citer souvent. La discussion de certaines positions prises par cet auteur nous a paru devoir dépasser le cadre de la présente note. II. REMARQUES BIOGÉOGRAPHIQUES Il n'existe pas, à notre connaissance, de liste récapitulative des Poissons de l’ile Europa. Il importait, ne serait-ce que pour connaître nos propres résultats, de tenter d’en établir une. Outre la note de 1952, spécialement consacrée à la faune marine de l’île et qui contient une série de listes de Sélaciens et de Téléostéens, l’ensemble Source : MNHN, Paris POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS 37 des publications que Fourmanoir a consacré à cette partie de l’Océan Indien depuis 1957 (1957, 1961, 1963) est présenté comme un inventaire de la faune des Poissons de la côte Ouest de Madagascar et des îles du canal de Mozambique. Dans ce très important ensemble apparaissent de multiples observations ou notes qui constituent ou peuvent constituer des compléments ou des rectificatifs aux listes initiales de 1952. La tentative d’établissement d’une liste récapitulative, du fait du travail de synthèse qu’elle implique, comporte nécessairement une part d’arbitraire. Nous croyons utile de résumer sommairement les problèmes qui se sont présentés et d’indiquer les solutions que nous avons cru pouvoir leur donner. La note de Fourmanoir de 1952 comporte une « liste des poissons observés dans les eaux d’Europa ». Cette liste comprend 85 espèces (Séla¬ ciens : 3, Téléostéens : 82). Elle comprend également 16 espèces déterminées au genre seulement. Cette liste ne reprend pas 5 espèces mentionnées dans le texte. Ce sont par ordre alphabétique : Epinephelus guaza (Forskâl). p. 184 Epinephelus maculalus . p. 172 Lutianus argenlimaculaius .p. 171, 178, 182, 184 Lutianus vaigiensis . p. 174 Pomacenlrus Iripunclatus . p. 172 Le total numérique des espèces citées dans la note de 1952 s’établit à 90. La liste de 1957 indique Europa comme lieu de capture de 26 espèces nou¬ velles pour l’ile. Le complément de 1961 sur les Téléostéens comporte l’adjonction d’une espèce, alors que l’inventaire des requins (1961) signale deux espèces non mentionnées en 1952. Au total, 114 Téléostéens et 5 Sélaciens. A ce total il convient d’ajouter les 16 espèces déterminées au genre seulement. Nous avons tenté de mettre un nom sur ces 16 poissons énigmatiques. Pour certains, nous avons cru pouvoir opérer la substitution avec des espèces citées dans les publications ultérieures. Ce procédé, arbitraire dans certains cas, n’a été utilisé que lorsque ces publications mentionnaient Europa comme lieu de capture. Treize années se sont écoulées depuis l’étude de Fourmanoir sur l’ile, la dernière mention d’Europa dans les publications que cet auteur a consacrées à cette partie de l’Océan Indien semble dater de 1961. Il nous a paru peu probable que l’une de ces espèces énigmatiques puisse dissimuler une forme nouvelle pour la science. En outre, la faune de cet îlot corallien est encore trop peu connue pour que, lorsqu’il s’agit de genres plus ou moins abondamment représentés dans l’Océan Indien, nous estimions actuellement nécessaire de maintenir dans une liste des mentions qui n’ont probablement plus guère comme signification que celle de l’indication de la présence à Europa d’espèces non signalées de ces genres. Nous en sommes parfaitement certain. Les substitutions faites sont les suivantes : Abudefduf laerymatus (Quoy et Gaimard) (1957, p. 197), substitué à Abudefduf sp. (1952, p. 172, 187); Source : MNHN, Paris 38 LOUIS A. MAUGÉ Apogon warreni Regan (1957, p. 82), substitué à Apogon sp. (1952, p. 185); Caranx lugubris Poey (1957, p. 209), substitué à Caranx sp. (1952, p. 181, 186); Chorinemus loi Cuvier et Valenciennes (1957, p. 217), substitué à Chorinemus sp. (1952, p. 170, 186); Dascyllus marginatus (Rüppell) (1957, p. 202), substitué à Dascyllus sp. (1952, p. 172, 186); Kyphosus vaigiensis (Quoy et Gaimard) (1957, p. 23), substitué à Kyphosus sp. (1952, p. 170); Ophiocara limosus Smith (1957, p. 248). substitué à Ophiocara sp. (1952, p. 174, 187). Pour les neuf autres espèces énigmatiques, les raisons de notre choix doivent être indiquées. Pour Lulianus sp. (1952, p. 186), Slelhojulis sp. (1952, p. 172, 187), Therapon sp. (1952, p. 170, 185) aucune des descriptions ultérieures d’espèces appartenant à ces genres ne fait mention d’Europa comme lieu de capture. Aucun rapprochement ne s’est avéré possible. Toutefois, Luljanus bohar Forskâl (1957, p. 108) signalé des « îles du canal de Mozambique » pourrait être le Lulianus sp. de 1952. Nous n’avons pas maintenu ces espèces, les trois genres étant représentés dans l’ile. Triplerygion fasciatum M. Weber a été substitué à Enneapterygius sp. (1952, p. 188). Fourmanoir cite cette espèce d’Europa (1957, p. 267). Le genre Enneapterygius Rüppell, 1835, est admis dans la synonymie de Triplerygion Risso, 1826, par de Beaufort et Chapman auxquels Four¬ manoir fait référence. Paracirrhites sp. n’a pas été maintenu. Le genre Paracirrhiles Bleeker, 1874, selon l’extension que semble lui donner Fourmanoir (1957, p. 140-1) ne comporte que deux espèces à répartition indo-pacifique, l’une et l'autre présentes à Madagascar. Rien dans les descriptions de ces deux espèces ne permet de savoir laquelle a été, éventuellement, récoltée à Europa (1952, p. 183, 185). Le genre Paracirrhiles étant effectivement représenté dans les eaux de l’ile, le maintien d’une espèce énigmatique ne se justifiait pas. Scorpaena sp. (1952, p. 187) n’a pas été maintenu. Le genre Scorpaena Linné, 1758, tel que le conçoit Fourmanoir (1957, p. 270-1), est un « catch ail » dans lequel sont regroupés les Scorpaenidae des eaux malgaches qui présentent à la fois une dentition palatine, douze épines à la dorsale et des rayons divisés à la pectorale. Pour l’Océan Indien occidental cette position groupe sous une même appellation générique les espèces des genres Para- scorpaena Bleeker, 1876, Scorpaena Linné, 1758 et Sebaslapisles Gill in Streets, 1878. Sphyraena sp. (1952, p. 170, 179, 185) n’a pas été maintenu. Four¬ manoir (1957, p. 73-5) ne reconnaît que le seul genre Sphyraena Rose, pour lequel il signale quatre espèces de Madagascar et des Comores sans men¬ tionner Europa. Sphyraena barracuda (Walbaum) (1957, p. 74) signalé des Source : MNHN, Paris POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS 39 « îles du canal de Mozambique » pourrait être cette espèce. Nous ne pensons pas que le maintien de Sphyraena sp. présente une réelle signification. S. barracuda est présent dans les eaux de l’ile. Par ailleurs cette famille comprend un certain nombre d’espèces qui sont probablement circumtro- picales. Ces espèces sont le plus souvent insuffisamment décrites et elles sont fort mal connues. Alherina sp. (1952, p. 187) a été maintenu, aucune Athérine n’ayant été retrouvée à Europa. Gomphosus sp. (1952, p. 184, 187) a été maintenu. Le genre Gomphosus Lacépède, 1802, ne semble représenté dans l’Océan Indien occidental que par trois des quatre espèces reconnues par Schultz (1960, p. 199). Four- manoir cite d’Europa G. caeruleus Lacépède et G. Darius Lacépède qui s’étendent sur l’ensemble de la région indo-pacifique tropicale. La présence éventuelle d’une troisième espèce doit être signalée. Cela présente d’autant plus d’intérêt que la troisième espèce de l’Océan Indien occidental G. tricolor ne semble pas avoir été trouvée à l’Ouest de l’île Maurice. Cinq des espèces mentionnées dans la note sur Europa de 1952 n’ont pas été reprises dans les publications ultérieures de Fourmanoir : Alticops oryx (Cuvier). p. 169, 187 Cephalopholis sonnerati (Valenciennes). p. 183, 185 Epinephelus maculatus . p. 172 Lycodonlis lemayi . p. 184, 187 Prislipomoïdes filamenlosus (Valenciennes). p. 184, 186 Nous avons examiné chacun de ces cas. J. L. B. Smith (1948) avait créé le genre Allicops pour celles des formes de Salariidae présentant plus de 100 dents labiales sétiformes à chaque mâchoire, des rayons divisés à la caudale, sans dents vomériennes et à cirre orbitaire non fimbrié. Ce genre était synonyme d ’Isliblennius Whitley, 1943. Smith (1959, p. 241) ne reconnaît plus que le genre Istiblennius. Fourmanoir (1957, p. 263) abandonne Allicops et regroupe les espèces dans le genre Salarias Cuvier, 1817. Salarias oryx Ehrenberg (in Cuvier et Valenciennes, 1836), est considéré par Klunzinger (Day, 1958, p. 332) comme une simple variété de Salarias quadricornis Cuvier et Valen¬ ciennes, 1836. Cette dernière espèce est placée dans la synonymie de Salarias edenlulus (Bloch et Schneider, 1801) par de Beaufort et Chapman (1951, p. 329) auxquels se réfère Fourmanoir. Smith (1959, p. 243) place A. oryx et S. quadricornis également dans la synonymie d 'Istiblennius edenlulus. Nous avons donc supprimé des listes d’Europa A. oryx ne laissant figurer que Salarias edenlulus. Nous avons supposé que Epinephelus maculatus était E. maculatus (Bloch, 1790), espèce dont l’aire de répartition semble s’étendre des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Smith (1953, p. 197) place cette espèce dans la synonymie de E. fario Thunberg, 1792. Fourmanoir (1957, p. 156) cite E. fario et réfère sa description à l'ouvrage de Smith. Nous avons donc substitué E. fario Thunberg à E. maculatus. Fourmanoir (1954, p. 214) signale Cephalopholis sonnerati (Valen¬ ciennes) également de Domoni, Anjouan et de la Grande Comore. A Source : MNHN, Paris 40 IIS A. MAUGÉ l’exception de C. sonnerati toutes les espèces de Cephaloplwlis citées dans cette publication ont été reprises en 1957; le n° 109 Cephaloplwlis sp. est en effet aisément rapprochable de C. leopardus (1957, p. 147-8) tant par l’identité du nom vernaculaire « chiboara » que par le fait que, dans les deux publications, un seul exemplaire est signalé provenant d’Anjouan. Dans la liste de 1957 apparaissent deux espèces non signalées des Comores : C. pachgcenlron (Cuvier) et C. auranlius (Lacépède). Celte dernière espèce signalée du Nord-Ouest de Madagascar et d’Europa. Nous avons supposé que Fourmanoir avait modifié sa détermination et que C. sonnerali d’Europa et des Comores était en réalité C. auranlius. Nous avons donc supprimé Cephaloplwlis sonnerali. Lycodonlis lenxayi est très certainement L. lemayi Smith, 1949. Smith (1962, p. 435) place cette espèce dans la synonymie de Lycodonlis flavimarginalus (Rüppcll, 1828). Nous avons substitué Gymnolhorax flavi- marginatus à Lycodonlis lemayi. Celte espèce est effectivement présente dans nie et nous n’avons pas cru devoir tenir compte du fait que L. flavi¬ marginalus ne ligure pas dans les publications de Fourmanoir. Prislipomoides fdamenlosus (Valenciennes) apparaît également dans la publication de 1954 (p. 244), il lui est substitué en 1957 Prislipomoides lypus Bleeker qui est signalé d’Anjouan avec le même nom vernaculaire « fimagno » et d’Europa. Nous n’avons laissé figurer que cette dernière appellation. Parmi les rectifications que Fourmanoir a apporté, en 1961 et 1963, à son ouvrage de 1957, certaines nous semblent devoir affecter les listes de 1952. Fourmanoir (1963, p. 19) substitue Epinephelus tukula Morgans, 1959, à Epinephelus fuscoguttalus (Forskâl, 1775) (1957, p. 153). Nous avons supprimé Epinephelus guaza Linné pour lequel il est précisé (1963, p. 19) « nous l’avons rencontré seulement dans le Sud-Est de Madagascar » . En 1961 (p. 92) Fourmanoir signale que Plectropomus maculatus (Bloch, 1790) représente en réalité deux espèces : P. maculatus et P. marmo- ratus Talbot. Nous ne savons laquelle de ces deux formes a été trouvée à Europa. Pour marquer cette incertitude, nous mentionnons dans la liste « P. maculatus ? (Bloch) ». Enfin, nous croyons devoir ajouter quelques remarques. Nous n’avons pas trouvé dans Weber et de Beaufort la référence citée pour Apogon warreni Regan (1957, p. 82). Smith (1961, p. 388) estime que cette espèce est synonyme de A. semi-ornalus Peters, 1876. Selon Smith (1959, p. 278), Callyodon gullalus (Bloch et Schneider, 1801) est peut-être une phase de coloration d’origine sexuelle de Callyodon ghobban (Forskâl, 1775). La similitude de la maculature bleue de la région cépha¬ lique telle qu’elle apparaît sur les dessins de Smith entre C. gullalus (1953, pl. 62, fig. 824, taille : 8 inches) et C. ghobban (1959, pl. 43, fig. H, taille 22 : inches) jointe à la coloration générale de C. gullalus suggère en effet que cette espèce pourrait n’être que la forme immature et femelle de C. ghobban. Cette hypothèse fort séduisante reste à prouver. Fourmanoir figure (1957, p. 186, fig. 130) la maculature céphalique d’un spécimen de C. gultatus dont la taille n’est pas précisée. Le dessin des lignes bleues diffère Source : MNHN, Paris 41 POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS sensiblement de celui proposé tant par Smith que par Schultz (1958, p. 42, fig. 14). Par contre, pour autant que la photographie permette d’en juger, elle nous semble rappeler étrangement celle de Scarus ghobban (Schultz, 1958 pl. 16, fig. C). Ophiocara limosus (Smith, 1936) cité d’Europa (1957, p. 248) a été, placé par son auteur dans la synonymie d 'Ophiocara porocephala (Valen¬ ciennes, 1837). Scorpaena kowiensis Smith, (cité en 1952 et 1957). L’auteur sud-africain signale (1960, p. 54-5) que sa description de 1949 (1953) à laquelle Four- manoir fait référence, recouvre en réalité deux espèces. Ces deux formes sont présentes à Europa. Ne sachant laquelle des deux a été trouvée en 1952 nous avons maintenu l’appellation de S. kowiensis. A la suite de ces modifications le nombre initial des espèces de Téléos- téens se trouve modifié comme suit : — espèces déterminées au genre seulement. 2 — espèces citées. 110 Nous proposons pour les Téléostéens connus de l'île Europa avant la mission de 1964 la liste suivante : Acanthuridae Albulidae Apogonidae Altherinidae Balistidae Bothidae Caesiodidae Callyodontidae Canthigasteridae Carangidae Acanlhurus bariene Lesson, 1830, Acanlhurus fuliginosus Lesson, 1830, Acanlhurus lineolalus Valenciennes, 1835, Acanlhurus Iriostegus (Linné, 1758). Albula vulpes Linné, 1758. Apogon nouemfascialus Cuvier et Valenciennes, 1828, Apogon warreni Regan, 1908. Atherina sp. Balislapus undulatus (Mungo-Park, 1797), Balisloides conspicillum (Bloch et Schneider, 1801), Balistoides viridescens (Bloch et Schneider, 1801), Pseudobalistes flavimarginatus (Rüppell, 1828), Rhinecanthus aculealus (Linné, 1758). Bothus mancus (Broussonet, 1782). Caesio xanthonotus Bleeker, 1853. Callgodon (1) capitaneus (Valenciennes, 1839), Callgodon guUalus (Bloch et Schneider, 1801). Canlhigasler margaritalus (Bleeker, 1865), Canthigaster valentini (Rüppell, 1836). Caranx hippos (Linné, 1758), Caranx ignobilis (Forskâl, 1775), Caranx lugubris Poey, 1861, Caranx slellalus Eydoux et Souleyet, 1833, ■ d) Le type d’un genre n’est pas un spécimen, mais une espèce. Dans cette optique, •c genre Callyodon Gronow n’est pas admissible l’espèce type n’étant pas binominale. Source : MNHN, Paris 42 CH AETODONTID AE Chanidae ClKRHITIDAE CONGRIDAE Clinidae Duleidae Echeneidae Eleotridae Etelidae Gerridae Gobiidae Hemiramphidae Holocentridae Kyphosidae Labridae Lutianidae Monodactylidae LOUIS A. MAUGÉ Chorinemus loi Cuvier et Valenciennes, 1831, Elagalis bipinnulalus (Quoy et Gaimard, 1824), Trachinolus blochi (Lacépède, 1802). Chaetodon auriga Forskâl, 1775, Chaelodon lunula (Lacépède, 1803). Chanos chanos (Forskâl, 1775). Cirrhilus pinnulatus (Bloch et Schneider, 1801). Conger cinereus Rüppell, 1828. Tripterygion fascialum M. Weber, 1913. Dules laeniurus Cuvier et Valenciennes, 1829. Echeneis naucrales Linné, 1758, Rémora rémora (Linné, 1758). Ophiocara porocephala (Cuvier et Valenciennes, 1837). Prislipomoides lypus Bleekcr, 1852. Gerres oyena (Forskâl, 1775). Bathygobius fuscus (Rüppell, 1828), Gobiodon citrinus (Rüppell, 1835), Paragobiodon echinocephalus (Rüppell, 1828). Hyporhamphus dussumieri (Cuvier et Valenciennes, 1846). Holocenlrus diadema Lacépède, 1799, Holocenlrus lacleogullalus Cuvier et Valenciennes, 1829, Holocenlrus sammara (Forskâl, 1775), Holocenlrus spinifer (Forskâl, 1775), Myriprislis murdjan (Forskâl, 1775). Kyphosus vaigiensis (Quoy et Gaimard, 1824). Bodianus diana (Lacépède, 1802), Cheilinus diagrammus (Lacépède, 1802), Duymaeria flagellifera (Cuvier et Valenciennes, 1839), Fissilabrus dimidialus (Cuvier et Valenciennes, 1839), Gomphosus caeruleus Lacépède, 1802, Gomphosus sp., Gomphosus varius Lacépède, 1802, Halichoeres centriquadrus (Lacépède, 1802), Hologymnosus semidiscus (Lacépède, 1802), Thalassoma hardivickei (Bennett, 1830), Thalassoma hebraicum (Lacépède, 1802), Thalassoma lunare (Linné, 1758). Lulianus argenlimaculalus (Forskâl, 1775), Lutianus fulviflamma (Forskâl, 1775), Lulianus gibbus (Forskâl, 1775), Lulianus johni (Bloch, 1792), Lulianus kasmira (Forskâl, 1775), Lutianus lineolalus (Rüppell, 1828), Lutianus sebac (Cuvier et Valenciennes, 1828), Lulianus vaigiensis (Quoy et Gaimard, 1824). Monodaclylus arg3nleus (Linné, 1758). Source : MNHN, Paris POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS 43 Mugilxdae Mullidae Muraenidae Ophichthidae Pentapodidae Plectropomidae Pomacentridae Salariidae Scombridae Scorpaenidae Serranidae Sparidae Liza macrolepis (Smith, 1849). Parupeneus barberinus (Lacépède, 1802), Parupeneus macronema (Lacépède, 1802). Gymnothorax flavimarginatus (Rüppell, 1828), Siderea picla (Ahl, 1789). Myrichthys colubrinus (Boddaert, 1781). Monoiaxis grandoculis (Forskâl, 1775). Pledropomus maculatus (Bloch, 1790)? Abudefduf biocellalus (Quoy et Gaimard, 1825), Abudefduf lacrymalus (Quoy et Gaimard, 1825), Abudefduf saxatilis (Linné, 1758), Abudefduf sordidus (Forskâl, 1775), Amphiprion polymnus (1) (Linné, 1758), Dascyllus aruanus (Linné, 1758), Dascyllus marginatus (Rüppell, 1828), Pomacenlrus tripunclalus (Cuvier et Valenciennes, 1830). Halmablennius dussumieri (Cuvier et Valenciennes, 1836), Isliblennius edenlulus (Bloch et Schneider, 1801), Istiblennius periophlhalmus (Cuvier et Valenciennes, 1836). Germo albacora (Lowe, 1839). Caracanthus unipinnus (Gray, 1831), Sebastapistes kowiensis Smith, 1936, Sebaslapistes oglinus (Smith, 1947), Scorpaenodes guamensis (Quoy et Gaimard, 1824), Plerois volitans (Linné, 1758). Cephalopholis argus (Bloch et Schneider, 1801), Cephalopholis aurantius (Cuvier et Valenciennes, 1828), Cephalopholis minialus (Forskâl, 1775), Epinephelus areolalus (Forskâl, 1775), Epinephelus fario (Thunberg, 1792), Epinephelus fascialus (Forskâl, 1775), Epinephelus hexagonalus (Bloch et Schneider, 1801), Epinephelus macrospilos (Bleeker, 1855), Epinephelus mena Bloch, 1793, Epinephelus tukula Morgans, 1959, Grammistes sexlineatus (Thunberg, 1792), Variola louti (Forskâl, 1775). Acanthopagrus bifasciatus (Forskâl, 1775), Rhabdosargus sarba (Forskâl, 1775). (1) L'extension à l’Océan Indien occidental de cette espèce est fortement mise en doute par .J. L. B. Smitji qui estime, de façon générale, que toutes les identifications de A. polymnus dans nos eaux sont erronées. La description de A. polymnus que donne Foukmanoir (1957, p. 201) précise que la caudale est noire et que la plus grande taille observée est de 11 centimètres. A cette taille et même à des tailles bien inférieures A. ephip- pium a une maculature sur la caudale qui ne permet aucune confusion. Toutefois nous n avons jamais trouvé A. polymnus sur le grand récif de Tuléar d’où Fourm anoik le signale La seule espèce à barres transverses que nous y avons récolté est A. ephippium. Source : MNHN, Paris 44 LOUIS A. MAUGÉ Tetraodontidae Arolhron nigropunclalus (Bloch et Schneider, 1801), Arothron stellatus (Bloch et Schneider, 1801). Tetrarogidae Taenionolus Iriacanlhus Lacépède, 1802. Tylosuridae Tylosurus choram (Rüppell, 1835). En outre, et dès 1952, avait été signalée dans les eaux d’Kuropa la présence d’espèces appartenant aux genres : Lulianus (Bloch, 1790), Paracirrhiles (Bleeker, 1875), Scorpaena (Linné, 1758), Sphyraena (Walbaum, 1792), Slelhojulis (Günther, 1862), Therapon (Cuvier, 1817). Pour les Sélaciens, la publication de 1952 signale : Carcharhinus melanoplerus (Quoy et Gaimard), Carcharhimis obscurus Lesueur, Galeocerdo cuvier (Lesueur), celle de 1957 mentionne : Galeocerdo arclicus (Faber), la note de 1961 cite : Carcharhinus albimaryinatus (Rüppell), Carcharhinus johnsoni (Smith). Carcharhinus obscurus Lesueur a été signalé également des Comores en 1954. Or, en 1963 (p. 57), Fourmanoir précise que « C. obscurus n’avait jusqu’alors été identifié avec certitude que parmi les requins pris à la ligne dérivante de type japonais opérant au large ». Ces captures n’ont été effec¬ tuées (1961, p. 174) qu'au cours des années 1960 et 1961. Nous avons donc supprimé C. obscurus. Fourmanoir (1961, p. 21) considère que le genre Galeocerdo est mono¬ spécifique. G. arclicus n’a donc pas lieu d’ôtre maintenu. La liste des Sélaciens d’Europa s’établit comme suit : Carcharhinus albimaryinatus (Rüppell, 1935), Carcharhinus johnsoni (Smith, 1951), Carcharhinus melanoplerus (Quoy et Gaimard, 1824), Galeocerdo cuvier (Lesueur, 1822). Sur les 152 espèces récoltées dans l’île au cours de la mission de 1964, 103 n’avaient pas encore été signalées, ce sont : Acanthuridae Acanlhurus dussumieri (Cuvier et Valenciennes, 1835), Acanthurus elongatus (Lacépède, 1802), Acanlhurus linealus (Linné, 1758), Ctenochaetus slrialus (Quoy et Gaimard, 1824), Naso breviroslris (Valenciennes, 1835), Source : MNHN, Paris 45 POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS Anthiidae Apogonidae Balistidae Caesiodidae Callyodontidae Carangidae Carapidae Chaetodontidae ClRRHITIDAE Eleotridae Gobiidae Holocentridae Labridae Leiognathidae Zebrasoma flavescens (Bennett, 1828). Zebrasoma veliferum (Bloch, 1795), Anlhias squammipinnis (Peters, 1855). Apogonichthys ocellatus (Weber, 1913). Ostorhynchus angustatus (Smith et Radcliffe, 1911), Prisliapogon snyderi (Jordan et Evermann, 1902). Rhinecanlhus redangulus (Bloch et Schneider, 1801). Caesio coerulaureus Lacépède, 1802. Callyodon apridentalus (Smith, 1956), Callyodon lepidus (Jenyns, 1842), Callyodon madagascariensis (Steindachner, 1888), Chlorurus slrongylocephalus (Bleeker, 1854), Xanothon balaviensis (Bleeker, 1857), Xanothon bipallidus Smith, 1956, Xanolhon carifanus Smith, 1956, Xanothon engthrodon (Cuvier et Valenciennes, 1839), Xanothon oklodon (Bleeker, 1861). Caranx melampygus Cuvier et Valenciennes, 1833. Chorinemus sanctipelri Cuvier et Valenciennes, 1831. Jordaniens gracilis (Bleeker, 1856). Chaetodon guttalissimus Bennett, 1832, Chaelodon kleinii Bloch, 1790. Chaetodon meyeri Bloch et Schneider, 1801. Chaetodon trifasciatus Mungo-Park, 1797, Chaelodon vagabundus Linné, 1758, Chaelodon xanthocephalus Bennett, 1832, Heniochus acuminatus Linné, 1758. Cirrhilichthys aprinus (Cuvier et Valenciennes, 1829), Cirrhithoidea bimacula Jenkins, 1902, Paracirrhites forsteri (Bloch et Schneider, 1801). Eleolriodes slrigalus (Broussonet, 1782). Acenlrogobius cauerensis (Bleeker, 1853). Holocentrus opercularis Cuvier et Valenciennes, 1831, Myripristis pralinius Cuvier et Valenciennes, 1829. Cheilinus trilobalus Lacépède, 1802, Coris aygula Lacépède, 1802, Epibulus insidiator (Pallas, 1770), Halichoeres kawarin (Bleeker, 1852), Halichoeres marginatus Rüppell, 1835, Halichoeres scapularis (Bennett, 1831), Stethojulis albovittata (Bonnaterre, 1788), Slethojulis axillaris (Quoy et Gaimard, 1824), Thalassoma amblycephalus (Bleeker, 1856), Thalassoma umbrostigma (Rüppell, 1835). Leiognathus equula (Forskàl, 1775). Source : MNHN, Paris 46 Lethrinidae Lutianidae Monacanthidae Moringuidae Mullidae Muraenidae OSTRACIONTIDAE Pempheridae Plectorhynchidae POMAGANTHIDAE POMACENTRIDAE Priacanthidae Salariidae Scorpaenidae Serranidae LOUIS A. MAUGÉ Lethrinella xanlhocheilus (Klunzinger, 1870). Aprion virescens Cuvier et Valenciennes, 1830, Lutianus bohar (Forskâl, 1775), Lulianus sanguineus (Cuvier et Valenciennes, 1828). Amanses sandtvichiensis (Quoy et Gaimard, 1824). Moringua javanica (Kaup, 1865), Moringua macrocephala (Bleeker, 1863). Mulloidichthys auri/lamma (Forskâl, 1775), Parupeneus bifasciatus (Lacépède, 1802). Echidna nebulosa (Ahl, 1789), Echidna polyzona (Richardson, 1844), Gymnothorax fauagineus Rloch et Schneider, 1801, Gymnothorax rnargaritophorus Bleeker, 1865, Gymnolliorax pelelli (Bleeker, 1856), Gymnothorax ruppelli (McClelland, 1845), Gymnothorax undulalus (Lacépède, 1803), Siderea grisea (Lacépède, 1803), Siderea picla (Ahl, 1789), Uropterygius ligrinus (Rüppell, 1828). Ostracion lentiginosum Bloch, 1801. Pempheris oualensis Cuvier et Valenciennes, 1831. Gaterin harrawayi Smith, 1952. Pygopliles diacanthus (Boddaert, 1772). Abudefduf cingulum (Klunzinger, 1871), Abudefduf dicki (Liénard, 1839), Abudefduf glaucus (Cuvier et Valenciennes, 1830), Abudefduf imparipennis (Vaillant et Sauvage, 1875), Abudefduf leucogasler (Bleeker, 1847), Abudefduf mêlas (Cuvier et Valenciennes, 1830). Abudefduf notalus (l)ay, 1870), Abudefduf sparoides (Cuvier et Valenciennes, 1830), Abudefduf xanthozonus (Bleeker, 1853), Abudefduf zonalus (Cuvier et Valenciennes, 1830), Chromis dimidiatus (Klunzinger, 1871), Chromis nigrurus Smith, 1960, Chromis opercularis (Günther, 1866), Lepidochromis brunneus Smith, 1960, Lepidozygus anlhioides Smith, 1955. Priacanlhus cruentatus (Lacépède, 1802). Cirripectus cruenlus Smith, 1959, Cirripectus variolosus (Cuvier et Valenciennes, 1836), Isliblennius bellus impudens Smith, 1959. Sebastapistes nuchalis (Günther, 1871). Cephalopholis leopardus (Lacépède, 1802), Cephalopholis rogaa (Forskâl, 1775), Source : MNHN, Paris POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS 47 Sphyraenidae Syngnathidae Synodontidae Theraponidae Cephatopholis sonnerali (Cuvier et Valenciennes, 1828), Epinephelus fuscogultalus (Forskâl, 1775), Epinephelus spiloloceps Schultz, 1953. Agrioposphyraena barracuda (Walbaum, 1792). Ichlhyocampus belcheri Kaup, 1856. Saurida gracilis (Quoy et Gaimard, 1824), Synodus indicus (Day, 1873). Therapon jarbua (Forskâl, 1775). Nos collectes ajoutées à celles de Fourmanoir portent à 217 le nombre des Poissons cités de l’île Europa. Ce nombre comprend 4 Sélaciens et 213 Téléostéens. Les poissons collectés par nous ont été mis en collection à la Station Marine de Tuléar. Au cours des plongées effectuées à Europa, nous avons noté la présence de certaines espèces dont il ne nous a pas été possible d’obtenir de spécimens. Nous avons également eu la possibilité d’examiner les photographies sous- marines de J. A. Stevens. De l’ensemble de ces observations ou photo¬ graphies nous n’avons retenu que les espèces dont la livrée caractéristique ne laissait absolument aucun doute quant à l’identification. Nous citons ici ces espèces, mais uniquement pour mémoire : Chaetodon unimaculatus Bloch, Callicanlhus liluralus (Forster), Dascyllus Irimaculatus (Rüppell), Labroides bicolor Fowler et Bean, Eleolriodes helsdingenii (Bleeker), Runula lapeinosoma (Bleeker), Xanothon margarilus (Cartier). Pour cette dernière espèce il s’agissait d’un spécimen de très grande taille ayant très exactement la livrée figurée par Smith (1956, pl. 45, fig. G). La seule extension notable de la faune pacifique qui ait été notée est la présence à Europa d’ Epinephelus spiloloceps (Schultz), connu des îles Mariannes. Ceci n’a pas en fait grande signification. E. spiloloceps n’est que l’une des formes qui ont été longtemps confondues avec E. merra, or cette espèce a une très large répartition indo-pacifique. Il ne nous semble pas possible de tirer de conclusions. La faune d’Europa est trop mal connue. Nous n’avons d’ailleurs exploré qu’une partie du lagon et du platier récifal du Nord de l’île. Nous croyons toutefois intéressant de souligner l’importance numérique du nombre d’espèces d'Abudefduf et la pauvreté apparente du nombre des autres Pomacentridae. Le mode ainsi que les affinités apparentes de certaines de ces espèces pourraient servir de base à une interprétation. Toutefois il ne nous paraît pas possible de négliger des facteurs comme l’importance de la couche homotherme (de l’ordre d’une cinquantaine de mètres pendant notre séjour) ou encore le fait que le platier du Nord de file, qui émerge à chaque marée, est très érodé et n’offre aux Poissons qu'un nombre restreint de niches. Source : MNHN, Paris III. — ÉTUDE SYSTÉMATIQUE Pour chaque espèce nous avons donné, une liste de références et éven¬ tuellement de synonymes, une indication du nombre de spécimens récoltés, le lieu de récolte et une biogéographie sommaire. Nous n’avons pas tenté de préciser les limites vers l'Est de l’aire de répartition des espèces et avons le plus souvent mentionné comme limite orientale le Pacifique occidental. Ceci a pour signification que l’espèce, à notre connaissance, n’a pas été signalée au delà d’une ligne allant de l’Archipel de la Société à Hawaii, mais cela n’implique nullement qu’elle atteigne cette ligne. LISTE DES ESPÈCES TELEOSTEI Acanthuhidae Acanthurus dussumieri Cuvier et Valen¬ ciennes, 1835. Acanthurus elongatus (Lacépède, 1802). Acanthurus linealus (Linné, 1758). Acanllmrus trioslegus (Linné, 1758). Clenochaetus slriatus (Quoy et Gai- murd, 1824). Naso breoiroslris (Valenciennes. 1835). Zebrasomu /Uwesccns (Bennett. 1828). Zebrasoma veliferum (Bloch, 1795). Anthiidab Anlhias sqitaniipinnis (Peters, 1855). Apogonichlhys ocdlatus (Weber. 1913). Oslorhyrtchus angusiatus (Smith et RadclilTe. 1911). Pristiapogon snyderi (Jordan et Hver- mann, 1902). Baustiijae Balislapus undulalus (Mungo - Park, 1797). Ballstoides uiridescens (Bloch et Schnei¬ der, 1801). Khinecanlhus aculenliis (Linné. 1758). IViinecanlhus reclangulus (Bloch et | Schneider, 1801). Botiiidaë Hnlhus mancim (Broussonet, 1782). Cacsio coeruluureus Lacépède, 1802. Callyodontidae Callyodon apridenlalus (Smith, 1956). ] Callgodon lepidus Jenyns, 1842. Callyodon madagascariensis (Steindach- ncr, 1888). Clilorurus slrongylocephalus (Bleekcr, 1854). Xanollion balaolensis (Bleekcr, 1857). Xanothon bipullidus Smith, 1956. Xanollion capilanetis (Valenciennes, 1839). Xanothon cari fatum Smith, 1956. Xanollion erythrodon (Cuvier et Valen¬ ciennes, 1839). Xanothon oktodon (Bleeker, 1861). Chaetodontidab Chaelodon gtillalissinms Bennett, 1832. Chaelodon kleinii Bloch, 1790. Cliaclodon lunula (Lacépède, 1803). Chaelodon met/eri Bloch et Schneider, 1801. Chaelodon Irifuscialtts Mungo-Park, 1797. Chaelodon uagubundus (Linné, 1758). Chaelodon xanthocephatus Bennett, 1832. lleniochus acuminahm Linné, 1758. Carangidae Caranx liigubris Poey, 1861. Carunx melampygim Cuvier et Valen¬ ciennes, 1833. Chorinemus sanclipelri Cuvier et Va¬ lenciennes, 1831. Jordanicus gracilis (Bleekcr, 1856). Cirrhilichlliys aprinus (Cuvier et Valen¬ ciennes. 1829). Cirrillioidea liimaculu Jenkins, 1902. Parucirrliiles forsleri (Bloch et Schnei¬ der, 1801). Conger cinerewt Rilppell, 1828. Duleidae Dûtes laeniurtis (Cuvier et Valenciennes, 1829). Echeneis naucrnles Linné. 1758. Ei-eotridae Eleolriodes slrigalas (Broussonet, 1782). Source : MNHN, Paris 49 POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS Gerridae Gerres oyenu (Forskâl, 1775). Gobiidae Acenlrogobius cauerensis (Bleeker, 1853). Holocentridae Holocenlrus diadema I.acépèdc, 1799. Holocenlrus opercularis Cuvier et Va¬ lenciennes, 1831. Holocenlrus sammara (Forskâl, 1775). Holocenlrus spinifer (Forskâl, 1775). Xlyripristis murdjan (Forskâl, 1775). Myriprislis pralinius Cuvier et Valen¬ ciennes, 1829. Labridae Cheilinus Irilobalus Lacépède, 1802. Coris uygula Lacépède, 1802. Epibulus insidialor (Pallas, 1770). Gomphosus varius Lacépède, 1802. Halichoeres cenlriquadrus (Lacépède, 1802). Halichoeres kawarin (Bleeker, 1852). Halichoeres marginalus Rüppell, 1835. Halichoeres scapularis (Bennett, 1831). Hologymnosus semidiscus (Lacépède, 1802). Stethojulis albovitlata (Bonnaterre, 1788). Stethojulis axillaris (Quoy et Gai- mard. 1824). Thalassoma amblycephalus (Bleeker, 1856). Tliulassoma hardwickei (Bennett, 1830). Thalassoma hebraicum (Lacépède,1802). Thalassoma umbrosligma (Rüppell, 1835). Leiognatiiidae Leiognalhus equula (Forskâl, 1775). Lethrinidae Lethrinelta xanlhocheilus (Kunzingcr, 1870). Lutianidae Aprion viresccns Cuvier et Valen¬ ciennes, 1830. Lutlamis argent imaculalus (Forskâl, Lulianus bohar (Forskâl, 1775). Lulianus fuloiflamma (Forskâl, 1775). Lulianus gibbus (I'orskâl. 1775). Lulianus johni (Bloch, 1792). Lulianus kasmira (Forskâl. 1775). Lulianus sanguineus (Cuvier et Valen¬ ciennes, 1828). Lulianus oaigiensis (Quoy et Gai- mard, 1824). Monacanthidae Amanses sandwichiensis (Quoy et Gai- mard, 1824). Moringuidae Moringua jauanica (Kaup, 1865). Moringua macrocephala (Bleeker, 1863). 1 Mcllidae Mulloidichlhys auriflamma (Forskâl. 1775). Parupeneus barherinus (Lacépède, 1802). Parupeneus bifascialus (Lacépède 1802). Parupeneus macronema (Lacépède, 1802), Mijraenidae Echidna nebulosa (Ahl, 1789). Echidna polyzona (Richardson, 1841). Gymnothorax fanagineus Bloch et Schneider, 1801. Gymnothorax flavimarginatus (Rüp¬ pell, 1828). Gymnothorax margarilophorus Blee- ker, 1865. Gymnothorax petelli (Bleeker, 1856). Gymnothorax ruppeüi (McClelland, 1845). Gymnothorax undulaïus (Lacépède, 1803). Siderea grisea (Lacépède, 1803). Siderea picta (Ahl, 1789). Uropterygius ligrinus (Rüppell, 1828). OsTRACIONTIDAE Oslracion lenliginosum Bloch, 1801. Pempheridae Pempheris nualensis Cuvier et Valen¬ ciennes, 1831. I Pentapodidae Monoiaxis grandoculis (Forskâl, 1775). Plectorhynchidae Gaterin harrawayi Smith, 1952. POMACANTHIDAE Pygopliles diacanlhus (Boddaert, 1772). Pomacentridae Abudefduf biocellatus (Quoy et Gai- mard, 1825). Abudefduf cingulum (Klunzinger, 1871). Abudefduf dicki (Liénard, 1839). Abudefduf glaucus (Cuvier et Valen¬ ciennes, 1830). Abudefduf imparipennis (Vaillant et Sauvage, 1875). Abudefduf lacrymatus (Quoy et Gai- niard. 1824). Abudefduf leucngasler (Bleeker, 1847). Abudefduf mêlas (Cuvier et Valen¬ ciennes, 1830). Abudefduf nolalus (Day, 1870). Abudefduf saxalilis (Linné, 1758), Abudefduf sordidus (Forskâl, 1775). Abudefduf sparoides (Cuvier et Valen¬ ciennes, 1830). Abudefduf xanlhozonus (Bleeker, 1853). Abudefduf zonalus (Cuvier et Valen¬ ciennes, 1830). Chromis dimidialus (Klunzinger, 1871). Chromis nigrurus Smith, 1960. Chromis opercularis (Günther, 1866). Source : MNHN, Paris 50 L. MA LOUIS Lepidochromis brunneus Smith, 1960. Lepidozygus anthioides Smith, 1955. Priacanthidae Priacanlhus cruenlalus (Lacépède,1802). Salariidae Cirripeçtus cruenlus Smith, 1959. Cirripectus variolosus (Cuvier et Valen¬ ciennes, 1836). Istiblennius bellus impudens Smith, 1959). Istiblennius edenlulus (Bloch et Schnei¬ der, 1801). Sebastapistes kowiensis (Smith, 1936). Sebaslapislcs nuchalis (Gilnther, 1874). Scorpaenodes guumensis (Quoy et Gai- mard, 1824). Serranidae Cephalopholis argus (Bloch et Schnei¬ der, 1801). Cephalopholis aurantius (Cuvier et Va¬ lenciennes, 1828). Cephalopholis leopardus (Lacépède, 1802). Cephalopholis miniatus (Forskâl, 1775). Cephalopholis rogaa (Forskâl, 1775). Cephalopholis sonnerali (Cuvier et Va¬ lenciennes, 1828). Epinephelus fuscogullatus (Forskâl, 1775). Epinephelus hexagonalus Bloch et Schneider, 1801. Epinephelus merra Bloch, 1793. Epinephelus spiloloceps Schultz, 1953. Epinephelus tukula Morgans, 1959. Grammisles sexlinealus (Thunberg,1792) Variola louti (Forskâl, 1775). Agrioposphgraena barracuda (Walbaum, 1792). Syncnatiiidae Ichlhijocampus belcheri Kaup, 1856. Synodontidae Sauridu gracilis (Quoy et Gaimard, 1824). Sgnodus indicus (Day, 1873). Theraponidae Therapon jarbua (Forskâl, 1775). Tylosuridae Tylosurus crocodilus (Lesucur, 1821). SELACH1I Carchariiinidae Carcharhinus johnsoni Smith, 1951. Carcharhinus melanoplerus (Quoy et Gaimard, 1824). Source : MNHN, Paris PISGES CHONDRICHTHYES EUSELAGHII PLEUROTREMATA CARCHARHINIDAE Genre CARCH ARH INUS Blainville, 1816 Carcharhinus johnsoni Smith, 1951 Carcharinus johnsoni Smith, 1953, p. 41; pl. 104, fig. 5 a. Carcharinus johnsoni Fourmanoir, 1961, p. 37-8; fig. 28 (dents). Spécimen récolté. — 1, capturé au tramail sur le platier récifal. Biogéographie. — Afrique du Sud, côte Ouest de Madagascar. Carcharhinus melanopterus (Quoy et Gaimard, 1824) Carcharinus melanopterus, Fourmanoir, 1952, p. 183 (in texte), p. 185. Smith, 1953, p. 41; fig. 7. Fourmanoir, 1961, p. 32-3, fig. 24 (dents). Spécimen récolté. — 1, sur herbier du lagon. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique Pacifique occidental. PISGES OSTEICHTHYES TELEOSTEI SYNODONTIDAE Genre SAURIDA Cuvier et Valenciennes, 1849 Saurida gracilis (Quoy et Gaimard, 1824) Saurida gracilis, Weber et de Beaufort, 1913, p. 143-7; fig. 53. Schultz, 1953, p. 32-5; pl. 6, fig. A. Smith, 1953, p. 13; fig. 175. Munro, 1955, p. 36; pl. 10, fig. 100. Fowler, 1956, p. 92. Fourmanoir, 1957, p. 14; fig. 7. Saurida nebulosa, Günther, 1864, p. 399-400. Day, 1958, p. 505. Spécimens récoltés. — 6, sur le platier récifal. Biogéographie. — De l’ensemble de la côte Est de l’Afrique, entre Knysna et la Mer Rouge, au Pacifique Occidental. Source : MNHN, Paris 52 LOUIS A. MAUGÉ Genre SYNODUS Gronow, 1777 Synodus indicus (Day, 1873) Synodus indicus, Smith, 1953, p. 112; pl. 6, fig. 172. Munro, 1955, p. 36; pl. 10, fig. 99. Fowler, 1956, p. 91 (d’aprcs Smith); fig. 36 (d’après Day). Day, 1958, p. 503; pl. CXVII, fig. 4. Smith, 1963, p. 8 (liste); pl, 4, fig. C. Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal. Biogéographie. — Côte Est de l’Afrique de Knysna au golfe d’Aden et (?) ensemble de l’Océan Indien. TYLOSURIDAE Genre TYLOSURUS Cocco, 1833 Tylosurus crocodilus (Le Sueur, 1821) Belone choram, Günther, 1866, p. 239. Fourmanoir, 1952, p. 170 (in texte), p. 185. (liste). Day, 1958, p. 510-1; pl. XCVIII, fig. 4. Slrongylura crocodila, Fowler, 1956, p. 138 (clef), p. 139 (texte). Tylosurus choram, Fourmanoir, 1957, p. 54-5; fig. 41. Tylosurus crocodilus, Weber et de Beaufort, 1922, p. 120 (clef), p. 128-9 (texte). Smith, 1953, p. 130. Munro, 1956, p. 71 (clef), p. 72 (texte); pl. 13, fig. 200. Spécimens récoltés. — 3, eau de surface dans le lagon. Biogéographie. — Côte Est de l’Afrique de la Mer Rouge à East London, Océan Indien, Pacifique occidental. HOLOCENTRIDAE Genre HOLOCENTRUS Bloch, 1764 Holocentrus diadema Lacépède, 1799 Holocentrum diadema, Günther, 1859, p. 42. Weber et de Beaufort, 1929, p. 231 (clef) et 238-40 (texte). Holocentrus diadema, Fourmanoir, 1952, p. 174 (in texte), p. 185 (liste). Schultz, 1953, p. 210 (clef), p. 224-5 (texte); pl. 21, fig. C. Smith, 1953, p. 153; pl. 9, fig. 296. Source : MNHN, Paris POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS 53 Fowler, 1956, p. 214 (clef), p. 216-8 (texte). Munro, 1956, p. 87; pl. 15, fig. 238. Spécimens récoltés. — 18, sur le platier récital. Biogéographie. — Côte Est de l’Afrique d’East London à la Mer Rouge, Océan Indien, Océan Pacifique occidental. Holocentrus opercularis Cuvier et Valenciennes, 1831 Holocenlrum operculare, Günther, 1859, p. 47. Weber et de Beaufort, 1929, p. 230 (clef), p. 232-3 (texte). Holocentrus opercularis, Schultz, 1953, p. 209 (clef), p. 213-4 (texte); pl. 19, fig. B. Fourmanoir, 1957, p. 59. Spécimens récoltés. — 17, sur le platier récifal principalement, les autres vers 10 mètres. Biogéographie. — De la côte Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Holocentrus sammara (Forskâl, 1775) Flammeo sammara, Fowler, 1956, p. 219-9; fig. 116. Holocenlrum sammara, Weber et de Beaufort, 1929; p. 231 (clef), p. 233-5 (texte). Day, 1958, p. 173-5; pl. XLI, fig. 4. Holocentrus sammara, Fourmanoir, 1952, p. 185 (liste). Schultz, 1953, p. 209 (clef), p. 210-3 (texte); pl. 19, fig. A. Smith, 1953, p. 153; pl. 9, fig. 294. Fourmanoir, 1957, p. 57-8. Spécimens récoltés. — 8, sur le platier récifal. Biogéographie. — De la côte Est de l’Afrique, de la Mer Rouge à East London, au Pacifique occidental. Holocentrus spinifer (Forskâl, 1775) Holocentrus spinifer, Schultz, 1953, p. 210 (clef), p. 218-20 (texte); pl. 20, fig. A. Fowler, 1956, p. 214 (clef), p. 215 (texte); fig. 113. Holocenlrum spiniferum, Weber et de Beaufort, 1929, p. 231 (clef), p. 235-7 (texte). Fourmanoir, 1952, p. 185. Holocentrus spiniferus, Fourmanoir, 1952, p. 183 (in texte), p. 184 (liste). Smith, 1953, p. 515; fig. 297 a. Fourmanoir, 1957, p. 58-9; fig. 42 bis. Spécimens récoltés. — 4, sur les fonds de 10-15 mètres. Biogéographie. — Côte Est de l’Afrique, de la Mer Rouge à l’Afrique du Sud, Océan Indien, Pacifique occidental. Source : MNHN, Paris 54 LOUIS A. MAUGÉ Genre MYRIPRISTIS Cuvier, 1829 Myripristis murdjan (Forskâl, 1775) Mgriprislis murdjan, Sauvage, 1891, p. 20-1; pl. II, fig. 4. Weber et de Beaufort, 1929, p. 252 (clef), p. 259-62 (texte). Fourmanoir, 1952, p. 183 (in texte), p. 184 (liste). Schultz, 1953, p. 194 (clef), p. 198-9 (texte); pl. 17, fig. D. Smith, 1953, p. 154; pl. 9, fig. 298. Fowler, 1956, p. 212-4; fig. 112. Munro, 1956, p. 87 (clef), p. 88 (texte); pl. 15, fig. 244. Fourmanoir, 1957, p. 62; fig. 45. Spécimens récoltés. — 5, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-pacifique tropical de la côte Est de l’Afrique, de la Mer Rouge à East London, aux îles Hawaii. Myripristis pralinius Cuvier et Valenciennes, 1829 Myripristis pralinius, Weber et de Beaufort, 1929, p. 251 (clef), p. 253-6 (texte); fig. 69. Schultz, 1953, p. 195 (clef), p. 207-8 (texte). Fourmanoir, 1957, p. 63. Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10-15 mètres. Biogéographie. — Indo-pacifique tropical. Mer Rouge, îles de l’Océan Indien et du Canal de Mozambique et jusqu’aux Tuamotus. BOTHIDAE Genre BOTHUS Rafinesque, 1810 Bothus mancus (Broussonet, 1782) Bothus mancus, Fourmanoir, 1952, p. 184 (liste). Smith, 1953, p. 160; pl. 104, fig. 318. Fourmanoir, 1957, p. 44; fig. 36. Bothus (Platophrys) mancus, Weber et de Beaufort, 1929, p. 122-3. Spécimens récoltés. — 15, sur le platier récifal. Biogéographie. — Côte Est de l’Afrique, Océan Indien et Pacifique. S’étend jusqu’à l’ile Easter et au large du Mexique. SYNGNATHIDAE Genre ICHTHYOCAMPUS Kaup, 1856 Source : MNHN, Paris 55 POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS Ichthyocampus belcheri Kaup, 1856 Ichthgocampus belcheri, Günther, 1870, p. 177. Weber et de Beaufort, 1922, p. 91 (note infra- paginale), p. 94 (clef). Herald, 1953, p. 237 (note infrapaginale), p. 241 (clef). Smith, 1963, p. 527; pl. 79, fig. D-E. Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal. Remarque. — Nous n’avons guère rencontré cette espèce sur les côtes de la région de Tuléar qu’en mode fortement battu : levée détritique récifale, platiers frangeants érodés soumis à l’action de la houle. Biogéographie. — Indo-pacifique tropical de l’Afrique aux Fidjis. CIRRHITIDAE Genre CIRRHITICHTHYS Bleeker, 1857 Cirrhitichthys aprinus (Cuvier et Valenciennes, 1829) Cirrhilichthys aprinus, de Beaufort, 1940, p. 9-12; fig. 3. Smith, 1951, p. 634-6. Smith, 1953, p. 181; pl. 14, fig. 393. Fourmanoir, 1957, p. 138. Schultz, 1960, p. 254 (in texte). Spécimens récoltés. — 5, sur les fonds de 10-15 mètres. Biogéographie. — De la côte Est de l’Afrique, entre Algoa Bay et la Mer Rouge, au Pacifique occidental. Genre CIRRHITOIDEA Jenkins, 1902 Cirrhitoidea bimacula Jenkins, 1902 Cirrhiloidea bimacula, Smith, 1951, p. 643-6, fig. 2. Schultz, 1960, p. 255-7; fig. 105. Smith, 1963, p. 13 (liste); pl. 96, fig. G. Oxycirrhiles (Cirrhiloidea) bimacula, de Beaufort, 1940, p. 13 (clef), p. 14 (texte). Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10-15 mètres. Biogéographie. — Espèce peu fréquente, signalée de Rose Island, des Marshall, d’Indonésie, de Pinda et de quelques îles de l’Océan Indien occidental. Trouvée à Madagascar. Genre PARACIRRHITES Blf.eker, 1875 Paracirrhites forsteri (Bloch et Schneider, 1801) Paracirrhiles forsleri, de Beaufort, 1940, p. 5-7, fig. 2. Smith, 1951, p. 641-3. Source : MNHN, Paris 56 LOUIS A. MAUGÉ Smith, 1953, p. 181 ; pl. 14, fig. 395. Munro, 1956, p. 197 (clef), p. 198 (texte); pi. 39, fig. 588. Fourmanoir, 1957, p. 140; fig. 103. Schultz, 1960, p. 263-5; pl. III, B. Spécimens récoltés. — 6, sur les fonds de 10-15 mètres. Biogéographie. — Indo-Pacifique de la côte Est de l’Afrique aux |Mar- quises. THERAPONIDAE Genre THERAPON Cuvier, 1817 Therapon jarbua (Forskâl, 1775) Terapon jarbua, Fowler et Bean, 1931, p. 326 (clef), p. 330-7 (texte); fig. 25 et 26. Therapon jarbua, Weber et de Beaufort, 1931, p. 142 (clef), p. 147-50 (texte); fig. 26. Munro, 1956, p. 115 (clef), p. 116 (texte); pl. 20, fig. 317. Smith, 1953, p. 183-4; fig. 401. Fourmanoir, 1957, p. 89-90; fig. 65. Spécimens récoltés. — 5, tous sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical de la côte Est de l’Afrique jusqu’au Pacifique occidental. PRIACANTHIDAE Genre PRIACANTHUS Oken, 1817 Priacanthus cruentatus (Lacépède, 1802) Priacanthus cruentalus, Weber et de Beaufort, 1929, p. 384 (clef), p. 386-7 (texte). Fowler, 1931, p. 66-9; fig. 8. Schultz, 1953, p. 499 (clef), p. 501-2 (texte); pl. 44, fig. A. Fourmanoir, 1961, p. 97; fig. 11. Spécimens récoltés. — 6, sur les fonds de 10-15 mètres. Remarque. — Nous avons trouvé cette espèce, vers 10 mètres de profondeur, dans les cavités peu éclairées. Cet habitat est similaire à ce que nous avons constaté sur la côte malgache. Biogéographie. — Circumtropical. DULEIDAE Genre DU LES Cuvier, 1829 (1) (1) Type Cenlropomus rupcstris Lacépède, désigné par Fowler, 1956. Source : MNHN, Paris POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS 57 Dules taeniurus (Cuvier et Valenciennes, 1829) Dûtes taeniurus, Fowler et Bean, 1930, p. 166 (clef), p. 172-3 (texte). Fourmanoir, 1952, p. 170, 179 (in texte), 185 (liste). Smith, 1953, p. 187; fig. 412. Fourmanoir, 1957, p. 81; fig. 58. Kuhlia laeniura, Weber et de Beaufort, 1929, p. 273. Schultz, 1953, p. 324 (clef), p. 326-7 (texte). Spécimens récoltés. — 4, dans une flaque sur substrat dur du médio- littoral. Remarques. — Cette espèce fréquente aussi bien les récifs que les eaux saumâtres et même douces. Toutefois il semble à Tuléar qu’elle ait une préférence nette pour les eaux saumâtres. Schultz (1953, p. 327) attire l’attention sur la vaste distribution de cette espèce, fait qu’il met en parallèle avec le caractère plus ou moins pélagique des formes immatures. Nous n’avons récolté que des spécimens d’une taille inférieure à 25 mm. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical de la côte Est de l’Afrique aux Galapagos. SERRANIDAE Genre CEPHALOPHOLIS Bloch et Schneider, 1801 Cephalopholis argus Bloch et Schneider, 1801 Epinephelus argus, Weber et de Beaufort, 1931, p. 15 (clef), p. 28-30 (texte). Cephalopholis argus, Fowler et Bean, 1930, p. 207 (clef), p. 226-9 (texte). Schultz, 1953, p. 333 (clef), p. 367-8 (texte); pl. 30, fig. B et pl. 31, fig. A. Smith, 1953, p. 192; fig. 425 et pl. 16, fig. 425. Fourmanoir, 1957, p. 148. Spécimens récoltés. — Un lot de formes immatures : 43 exemplaires et 2 adultes, les uns et les autres sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique depuis Durban jusqu’au Pacifique occidental. Cephalopholis aurantius (Cuvier et Valenciennes, 1828) Epinephelus aurantius, Weber et de Beaufort, 1931, p. 16 (clef), p. 32-33. Cephalopholis aurantius, Fowler et Bean, 1930, p. 207 (clef), p. 208-9 (texte). Fourmanoir, 1957, p. 147. Cephalopholis sonnerati, (nec Cuv. Val.), Fourmanoir, 1952, p. 183 (liste), 185 (liste). Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10 à 15 mètres. Biogéographie. — Des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Cephalopholis leopardus (Lacépède, 1802) Epinephelus leopardus, Weber et de Beaufort, 1931, p. 16 (clef), p. 33-34. Source : MNHN, Paris 58 LOUIS A. MAUGÉ Cephalopholis leopardus, Fowler et Bean, 1930, p. 207 (clef), p. 217-20 (texte). Schultz, 1953, p. 333 (clef), p. 365-6 (texte); pl. 30, fig. A. Fourmanoir, 1957, p. 147-8. Spécimens récoltés. — 8, sur les fonds de 10 à 15 mètres. Biogéographie. — Des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Cephalopholis miniatus (Forskàl, 1775) Epinephelus miniatus, Weber et de Beaufort, 1931, p. 16 (clef), p. 30-2 (texte). Cephalopholis miniatus, Fowler et Bean, 1930, p. 207 (clef), p. 210-3 (texte); fig. 8. Schultz, 1953, p. 333 (clef), p. 369-70 (texte); pl. 31, fig. C. Smith, 1953, p. 192; pl. 16, fig. 423. Fourmanoir, 1957, p. 146-7. Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10-15 mètres. Biogéographie. — De l’Afrique au Pacifique occidental. Cephalopholis rogaa (Forskàl, 1775) Epinephelus rogaa, Weber et de Beaufort, 1931, p. 15 (clef), p. 24-25 (texte). Cephalopholis rogaa, Fowler et Bean, 1930, p. 207 (clef), p. 233-5 (texte). Smith, 1953, p. 191; fig. 420. Fourmanoir, 1957, p. 149. Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10 à 15 mètres. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Cephalopholis sonnerati (Cuvier et Valenciennes, 1828) Epinephelus sonnerati, Weber et de Beaufort, 1931, p.*15 (clef), p. 25-26 (texte). Cephalopholis sonnerati, Fowler et Bean, 1930, p. 207 (clef), p. 213-6 (texte). Smith, 1953, p. 191; pl. 16, fig. 421. Spécimens récoltés. — 6, sur les fonds de 10 à 15 mètres. Biogéographie. — Indo-Pacifique torpical de la côte Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Genre EPINEPHELUS Bloch, 1793 Epinephelus fuscoguttatus (Forskâi, 1775) Epinephelus fuscoguttatus, Schultz, 1953, p. 331-2 (clef), p. 351-2 (texte); pl. 26 A. Source : MNHN, Paris POISSONS SÉLACIENS ET TELÉOSTÉENS 59 Fourmanoir, 1963, p. 19; pl. XIII, fig. A. Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10 à 15 mètres. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical de l’Afrique au Pacifique occidental. Epinephelus merra Bloch, 1793 Serranus merra, Fowler et Bean, 1930, p. 240 (clef), p. 268-73 (texte); fig. 16-17 (pro parte). Epinephelus merra, Fourmanoir, 1952, p. 172 (in texte), p. 185 (liste). Schultz, 1953, p. 330 (clef), p. 343-4 (texte); pl. 25, fig. A. Smith, 1953, p. 196; pl. 18, fig. 439, (pro parte). Fourmanoir, 1957, p. 153. Spécimens récoltés. — 47, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique jusqu’aux Marquises. Epinephelus hexagonatus Bloch et Schneider, 1801 Epinephelus hexagonatus, Schultz, 1953, p. 332 (clef), p. 355-6 (texte); pl. 26, fig. B. Fourmanoir, 1957, p. 155. Spécimens récoltés. — 38, sur le platier récifal. Remarques. — Cette espèce a été constamment confondue avec E. merra. Il en est vraisemblablement de même d’E. spilotoceps Schultz. Biogéographie. — Difficile à préciser avec certitude sans doute compa¬ rable à celle d’E. mena. Fig. 1. — Epinephelus spilotoceps Schultz. Epinephelus spilotoceps Schultz, 1953 Epinephelus spilotoceps, Schultz, 1953, p. 357-60; fig. 56 et 57. Spécimens récoltés. — 19, sur le platier récifal, tous d’une taille infé¬ rieure à 120 mm. Remarques. — Nous avons également rapproché de cette espèce un certain nombre de spécimens présentant deux taches noires dorsales, et Source : MNHN, Paris 60 LOUIS A. MAUGÉ une selle sur le pédoncule caudal (fig. 1). Ces spécimens par ailleurs corres¬ pondent parfaitement à la description de Schultz. Biogéographie. — Signalée des Iles Marshall, cette espèce à vraisembla¬ blement une aire de répartition comparable à celle d'E. mena avec laquelle elle a été souvent confondue. Epinephelus tukula Morgans, 1959 Epinephelus fuscogultatus, (nec Forskâl) Fourmanoir, 1952, p. 183 (in texte), 184 (liste), 185 (liste). (nec Forskâl) Fourmanoir, 1957, p. 153. Epinephelus lukula, Fourmanoir, 1963, p. 19; pi. XIII, fig. C. Smith, 1963, p. 15 (liste); pl. 14, fig. C. Spécimen récolté. — 1, capturé dans une nasse immergée par 15 mètres de fonds. Biogéographie. — Non connue. Cette espèce a été confondue avec E. fuscogultatus, son aire de répartition devrait recouvrir, au moins partiel¬ lement, celle de cette espèce. Toutefois Fourmanoir signale qu’F. lukula « peut être considéré comme le plus grand Serranidé des régions coralliennes du large ». Genre GRAMMISTES Bloch et Schneider, 1801 Grammistes sexlineatus (Thunberg, 1792) Grammistes sexlinealus, Fowler et Bean, 1930, p. 311-2. Weber et de Beaufort, 1931, p. 4-6, fig. 1. Fourmanoir, 1952, p. 172, 181 (in texte), 185 (liste). Schultz, 1953, p. 385-6; pl. 32 A. Spécimens récoltés. — 10, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique aux Marquises. Genre VARIOLA Swainson, 1839 Variola louti (Forskâl, 1775) Variola louti, Fowler et Bean, 1930, p. 203-6. Weber et de Beaufort, 1931, p. 12-4; fig. 4. Fourmanoir, 1952, p. 184, 185 (listes); pl. XI, fig. B. Schultz, 1953, p. 333 (clef), p. 361-2 (texte); pl. 28. Smith, 1953, p. 192; pl. 17, fig. 426. Fourmanoir, 1957, p. 145-6. Spécimens récoltés. — 4, sur les fonds de 10 à 15 mètres. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. ANTHIIDAE Genre ANTHIAS Bloch, 1792 Source : MNHN, Paris POISSONS SÉLACIENS ET TELÉOSTÉENS 61 Anthias squamipinnis (Peters, 1855) Anthias squamipinnis. Fowler et Bean, 1930, p. 302 (clef), p. 304-8 (texte); fig. 26-27. Weber et de Beaufort, 1931, p. 100 (clef), p. 104-5 (texte). Smith, 1953, p. 201; pl. 20, fig. 459. Fourmanoir, 1957, p. 137. Smith, 1961, p. 362; pl. 34, fig. B C juv., E Ç. Spécimens récoltés. — 4, sur les fonds de 10 à 15 mètres. Biogéographie. —- Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. APOGONIDAE Genre APOGONICHTHYS Bleeker, 1854 Apogonichthys ocellatus (Weber, 1913) Apogon ocellatus, Weber et de Beaufort, 1929, p. 282 (clef), p. 327-8 (texte). Lachner, 1953, p. 441 (clef), p. 471-2 (texte). Fourmanoir, 1957, p. 84. Apogonichthys ocellatus, Smith, 1961, p. 391; pl. 47, fig. J et pl. 48, fig. B. Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal. Biogéographie. — Les seules références en notre possession sont : Marshall (Schultz), Indonésie (Herre, Weber et de Beaufort), Philip¬ pines (Herre), côte Est de l’Afrique entre 31° 20' S et 3° S, ainsi que toutes les îles jusqu’aux Seychelles. Espèce présente à Tuléar. Genre PRISTIAPOGON Klunzinger, 1870 Pristiapogon snyderi (Jordan et Evermann, 1902) Apogon frenalus, Weber et de Beaufort, 1929, p. 295-7 (pro parle). Fourmanoir (nec Valenciennes), 1957, p. 83; fig. 60. Apogon snyderi, Lachner, 1953, p. 437 (clef), p. 453-5 (texte); pl. 33, fig. B. Pristiapogon snyderi Smith, 1961, p. 390; pl. 49, fig. B. Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal. Remarques. — Weber et de Beaufort confondent A. frenalus et A. snyderi en une seule spèce. Ils précisent en effet : « Base of caudal with a dark spot either médian or above the latéral line ». Fourmanoir se réfère à ces auteurs, toutefois le dessin qu’il nous donne à’A. frenatus ne montre aucun rétrécissement sensible de la bande longitudinale noire au niveau du pédoncule caudal. Ceci nous a incité à suivre l’opinion formulée par Smith, suivant laquelle l’espèce décrite par Fourmanoir est en réalité A. snyderi. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical de la côte Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Source : MNHN, Paris 62 LOUIS A. MAUGÉ Genre OSTORHYNCHUS Lacépède, 1802 Ostorhynchus angustatus (Smith et RadclilTe, 1911) Apogon angustatus, Lachner, 1953, p. 439 (clef); fig. 77. Ostorhynchus angustatus, Fowler et Bean, 1930, p. 51. Smith, 1961, p. 401; pl. 46, fig. J. Spécimens récoltés. — 20, sur le platier récifal. Biogéographie. — Mer Bouge, côte Est de l’Afrique, îles de l’Océan Indien occidental, Madagascar, Philippines. CARANGIDAE Genre CARANX Lacépède, 1802 Garanx lugubris Poey, 1861 Caranx lugubris, Woods, 1953, p. 505 (clef), p. 514-5 (texte); pl. 46, fig. A. Fourmanoir, 1957, p. 209-10. Spécimens récoltés. — 3, à la traîne en bordure du platier. Biogéographie. — Probablement circumtropical. Garanx melampygus Cuvier et Valenciennes, 1833 Caranx (Caranx) melampygus, Weber et |de Beaufort, 1931, p. 243 (clef), p. 248-51 (texte). Caranx melampygus, Smith, 1953, p. 216. Woods, 1953, p. 505 (clef), p. 512-4 (texte); pl. 45, fig. B. Munro, 1956, p. 124 (clef), p. 129 (texte); pl. 23, fig. 358. Spécimens récoltés. — 6, à la traîne en bordure du platier. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique aux Marquises. Genre CHORINEMUS Cuvier et Valenciennes, 1831 Ghorinemus sanctipetri Cuvier et Valenciennes, 1831 Chorinemus sanctipetri, Weber et de Beaufort, 1931, p. 276 (clef), p. 280-1 (texte). Smith, 1953, p. 224. Munro, 1956, p. 124 (clef), p. 130 (texte); pl. 24, fig. 367. Fourmanoir, 1963, p. 17. Scombereoides sanctipetri. Woods, 1953, p. 504 ;(clef), p. 511-2 (texte). Spécimen récolté. — 1, à la traîne en bordure du platier. Source : MNHN, Paris POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS 63 Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. MULLIDAE Genre MULLOIDICHTHYS Whitley, 1929 Mulloidichthys auriflamma (Forskâl, 1775) Mulloidichlhys auriflamma, Weber et de Beaufort, 1931, p. 374 (clef), p. 376-8 (texte). Fowler, 1933, p. 261 (clef), p. 263-6 (texte). Smith, 1953, p. 231; pi. 28, fig. 572. Lachner, 1960, p. 39 (clef), p. 42-3 (texte); pl. 78, fig. B. Spécimens récoltés. — 5, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique aux Marquises. Genre PARUPENEUS (1) Bleeker, 1863 Parupeneus barberinus (Lacépède, 1802) Parupeneus barberinus, Weber et de Beaufort, 1931, p. 381 (clef), p. 392-4 (texte); fig. 77. Munro, 1956, p. 162 (clef), p. ;165 (texte); pl. 32, fig. 486. Lachner, 1960, p. 10 (clef), p. 16-18 (texte); pl. 78, fig. D. Pseudupeneus barberinus, Smith, 1953, p. 229; pl. 27, fig. 566. Fourmanoir, 1957, p. 67-8; fig. 50. Spécimens récoltés. — 14, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Parupeneus bifasciatus (Lacépède, 1802) Parupeneus bifasciatus, Weber et de Beaufort, 1931, p. 380 (clef), p. 366-8 (texte); fig. 79. Munro, 1956, p. 162 (clef), p. 164 (texte); pl. 32, fig. 482. Lachner, 1960, p. 11 (clef), p. 19-21 (texte); pl. 77, fig. A. Pseudupeneus bifasciatus, Fowler, 1933, p. 272 (clef), p. 291-4 (texte). Fourmanoir, 1957, p. 68-9. Spécimens récoltés. — 5, sur le platier récifal. (1) Nous suivons ici la position prise par Lachner (1960. p. 3) qui distingue Paru- peneus de Pseudupeneus Bleeker. 1862. d’une part par des caractères de dentition, d’au¬ tre part, par une localisation géographique. Pseudupeneus correspondant aux espèces de l’Atlantique et du Pacifique oriental. Source : MNHN, Paris 64 LOUIS A. MAUGÉ Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical de la côte Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Parupeneus macronema (Lacépède, 1802) Parupeneus macronema, Weber et de Beaufort, 1931, p. 380 (clef), p. 388-90 (texte). Parupeneus macronemus, Munro, 1956, p. 162 (clef), p. 164 (texte); pl. 32, fig. 485. Lachner, 1960, p. 11 (clef). Pseudupeneus macronema, Fourmanoir, 1952, p. 181 (liste), p.J186 (liste). Smith, 1953, p. 229; fig. 565. Fourmanoir, 1957, p. 68. Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. POMAGANT1IIDAE Genre PYGOPLITES Fraser-Brunner, 1933 Pygoplites diacanthus (Boddaert, 1772) Pygoplites diacanlhus, Weber et de Beaufort, 1936,'p. 157-9; fig. 41. Woods et Schultz, 1953, p. 597 (clef), p. 600-1 (texte); pl. 55, fig. B. Fourmanoir, 1957, p. 37. Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10 à 15 mètres. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes ]Est‘de l’Afrique au Pacifique occidental. CHAETODONTIDAE Genre CHAETODON Linné, 1758 Chaetodon guttatissimus Bennett, 1832 Chaetodon guttatissimus, Fowler et Bean, 1929, p. 57 (clef), p. 88-9 (texte). Smith, 1953, p. 238; pl. 32, fig. 602. Fourmanoir, 1957, p. 31 ; fig. 26. Spécimens récoltés. — 2, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indes, Mer Rouge, côte Est de l’Afrique. Chaetodon kleinii Bloch, 1790 Chaetodon kleini, Fowler et Bean, 1929, p. 58 (clef), p. 113-6 (texte). Chaetodon kleinii, Smith, 1953, p. 238; pl. 32, fig. 600. Woods, 1953, p. 568 (clef), p. 580 (texte). Fourmanoir, 1957, p. 31. Source : MNHN, Paris POISSONS SÉLACIENS ET TÉLEOSTÉENS 65 Anisochaetodon (Lepidochaelodon) kleini, Weber et de Beaufort, 1936, p. 95 (clef), p. 99-101 (texte). Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10-15 mètres. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique aux Marshall. Chaetodon lunula (Lacépède, 1803) Chaetodon (Chaetodonlops) lunula, Weber et de Beaufort, 1936, p. 83-86. Chaetodon lunula, Fourmanoir, 1952, p. 172 et 174 (in texte), p. 186 (liste). Smith, 1953, p. 238; pl. 31, fig. 598. Woods, 1953, p. 571-2 (clef), p. 586-7 (texte); pl. 54, fig. A. Fourmanoir, 1957, p. 29; fig. 508 A, B. Spécimens récoltés. — 10, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Chaetodon meyeri Bloch et Schneider, 1801 Chaetodon (Citharoedus) meyeri, Weber et de Beaufort, 1936, p. 69-71; fig. 20. Chaetodon meyeri, Smith, 1953, p. 518; pl. 106, fig. 605 c. Woods, 1953, p. 569 (clef), p. 581 (texte). Fourmanoir, 1957, p. 27; fig. 20. Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10-15 mètres. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical de la côte Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Chaetodon trifasciatus Mungo-Park, 1797 Chaetodon (Rhabdophorus) trifasciatus, Weber et de Beaufort, 1936, p. 54 (clef), p. 66-9 (texte). Chaetodon trifasciatus, Smith, 1953, p. 237; pl. 31, fig. 593. Woods, 1953, p. 570 (clef), p. 584-5 (texte); pl. 51, fig. A. Fourmanoir, 1957, p. 31 ; fig. 25. Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Chaetodon vagabundus Linné, 1758 Chaetodon vagabundus, Smith, 1953, p. 238; pl. 31, fig. 599. Woods, 1953, p. 572 (clef), p. 587-8 (texte); pl. 55, fig. A. Day, 1958, p. 107; pl. 27, fig. 1. Anisochaetodon (Linophora) vagabundus, Weber et de Beaufort, 1936, p. 106-9. Source : MNHN, Paris 66 LOUIS A. MAUGÉ Spécimens récoltés. — 2, sur le platier récifal. Remarques. — La livrée de nos spécimens correspond à celles figurées par Woods et Day et non au dessin de Smith. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Chaetodon xanthocephalus Bennett, 1832 Chaelodon xanthocephalus, Fowler et Bean, 1929, p. 56 (clef), p. 82-3 (texte). Smith, 1953, p. 239; pi. 32, fig. 605. Day, 1958, p. 104; pl. 26, fig. 4. Rhabdophorus xanthocephalus, Munro, 1956, p. 172 (clef), p. 174 (texte); pl. 34, fig. 510. Spécimens récoltés. — 5, sur le platier récifal. Biogéographie. — Océan Indien tropical des côtes africaines à l’Inde. Genre HENIOCHUS Cuvier, 1817 Heniochus acuminatus (Linné, 1758) Heniochus acuminatus, Fowler et Bean, 1929, p. 147 (clef), p. 154-6 (texte). Weber et de Beaufort, 1936, p. 36 (clef), p. 37-9 (texte). Smith, 1953, p. 236; pl. 29, fig. 590. Woods, 1953, p. 567 (clef), p. 576 (texte). Fourmanoir, 1957, p. 26; fig. 19. Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical de la côte Est de l’Afrique au Pacifique occidental. ACANTHURIDAE Genre ACANTHURUS Forskal, 1775 Acanthurus dussumieri Cuvier et Valenciennes, 1835 Acanthurus dussumieri, de Beaufort et Chapman, 1951, p. 135 (clef), p. 155-6 (texte). Spécimens récoltés. —■ 2, sur les fonds de 10 'à 15 mètres (longueur standard : 255, 270 mm.). Remarques. — Nous n'avons disposé pour cette espèce comme seule description valable que de celle de de Beaufort et Chapman qui de plus n’est pas originale. Notre détermination reste douteuse. Parmi les formes d ’Acanthurus à lèvres non cerclées de clair, possédant 9 dents ou plus à chaque mâchoire et des lignes ondulées longitudinales sombres sur la tête, nous n’avons trouvé dans la littérature en notre possession qu’A. mata Cuvier et Valenciennes et cette espèce. La forme Source : MNHN, Paris POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS 67 du profil du museau (1), les proportions du corps, telles qu’elles apparaissent dans Schultz et Woods, ne nous ont pas permis de retenir A. mata. Les spécimens en notre possession répondent aux caractères sui¬ vants (figure 2). Mensurations et description. D : IX, 25; A : III, 24; P : I, i, 15; V : 1,5. Dents : mâchoire inférieure 9 + 9, supérieure 10 + 10. Hauteur 1,85, longueur de la tête 3,35, dans la longueur standard. Diamètre horizontal de l’œil 3,9, hauteur du pédoncule caudal 2,55, longueur de la pectorale depuis l’articulation du premier rayon 1,1, portion post- orbitaire de la tête 5,2, longueur du lobe inférieur de la caudale environ 0,9, celle du lobe supérieur un peu inférieure à 0,9, longueur du museau 1,95, dans la longueur de la tête. Espace interorbitaire charnu 1,25, interorbitaire osseux 1,7, épine du pédoncule caudal 2,7, dans la longueur du museau. Espace interorbitaire charnu 0,65 dans le diamètre horizontal de l’œil. Fig. 2. — Acanlhiirus dussumieri Cuvier et Valenciennes. Angle du profil du museau avec l’axe du corps environ 70°. Distance hori¬ zontale du coin de la bouche au bord du préopercule 1,7 à 2 dans la distance du coin de la bouche au bord de l'orbite. La ligne horizontale joignant le milieu de l’épine pedonculaire au coin de la bouche passe au niveau du bord supérieur de la base de la pectorale. Bord distal de la nageoire caudale crescentique. Pelviennes atteignant le niveau de la troisième épine de l’anale. Narine antérieure circulaire avec un bord membraneux redressé, transformé postérieurement en clapet. Narine (1) Schultz et Woods (1953, p. 639-40) sur des spécimens de 280 et 310 mm. comparent ce profil à celui figuré par Day (1958, pi. XLVIII, fig. 1). Source : MNHN, Paris 68 LOUIS A. MAUGÉ postérieure en forme de fente oblique, également avec un bord redressé, la longueur de la fente au moins égale au diamètre de la narine antérieure. Un profond sillon oblique passe sous les narines depuis le bord antérieur de l’œil, sa longueur est inférieure au diamètre oculaire. Opercule avec une quinzaine de stries. Profil du museau régulièrement et fortement convexe (1). Coloration en formol. Les spécimens en notre possession présentent des maculatures irré¬ gulières brun foncé. Ces maculatures n'ont ni la même extension, ni la même disposition sur les deux spécimens et nous les avons attribuées à un accident de fixation. Corps brun foncé, nageoires sensiblement de la même couleur. Museau, préopercule, opercule avec de 13 à 18 lignes longitu¬ dinales brun foncé, plus ou moins ondulées. Sous la bande interoculaire 4 à 5 lignes partent de la région nasale vers le profil du museau. Une série de lignes semblables, très indistinctes s’étend depuis le profil du front et de la nuque jusqu’à la partie antérieure du dos. Ces lignes disparaissent au niveau de la 2 e ou 3 e épine de la dorsale. La bande interoculaire brun clair est postérieurement bordée d’une ligne brune; elle est soulignée par les lignes brunes de la tête. Elle ne s’étend pas au-delà du bord postérieur de l’ouver¬ ture operculaire. Plus large en arrière de l’œil, où elle excède quelque peu son diamètre vertical, elle se rétrécit en avant de l’œil à un demi-diamètre oculaire et continue en s’amenuisant vers le profil de la tête où elle rejoint sa symétrique. Cette partie antérieure de la bande interoculaire souligne une protubérance osseuse. Lèvres à peine plus foncées que le reste de la tête. Membrane branchiostège noirâtre, cette teinte s’étendant jusqu’à l’angle supérieur de l’opercule. Épine du pédoncule caudal claire, sillon et zone avoisinante largement noirâtre. La base de la caudale, dans les deux spéci¬ mens, présente une zone plus claire s’étendant sur un partie du pédoncule. Pectorale à rayon supérieur brun foncé; les rayons sont plus foncés que la membrane interradiaire; la partie distale de la nageoire présente une bande plus ou moins transparente dont la largeur est sensiblement égale à un demi-diamètre oculaire. Épine et premier rayon de la pelvienne plus foncés que le reste de la nageoire; rayons de la même teinte que la membrane interradiaire. Dorsale et anale étroitement bordées de noir; sur les portions molles, existe une ligne claire submarginale soulignée par une mince ligne brune indistincte. La caudale de la même teinte que le corps ou à peine plus foncée. Biogéographie. —Madagascar, Maurice, Indonésie, Pacifique occidental. Acanthurus elongatus (Lacépède, 1802) Acanthurus elongatus (?), Schultz et Woods, 1953, p. 616-7 (clef), p. 634-6 (texte); pi. 62, fig. C-D, pl. 63, fig. D, pi. 64, iig. D-E. Spécimens récoltés. — 16 adultes sur le platier récifal, et 6 stades Acronurus et post-Acronurus. (1) ue Beaufort et Chapman (1951, p. 156) précisent « Profile of head convcx, mucli sa in large spécimen ». Source : MNHN, Paris POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS Remarques. — Schultz et Woods, comme l’avait précédemment fait Schultz (1943, p. 165-6), placent A. lineolalus Valenciennes dans la syno¬ nymie de cette espèce. Cette position de Schultz a, semble-t-il, été mise en doute par Chapman et de Beaufort (1951, p. 160). Les stades Acronurus et post-Acronurus récoltés ne présentent pas de différences avec la figure 62 G et 63 D de l’ouvrage de ces auteurs, mais les bases de détermination restent les mêmes : nombre de dents et de rayons. En ce qui concerne les spécimens adultes, ce n’est pas sans hésitations que nous les rapprochons de l’espèce décrite par Schultz et Woods. Ils en diffèrent essentiellement par la longueur de la tête infiniment plus petite sur nos spécimens (fig. 3). Nous pouvons donner de cette espèce la description suivante : Mensurations. D : IX-25; A : 111-24; P : I, i, 14; V : 1,5. Dents à la mâchoire supérieure 6 + 6, à la mâchoire inférieure 7 -f- 7. Hauteur 1,9, tête 4,1, dans la longueur standard. Diamètre horizontal de l’œil 3,8, longueur du museau 2,1, portion post-orbitaire de la tête 3,8, moindre hauteur du pédoncule caudal 2,2, longueur de la pectorale 0,75, longueur du lobe inférieur de la caudale mesurée depuis la base de celle-ci 0,7, longueur du lobe supérieur de la caudale 0,6, dans la longueur de la tête. Fig. 3. — Acanlhurus etongalus (Lacépède). Espace interorbitaire 1,1, épine de la caudale 1,25 dans la longueur du museau. Angle du profil du museau avec l’axe du corps environ 68°. Angle formé par les lignes radiantes du centre de l’œil, d’une part vers le coin de la bouche, d’autre part vers l’articulation du premier rayon de la pectorale environ 70°. La ligne joignant le centre de l’épine caudale à l’angle de la bouche, passe sensiblement au niveau de l’articulation du premier rayon de la pectorale. Source : MNHN, Paris 70 LOUIS A. MAUGÉ Coloration en alcool. Corps uniformément brun clair à brun foncé. Lèvres brun foncé. Dorsale de la même couleur que le corps (forme claire) ou plus foncée que lui (forme sombre). Anale toujours plus foncée que le corps. L’une et l’autre avec une étroite ligne marginale brun foncé. Rayon supérieur de la caudale brun foncé, bord distal liséré de blanc, bordure blanche soulignée par une étroite ligne brune submarginalc, reste de la nageoire uniforme et plus foncé que le corps. Pectorale translucide, le rayon supérieur brun sombre. Pelvienne avec l’épine et la moitié distale du premier rayon brun foncé. Gaine de l’épine du pédoncule caudal bordée de noirâtre. Une petite tache noire au niveau de la base des deux derniers rayons de la dorsale et de l’anale, s’étendant à la fois sur les rayons et la membrane. Ces taches débordent tant sur le corps en dessous de la nageoire dorsale que sur les portions dorsale et ventrale du pédoncule caudal où elles forment une selle. Coloration sur le vivant : similaire. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique au Pacifique Occidental. Acanthurus lineatus (Linné, 1758) Acanthurus lineatus, de Beaufort et Chapman, 1951, p. 135 (clef), p. 147-9 (texte). Schultz et Woods, 1953, p. 616 (clef), p. 630-1 (texte). Smith, 1953, p. 240; pl. 33, fig. 610. Fourmanoir, 1957, p. 251. Spécimens récoltés. — 7, sur les fonds de 10 à 15 mètres. Remarques. — Nous n’avons jamais trouvé cette espèce ailleurs qu’en bordure de la pente externe des récifs et sommes tentés de la considérer comme ayant une préférence pour un mode battu. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Acanthurus triostegus (Linné, 1758) Acanthurus Irioslegus, de Beaufort et Chapman, 1951, p. 135 (clef), p. 144-7 (texte). Fourmanoir, 1952, p. 172 et 174 (in texte), p. 186 (liste). Schultz et Woods, 1953, p. 615 (clef), p. 624-6 (texte); fig. 90 b, d et e, pl. 64. A, B, C. Smith, 1953, p. 240; pl. 33, fig. 608. Fourmanoir, 1957, p. 252; fig. 163. Spécimens récoltés. — 50, dont 10 à un stade post-Acronurus. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes africaines à celles du Mexique. Genre CTENOCHAETUS Gill, 1884 Ctenochaetus striatus (Quoy et Gaimard, 1824) Source : MNHN, Paris POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS 71 Ctenochaelus slrialus, Schultz et Woods, 1953, p. 614 (clef), p. 620-4 (texte); pl. 61, fig. A. Smith, 1953, p. 518; fig. 614 a. Spécimens récoltés. — 4, sur le platier récifal. Remarques. — Nous avons identifié nos spécimens principalement en nous basant sur la forme des dents (fig. 4) qui diffère très sensiblement de celle de C. strigosus figurée par de BEAUFORTet Chapman (1951, fig. 24). Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Fig. 4. — Dent de la mâchoire inférieure (à gauche) et dent de la mâchoire supérieure (à droite) de Ctenochaelus striatus (Quoy et Gaimard). Genre ZEBRASOMA Swainson, 1839 Zebrasoma flavescens (Bennet, 1828) Zebrasoma flavescens, de Beaufort et Chapman, 1951, p. 167 (clef), p. 170-1 (texte). Schultz et Woods, 1953, p. 618 (clef), p. 641-2 (texte); pl. 66, fig. B. Fourmanoir, 1957, p. 254-5; fig. 166. Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Zebrasoma veliferum (Bloch, 1828) Zebrasoma veliferum, de Beaufort et Chapman, 1951, p. 167-70; fig. 28. Schultz et Woods, 1953, p. 618 (clef), p. 640-1 (texte). Fourmanoir, 1957, p. 255-6. Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Genre NASO, Lacépède, 1802 Remarque. — J. L. B. Smith (in East African Unicom Fishes from Mozambique, S. Afric. J. Sci, 1955, 6, p. 169-174) a séparé les Nasiques de la famille des Acanthuridae « en raison de l’armature caudale bien diffé¬ rente, constituée par deux ou trois pièces distinctes » (d’après Fourmanoir). Nous n’avons pas cru devoir adopter cette position. Source : MNHN, Paris 72 LOUIS A. MAUGÉ Naso brevirostris (Valenciennes, 1835) Naso brevirostris, Fowler et Bean, 1929, p. 263 (clef), p. 268-71 (texte); fig. 17. de Beaufort et Chapman, 1931, p. 172 (clef), p. 175- 177 (texte). Schultz et Woods, 1953, p. 619 (clef), p. 645-6 (texte); pl. 70. Fourmanoir, 1957, p. 257. Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical de la côte Est de l’Afrique au Pacifique occidental. LEIOGNATHIDAE Genre LEIOGNATHUS Lacépède, 1803 Leiognathus equula (Forskàl, 1775) Leiognalhus equula, Weber et de Beaufort, '1931, p. 314 (clef), p. 322-4 (texte). Schultz, 1953, p. 557 (in texte). Smith, 1953, p. 243; fig. 626. Fourmanoir, 1957, p. 235. Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal. Biogéographie. —- Indo-Pacifique tropical de la côte Est de l’Afrique au Pacifique occidental. GERRIDAE Genre GERRES Cuvier, 1824 Gerres oyena (Forskàl, 1775) Gerres oyena, Weber et de Beaufort, 1931, p. 343 (clef), p. 345-7 (texte). Fowler, 1933, p. 228 (clef), p. 236-41 (texte); fig. 16. Fourmanoir, 1952, p. 170, 174 (in texte), p. 188 (liste). Smith, 1953, p. 244; pl. 35, fig. 629. Spécimens récoltés. — 40, sur le platier récifal. Remarques. — Sur les côtes de la région de Tuléar, Gerres punctatus est constamment mélangé à Gerres oyena. Nous avons effectué à Europa des tris portant sur plusieurs dizaines d’individus adultes sans trouver G. punctatus. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. PEMPHERID AE Genre PEMPHERIS Cuvier, 1829 Pempheris oualensis Cuvier et Valenciennes, 1831 Source : MNHN, Paris POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS 73 Pempheris oualensis, Fowler, 1931, p. 50 (clef), p. 59-61 (texte). Weber et de Beaufort, 1936, p. 212 (clef), p. 216-7 (texte); fig. 255. Smith, 1953, p. 248; pl. 34, fig. 642. Fourmanoir, 1957, p. 24-5, fig. 18. Spécimen résolté. — 1, sur les fonds de 10 à 15 mètres. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. PENTAPODIDAE Genre MONOTAXIS Bennett, 1830 Monotaxis grandoculis (Forskâl, 1775) Monotaxis grandoculis, Fowler, 1933, p. 134. Schultz, 1953, p. 523 (clef), p. 537-8 (texte); pl. 48, fig. A. Smith, 1953, p. 250; pl. 36, fig. 650 (jeune), pl. 107, fig. 650 (adulte). Fourmanoir, 1957, p. 129. Spécimens récoltés. — 4, sur les fonds de 10 à 15 mètres. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. LUTIANIDAE Genre APRION Cuvier et Valenciennes, 1830 Aprion virescens, Cuvier et Valenciennes, 1830 Aprion virescens, Fowler, 1931, p. 185-6. Weber et de Beaufort, 1936, p. 311-2. Schultz, 1953 (clef), p. 538-9 (texte); pl. 48, fig. C. Smith, 1953, p. 251; fig. 652. Fourmanoir, 1957, p. 103-4. Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10 à 15 mètres. Biogéographie. — Indo-pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique aux Hawaii. Genre LUTIANUS Bloch, 1790 Lutianus argent imaculatus (Forskâl, 1775) Lutianus argenlimaculatus, Fourmanoir, 1952, p. 171, 178 (in texte), p. 184 (liste). Smith, 1953, p. 255; fig. 664 et pl. 37, fig. 664. Munro, 1956, p. 134 (clef), p. 135 (texte); pl. 25, fig. 381. Source : MNHN, Paris 74 LOUIS A. MAUGÉ LuIjanus argenlimaculatus, Weber et de Beaufort, 1936, p. 236 (clef), p. 246-8. Fourmanoir, 1961, p. 89. Spécimen récolté. — 10, sur les fonds de 10 à 15 mètres. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Lutianus bohar (Forskàl, 1775) Lutianus bohar, Smith, 1953, p. 255; fig. 667. Munro, 1956, p. 134 (clef), p. 136 (texte); pl. 25, fig. 384. Lutjanus bohar, Weber et de Beaufort, 1936, p. 239 (clef), p. 276-8. Schultz, 1953, p. 523 (clef), p. 532 (texte); pl. 44, fig. B. Fourmanoir, 1957, p. 108; pl. IV, fig. C. Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10 à 15 mètres. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Lutianus gibbus (Forskàl, 1775) Lutianus gibbus, Fourmanoir, 1952, p. 182 (in texte), p. 184 (liste), p. 186 (liste). Smith, 1953, p. 254; pl. 37, fig. 662. Munro, 1956, p. 134 (clef), p. 138 (texte); pl. 26, fig. 396. Lutjanus gibbus, Weber et de Beaufort, 1936, p. 238 (clef), p. 263-5 (texte). Schultz, 1953, p. 522 (clef), p. 529-30 (texte). Fourmanoir, 1957, p. 104-5; fig. 79. Spécimens récoltés. — 5, sur les fonds de 10 à 15 mètres. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Lutianus johni (Bloch, 1792) Lutianus johni, Fourmanoir, 1952, p. 170 (in texte), p. 186 (liste). Smith, 1953, p. 254; pl. 38, fig. 661. Munro, 1956. p. 133 (clef), p. 135 (texte); pl. 25, fig. 380. Lutjanus johni, Weber et de Beaufort, 1936, p. 236 (clef), p. 244-6 (texte). Fourmanoir, 1957, p. 111. Spécimens récoltés. — 5, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Lutianus kasmira (Forskàl, 1775) Lutianus kasmira, Fourmanoir, 1952, p. 184 (liste), p. 186 (liste). Source : MNHN, Paris POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS 75 Smith, 1953, p. 254; pl. 39, fig. 657. Munro, 1956, p. 134 (clef), p. 137 (texte); pl. 25, fig. 390. Lutjanus kasmira, Weber et de Beaufort, 1936, p. 237 (clef), p. 256-9 (texte). Schultz, 1953, p. 522 (clef), p. 530-1 (texte). Fourmanoir, 1957, p. 106. Spécimens récoltés. — 3, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Lutianus fulviflamma (Forskâl, 1775) Lutianus fulviflamma, Fourmanoir, 1952, p. 170 (in texte), p. 186 (liste). Smith, 1953, p. 254; pl. 38, fig. 659. Munro, 1956, p. 134 (clef), p. 136 (texte); pl. 25, fig. 386. Luljanus fulviflamma, Weber et de Beaufort, 1936, p. 239 (clef), p. 270-2 (texte). Fourmanoir, 1957, p. 110; fig. 83. Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Lutianus sanguineus (Cuvier et Valenciennes, 1828) Lutianus sanguineus, Smith, 1953, p. 254; pl. 37, fig. 663. Munro, 1956, p. 134 (clef), p. 138 (texte); pl. 25, fig. 395. Lutjanus sanguineus, Weber et de Beaufort, 1936, p. 238 (clef), p. 265-7 (texte). Fourmanoir, 1957, p. 105-6; fig. 80 et pl. IV, fig. A. Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10 à 15 mètres. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Lutianus vaigiensis (Quoy et Gaimard, 1824) Lutianus vaigiensis, Fourmanoir, 1952, p. 170 (in texte), p. 186 (liste). Smith, 1953, p. 256; fig. 669 et pl. 38, fig. 669. Munro, 1956, p. 134 (clef), p. 137 (texte); pl. 25, fig. 389. Lutjanus vaigiensis, Weber et de Beaufort, 1936, p. 238 (clef), p. 279-81 (texte). Schultz, 1953, p. 523 (clef), p. 532-3 (etxte). Fourmanoir, 1957, p. 110; fig. 82. Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Source : MNHN, Paris 76 I.OUIS A. MAUGÉ CAESIODIDAE Genre CAESIO Lacépède, 1802 Gaesio caerulaureus Lacépède, 1802 Caesio caerulaureus, Schultz, 1953, p. 524 (clef). Smith, 1953, p. 261; pl. 41, fig. 687. Caesio caerulaureus, Fourmanoir, 1957, p. 114-5 fig. 85. Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10 à 15 mètres. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. PLECTORH YNCHIDAE Genre GATERIN ForskAl, 1775 Gaterin harrawayi Smith, 1952 Galerin (Leiteclus) harrawayi, Smith, 1962, p. 488-9; pl. 70, fig. E. Leilectus harrawayi, Fourmanoir, 1961, p. 89. Spécimens récoltés. — 2, sur les fonds de 10 à 15 mètres. Biogéographie. — Mer Rouge, Wamizi, Shimoni, Aldabra, Seychelles, Madagascar. LETHRINIDAE Genre LETHRINELLA Fowler, 1904 Lethrinella xanthocheilus (Klunzinger, 1870) Lethrinella xanthocheilus, Smith, 1959, p. 292; pl. 22, fig. B. Lethrinus xanthocheilus, Wheeler, 1961, p. 38-40; pl. III, fig. 16. Spécimen récolté. — 1 de 420 mm, sur les fonds de 10 à 15 mètres. Biogéographie. — Côte Est de l’Afrique au Nord du 14 e parallèle Sud, signalé de quelques îles de l’Océan Indien dont : Maurice, Aldabra, Seychelles. POMACENTRIDAE Genre ABUDEFDUF Forskàl, 1775 Âbudefduf biocellatus (Quoy et Gaimard, 1825) Abudefduf biocellatus, Fowler et Bean, 1928, p. 124 (clef), p. 166-8 (texte) de Beaufort, 1940, p. 398 (clef), p. 436-9 (texte), (pro parte). Fourmanoir, 1952, p. 172 (in texte), p. 186 (liste). Woods et Schultz, 1960, p. 81 (clef), p. 93-5 (texte), pl. 84, fig. C, (pro parte). Fourmanoir, 1957, p. 197-8. Source : MNHN, Paris POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS 77 Spécimens récoltés. — 29 sur le platier récital (29 à 47 mm). Remarques. — de Beaufort, place A. glaucus (Cuvier et Valen¬ ciennes, 1830) et A. zonatus (Cuvier et Valenciennes, 1830) dans la syno¬ nymie de cette espèce. Woods et Schultz, ne placent que A. zonatus dans la synonymie de biocellatus. Smith, par contre sépare les trois espèces. Nous n’avons trouvé aucune forme intermédiaire entre .4. zonatus et A. biocellatus. En comparant les deux formes, nous avons dans nos spécimens, pour A. zonatus. 1° Une forme qui, entre 20 mm et 60 mm de longueur standard, présente ou non des ocelles sur la dorsale et est sans maculature bleue, sauf sur les exemplaires de 20 mm. Cette forme est toujours dépourvue de barre trans¬ verse blanche sur le corps au niveau des épines 4 à 6 de la dorsale. La coloration finale, très sombre, est similaire à la figure de Smith (1960, pl. 28, fig. 9). En alcool nous constatons : La tache noire nette sur la portion épineuse de la dorsale entre les épines IX et XIII à une taille de 30 mm est très atténuée entre les épines X et XIII sur un spécimen de 42 mm. Elle a totalement disparu sur des exemplaires de 55 mm et 62 mm. La tache sur les rayons 10-13 de la dorsale molle semble au contraire s’accroître : bases des rayons 10-13 à 30 mm, base des rayons 6-13 à 33 mm, presque la totalité des rayons 3-13 à 42 mm et totalité de la portion molle de la nageoire à 55 et 62 mm. La ligne bleue suivant le profil dorsal devient à peine discer¬ nable à 33 mm, nous n’en trouvons aucune trace sur les exemplaires plus grands. La pelvienne claire à 30 mm est brun noir sur les spécimens de 33, 42, 55 et 62 mm. Le point jaune orangé de l’opercule est visible à partir de 42 mm. 2° Une forme à barre claire ou franchement blanche sous les épines IV-VI de la dorsale. L’ocelle sous la dorsale épineuse entre les épines IX et XIII affecte à 34 mm la gaine écailleuse de la nageoire et les écailles interradiaires, mais non la membrane ; seule la gaine est affectée sur des spécimens de 37 à 60 mm. Le diamètre de cet ocelle demeure sensiblement celui de l’œil. Le diamètre de l’ocelle situé à la base des derniers rayons de la dorsale molle demeure comparable à celui de la pupille; il n’affecte sur tous les spécimens que la portion basale de la membrane et des rayons 10-13, il s’étend sur le corps et le pédoncule. La maculature bleue n’est discernable que sur les spécimens de 34 à 37 mm et seulement autour des ocelles. A tous les stades la pelvienne est foncée. La barre blanc franc n’excède pas ou très peu le niveau de la base inférieure de la pectorale. Ces deux formes sont rapportées par Smith à zonatus. Pour la forme typiquement biocellatus, nous avons une persistance en alcool de la ligne bleue sous la dorsale entre 29 et 47 mm. La pelvienne claire à 29 et 37 mm devient foncée à 47 mm. L’ocelle de la dorsale épineuse occupe à 29 mm l’espace compris entre les épines IX à XIII, affecte la membrane interra- diaire et a un diamètre quelque peu supérieur à celui de l'œil; à 37 mm, il n’affecte que l’espace compris entre les épines XI à XIII; il disparaît à 47 mm, taille à laquelle sur nos spécimens deviennent distincts les points clairs sur chaque écaille du corps (vraisemblablement bleutés sur le vivant). L’ocelle de la dorsale épineuse plus petit que la pupille et affectant la base Source : MNHN, Paris 78 LOUIS A. MAUGÉ des rayons 11 à 13 à 29 mm, occupe à 37 mm la base des rayons 5 à 13; il devient subégal à l’œil, noir intense à 47 mm et affecte les rayons 5 à 13. Parmi les caractères mis en valeur par Smith pour séparer les 2 espèces, nous n’avons, sur aucun des spécimens examinés et ayant typiquement la livrée zonatus, trouvé d’écailles cycloïdes rudimentaires sur le suborbitaire alors que celles-ci sont généralement présentes sur biocellatus. Par contre la formule des branchiospines s’élève chez certains spécimens de biocellatus à 9 + 15 y compris les rudiments. Nous avons estimé notre matériel insuffisant pour pouvoir formuler une opinion et avons préféré maintenir, pour le moment, distinctes ces deux formes. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Abudefduf cingulum (Klunzinger, 1871) Abudefduf cingulum, Smith, 1960, p. 334; pl. 30, fig. H et H’. Fourmanoir, 1963, p. 3. Spécimens récoltés. — 9, sur le platier récifal. Biogéographie. — Océan Indien (d’après Smith). Abudefduf dicki (Liénard, 1839) Abudefduf dicki, de Beaufort, 1940, p. 399 (clef), p. 442-3 (texte). Smith, 1960, p. 335; pl. 26, fig. B et C. Woods et Schultz, 1960, p. 81 (clef), p. 97-8 (texte); pl. 86, fig. E. Fourmanoir, 1963, p. 3. Spécimens récoltés. — 5, sur le platier récifal. Remarques. — Nous ne partageons pas l’opinion de Smith, qui situe l’habitat de cette espèce principalement en eau profonde aux environs des récifs. Sur la côte de Tuléar nous l’avons trouvée aussi souvent sur les fonds de 15-20 mètres sur les 2 pentes du récif qu’en eau peu profonde, tant sur le platier friable que dans le faciès à Acropora. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Abudefduf glaucus (Cuvier et Valenciennes, 1830) Abudefduf glaucus. Woods et Schultz, 1960, p. 81 (clef), p. 92 (texte); pl. 87, fig. A. Smith, 1960, p. 336-7; pl. 29, fig. F. Fourmanoir, 1963, p. 3. Spécimens récoltés. — 84, sur le platier récifal. Biogéographie. — Côte Est de l’Afrique entre Inhaca et les Seychelles, Indes, Indonésie jusqu’à Guam. Source : MNHN, Paris POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS 79 Abudefduf imparipennis (Vaillant et Sauvage, 1875) Abudefduf imparipennis, Smith, 1960, p. 338; pl. 31, fig. D. Woods et Schultz, 1960, pl. 81 (clef), p. 98- 100; pl. 87, fig. E. Spécimens récoltés. — 29, sur le platier récifal. Biogéographie. — Hawaii, Bikini, Eniwetok, Rongelap, côte Est de l’Afrique de Baixo Pinda vers le Nord, Aldabra, Seychelles. Abudefduf lacrymatus (Quoy et Gaimard, 1824) Abudefduf lacrymatus, de Beaufort, 1940, p. 399 (clef), p. 439-40 (texte). Fourmanoir, 1957, p. 197. Smith, 1960, p. 334; pl. 26, fig. H. Woods et Schultz, 1960, p. 81-2 (clef), p. 100-1 (texte); pl. 87, fig. B. Spécimens récoltés. — 4, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Abudefduf leucogaster (Bleeker, 1847) Abudefduf leucogaster, de Beaufort, 1940, p. 396 (clef), p. 416-8 (texte). Fourmanoir, 1957, p. 198. Smith, 1960, p. 335; pl. 29, fig. D. Spécimens récoltés. — 7, sur le platier récifal. Biogéographie. — Côte Est de l’Afrique de Baixo Pinda à la Mer Rouge, Inde, Indonésie, Pacifique occidental. Abudefduf mêlas (Cuvier et Valenciennes, 1830) Abudefduf mêlas, de Beaufort, 1940, p. 397 (clef), p. 424-5 (texte). Smith, 1960, p. 336; pl. 30, fig. C. Spécimens récoltés. — 10, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Abudefduf notatus (Day, 1870) Abudefduf notatus, de Beaufort, 1940, p. 395 (clef), p. 408-9 (texte). Smith, 1960, p. 332; pl. 30, fig. E. Spécimens récoltés. — 10, sur le platier récital. Biogéographie. — Inhaca, Pinda, Seychelles, Inde, Indonésie, Pacifique occidental. Abudefduf saxatilis (Linné, 1758) Abudefduf saxatilis, Fourmanoir, 1957, p. 195-6. Woods et Schultz, 1960, p. 79 (clef), p. 84-5 (texte); pl. 85, fig. B. Smith, 1960, p. 332; pl. 29, fig. B. Source : MNHN, Paris 80 LOUIS A. MAUGÉ Abudefduf saxalilis, Fourmanoir, 1952, p. 170 (in texte), p. 187 (liste). Spécimens récoltés. — 38, sur les fonds de 10 à 15 mètres. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes africaines aux Galapagos. Abudefduf sordidus (Forskàl, 1775) Abudefduf sordidus, de Beaufort, 1910, p. 395 (clef), p. 399-401 (texte). Fourmanoir, 1952, p. 170 (in texte), p. 187 (liste). Smith, 1960, p. 333; pl. 29, fig. E. Woods et Schultz, 1960, p. 79 (clef), p. 83-4 (texte); pl. 86, fig. D. Fourmanoir, 1957, p. 196. Spécimens récoltés. — 7, dans des flaques du médio-littoral supérieur. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Abudefduf sparoides (Cuvier et Valenciennes, 1830) Abudefduf sparoides, Fourmanoir, 1957, p. 196; fig. 137. Smith, 1960, p. 335; pl. 29, fig. H. Spécimens récoltés. — 24, sur le platier récifal. Biogéographie. — Espèce apparemment limitée à l’Océan Indien occi¬ dental (d’après Smith). Abudefduf xanthozonus (Bleeker, 1853) Abudefduf leucozona, Fourmanoir, 1957, p. 197, (nec Bleeker). Abudefduf xanlhozona, de Beaufort, 1940, p. 398 (clef), pp. 434-6 (texte). Abudefduf xanlozonus, Smith, 1960, p. 337-8; pl. 31, fig. B. Fourmanoir, 1963, p. 3. Spécimens récoltés. —- 28, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Abudefduf zonatus (Cuvier et Valenciennes, 1830) Abudefduf zonatus, Smith, 1960, p. 337; pl. 28, fig. G et pl. 30, fig. A. Fourmanoir, 1963, p. 3. Spécimens récoltés. — 55, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Genre CHROMIS Cuvier, 1814 Chromis dimidiatus (Klunzinger, 1871) Chromis dimidiatus, de Beaufort, 1940, p. 450 (clef), p. 460-1 (texte). Fourmanoir, 1957, p. 200. Source : MNHN, Paris 81 POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS Smith, 1960, p. 324; pl. 31, fig. 1. Woods et Schultz, 1960, p. 66 (clef), p. 72-76 (texte); pl. 83, fig. B. Spécimens récoltés. — 6, sur les fonds de 10 à 15 mètres. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Chromis nigrurus Smith, 1960 Chromis nigrurus Smith, 1960, p. 325; pl. 29, fig. 1. Spécimens récoltés. — 23, sur le platier récifal.. Biogéographie. — Côte Africaine d'Inhaca vers le Nord et sur la plus grande partie de l’Océan Indien (d’après Smith). Chromis opercularis (Günther, 1866) Chromis opercularis, FowleretBean, 1928, p. 31 (clef), p. 47-50(texte)(?), Smith, 1960, p. 325; pl. 26, fig. K. Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal. Remarques. — Il nous semble fort peu probable que l’espèce décrite par Fowler et Bean soit celle signalée par Smith comme Chromis oper¬ cularis. Biogéographie. — Océan Indien occidental. Décrite de Zanzibar (type) par Günther, d’Aldabra et de la côte africaine au Nord de Bazaruto par Smith. La description de Sauvage (1891, p. 435-6) est faite dans le cadre de l’ouvrage de cet auteur : la zone malgache et ne correspond qu’au poisson de Zanzibar. Genre LEPIDOCHROMIS Fowler et Bean, 1928 Lepidochromis brunneus Smith, 1960 Lepidochromis brunneus Smith, 1960, p. 328-9; pl. 32, fig. B. Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal. Longueur standard 44 mm. Remarques. — L’érection de ce nouveau genre nous semble justifiée par les caractères qui séparent les deux formes connues de Lepidochromis des espèces connues de Dascyllus et de Chromis : présence d’écailles auxi¬ liaires sur la tête et sur la portion antéro-supérieure du corps, préopercule denticulé sur son bord postérieur seulement. Dents en bande à chaque mâchoire. Notre spécimen montre en outre la présence dans la série externe de deux dents agrandies faiblement caniniformes. Le seul caractère qui nous semble séparer véritablement les deux espèces connues est celui de la dentition. Nous avons eu beaucoup de 'difficultés sur notre spécimen à constater l’existence d’au moins trois rangées internes de dents en plus de la série externe, d’autant que l’une de ces séries quelque peu agrandie est la seule qui soit visible au premier examen sous binoculaire. Smith met en cause la forme et la coloration de la nageoire anale des spécimens de Woods et Schultz. La figure de Woods et Schultz, est une photographie, elle nous Source : MNHN, Paris 82 LOUIS A. MAUGÉ semble visiblement retouchée, elle ne permet pas à notre sens de tirer de conclusions, d’autant plus que la nageoire anale est repliée vers l’arrière, fait susceptible d’en modifier l’apparence. Biogéographie. — Iles du Canal de Mozambique, Paixa, Malindi, Sey¬ chelles {d’après Smith). Genre LEPIDOZYGUS Günther, 1862 Lepidozygus anthioides Smith, 1955 Lepidozygus anthioides, Smith, 1960, p. 321 ; pl. 31, lig. K. Spécimens récoltés. — 10, sur fonds de 10 à 15 mètres. Biogéographie. — Océan Indien, de Bazaruto vers le Nord (d’après Smith). LABRIDAE Genre CHEILINUS Lacépède, 1802 Cheilinus trilobatus, Lacépède, 1802 Cheilinus trilobatus de Beaufort, 1940, p. 75 (clef), p. 79-81 (texte). Fourmanoir, 1957, p. 179; fig. 125. Schultz, 1960, p. 154 (clef), p. 162-3 (texte); pl. 85, fig. A et B. Spécimens récoltés. — 2, sur les fonds de 10 à 15 mètres. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Genre CORIS Lacépède, 1802 Coris aygula (1) Lacépède, 1802 Coris aygula, de Beaufort, 1940, p. 242 (clef), p. 247-9 (texte). Schultz, 1960, p. 177 (clef), p. 181-3 (texte); fig. 99, pl. 98, fig. D, E, F. Coris angulata, Fourmanoir, 1957, p. 173-4; fig. 123. Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10-15 mètres (adulte). Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Genre EPIBULUS Cuvier, 1815 Epibulus insidiator (Pallas, 1770) Epibulus insidiator, de Beaufort, 1940, p. 73-74 ; fig. 15. Schultz, 1960, p. 137-8, fig. 95. (1) Nous suivons ici de Beaufort et Schultz dans l'appellation de cette espèce pour laquelle Fowler et Bran, Smith et Fourmanoih utilisent le nom spécifique d ’angu- Source : MNHN, Paris POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS 83 Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10 à 15 mètres. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Genre GOMPHOSUS Lacépède, 1802 Gomphosus varius Lacépède, 1802 Gomphosus varius, de Beaufort, 1940, p. 112 (clef), p. 114-7 (texte); fig. 21. Fourmanoir, 1952, p. 184 (liste), p. 187 (liste) Schultz, 1960, p. 199 (clef), p. 200-1 (texte); pl. 100 fig. B. Fourmanoir, 1957, p. 165. Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Genre HALICHOERES Rüppell, 1835 Halichoeres centriquadrus (Lacépède, 1802) Halichoeres centiquadrus, de Beaufort, 1940, p. 177 (clef), p. 189-92 (texte). Halichoeres centriquadrus, Fourmanoir, 1952, p. 184 (liste), p. 187 (liste). Fourmanoir, 1957, p. 168-9. Schultz, 1960, p. 225 (clef). Spécimens récoltés. — 2, sur les fonds de 10 à 15 mètres. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Halichoeres kawarin (Bleeker, 1852) Halichoeres kawarin, de Beaufort, 1940, p. 181 (clef), p. 227-8 (texte). Smith, 1953, p. 507; pl. 55, fig. 792 a. Fourmanoir, 1957, p. 169; fig. 120. Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal. Biogéographie. — Seychelles, Inhaca, Anjouan, Tuléar, Indonésie, Pacifique occidental. Halichoeres marginatus Rüppell, 1835 Halichoeres marginatus, de Beaufort, 1940, p. 178 (clef), p. 197-99 (texte). Schultz, 1960, p. 226 (clef), p. 237-8 (texte); pl. 105, fig. A-C. Source : MNHN, Paris 84 LOUIS A. MAUGK Spécimen récolté. — 1, sur le platier récitai. Biogéographie. —Mozambique, Aldabra, Maurice, Seychelles, Mer Rouge vraisemblablement Indo-Pacifique des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Halichoeres scapularis (Bennett, 1831) Halichoeres scapularis, de Beaufort, 1940, p. 177 (clef), p. 186-8 (texte). Smith, 1953, p. 290; pl. 55, fig. 795. Fourmanoir, 1957, p. 169. Schultz, 1960, p. 225 (clef). Spécimens récoltés. — 44, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Genre HOLOGYMNOSUS Lacépède, 1802 Hologymnosus semidiscus (Lacépède, 1802) Hologymnosus semidiscus, de Beaufort, 1940, p. 253-5; fig. 37. Smith, 1953, p. 292; pl. 59, fig. 810. Fourmanoir, 1957, p. 175. Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10-15 mètres. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Genre STETHOJULIS Günther, 1861 Stethojulis albovittata (Bonnaterre, 1788) Slethojulis albovillala, de Beaufort, 1940, p. 156 (clef), p. 159-61 (texte). Smith, 1953, p. 291 ; pl. 57, fig. 802. Fourmanoir, 1957, p. 172. Schultz, 1960, p. 208-9 (clef). Spécimens récoltés. — 40, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Stethojulis axillaris (Quoy et Gaimard, 1824) Slelhojulis axillaris, de Beaufort, 1940, p. 156 (clef), p. 167-9 (texte); fig. 28. Smith, 1953, p. 291 ; pl. 57, fig. 800. Fourmanoir, 1957, p. 171-2. Schultz, 1960, p. 208 (clef),p. 212-3 (texte); pl. 100, fig. E. Source : MNHN, Paris POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS 85 Spécimens récoltés. — 88, sur le platier récitai. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Genre THALASSOMA Swainson, 1839 Thalassoma amblycephalus (Bleeker, 1856) Thalassoma amblycephalus, de Beaufort, 1940, p. 119 (clef), p. 136-7 (texte). Schultz, 1960, p. 185 (clef), p. 192-4; fig. 100 e, 101, pl. 91, fig. C. Spécimens récoltés. — 4, avec la livrée “ amblycephalus ”, sur le platier récifal. Remarque. — Selon Schultz, est la forme jeune de A. melanochir, Bleeker, 1857. Smith (1963) maintient les deux espèces. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Thalassoma hardwickei (Bennett, 1830) Thalassoma hardwicke, Fourmanoir, 1952, p. 187 (liste). Smith, 1953, p. 287; pl. 53, fig. 780. Fourmanoir, 1957, p. 164. Thalassoma hardwickei, Schultz, 1960, p. 184 (clef), p. 186-8 (texte); pl. 107, fig. D. Thalassoma hardwicki, de Beaufort, 1940, p. 118 (clef), p. 122-4 (texte); fig. 22. Fourmanoir, 1952, p. 170 (in texte). Spécimens récoltés. — 25, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Thalassoma hebraicum (Lacépède, 1802) Thalassoma hebraicum, Smith, 1953, p. 287; pl. 53, fig. 778. Fourmanoir, 1957, p. 163-4; fig. 117. Spécimens récoltés. — 47, sur le platier récifal. Biogéographie. — Côtes Est de l’Afrique à l’Inde. Thalassoma umbrostigma (Rüppell, 1835) Thalassoma umbrostigma, de Beaufort, 1940, p. 118 (clef), p. 125-6 (texte). Thalassoma umbroslygma, Schultz, 1960, p. 185 (clef), p. 189-90; pl. 99, fig. E. Spécimens récoltés. — 29, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Source : MNHN, Paris LOUIS A. MAUGÉ CALLYODONTIDAE Genre CALLYODON Gronow, 1754 Gallyodon apridentatus Smith, 1956 Callyodon apridenlatus Smith, 1959, p. 279; pl. 44, fig. F. Spécimens récoltés. — 2, sur les fonds de 10 à 15 mètres. Remarques. — Pour Schultz, cette espèce doit être mise en synonymie de Scarus harid Forskâl. Biogéographie. — Partie centrale de l’Indo-Pacifique tropical (d’après Smith). Callyodon lepidus (Jenyns, 1842) Callyodon lepidus, Smith, 1959, p. 279; pl. 41, fig. J. Scarus lepidus, Schultz, 1958, p. 81-2; pl. 3, fig. c, pl. 15, fig. b, c. Spécimens récoltés. — 2, sur les fonds de 10 à 15 mètres. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Callyodon madagascariensis (Steindachner, 1888) Callyodon madagascariensis, Smith, 1958, p. 279; pl. 44, fig. J. Scarus madagascariensis, Schultz, 1958, p. 94-5; pl. 18, fig. D. Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal. Biogéographie. — Océan Indien occidental. Genre CHLORURUS (1) Swainson, 1839 Chlorurus strongylocephalus (Bleeker, 1854) Chlorurus strongylocephalus, Smith, 1959, p. 280; pl. 42, fig. C et F, pl. 44, fig. G. Spécimens récoltés. — 2 ? et 1 sur les fonds de 10 à 15 mètres. Biogéographie. — Océan Indien, Indonésie. Genre XANOTHON (1) Smith, 1956 Xanothon bataviensis (Bleeker, 1857) Xanothon bataviensis, Smith, 1959, p. 278. Spécimens récoltés. — 23, sur le platier récifal. Formes toutes de colo¬ ration brune (Smith, 1956, pl. 45, fig. E). (1) Schultz, 1958, ne reconnaît pas ce genre. Source : MNHN, Paris POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS 87 Biogéographie. — de l’Océan Indien au Pacifique central (d’après Smith). Xanothon bipallidus Smith, 1956 Scarus bipallidus, Schultz, 1958, p. 131-2; fig. 31. Xanothon bipallidus, Smith, 1959, p. 278; pl. 41, fig. D. Spécimens récoltés. — 2, sur les fonds de 10 à 15 mètres. Biogéographie. — Totalité de l’Océan Indien occidental, Mer Rouge (d’après Smith). Xanothon capitaneus (Valenciennes, 1839) Callyodon capilaneus, Fourmanoir, 1957, p. 185. Xanothon capilaneus, Smith, 1959, p. 278; pl. 41, fig. F. Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10 à 15 mètres. Remarque. — Schultz place cette espèce dans la synonymie de Scarus cyanescens Cuvier et Valenciennes. Biogéographie. — Océan Indien occidental (d’après Smith). Xanothon carifanus Smith, 1956 Xanothon carifanus, Smith, 1959, p. 278; pl. 42, fig. D. Spécimens récoltés. — 4. sur les fonds de 10 à 15 mètres. Remarque. — Schultz place cette espèce dans la synonymie de Scarus laeniurus Cuvier et Valenciennes. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical (d’après Smith). Xanothon erythrodon (Cuvier et Valenciennes, 1839) Xanothon erythrodon, Smith, 1959, p. 278. Spécimens récoltés. — 3, sur les fonds de 10 à 15 mètres. Remarque. — Schultz place cette espèce dans la synonymie de Scarus sordidus Forskâl. Biogéographie. — Océan Indien occidental (d’après Smith). Xanothon oktodon (Bleeker, 1861) Xanothon oktodon, Smith, 1959, p. 278; pl. 41, fig. K. Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10 à 15 mètres. Remarques. — Schultz rapporte cette espèce à Scarus forsteri Cuvier et Valenciennes, forme pour laquelle Smith retient l’appellation spécifique de Xanothon balaviensis (Bleeker). Smith admet l’hypothèse qu’il puisse s’agir d’un dichromisme sexuel, mais maintient oktodon distinct “as we hâve this brown fish at greater lengths than coloured bataviensis" . A notre sens s’il existe un rapport entre oktodon et bataviensis ce rapport ne peut être que oktodon forme femelle de bataviensis, donc susceptible de croître en taille sous une forme brune. Biogéographie. — Océan Indien au Pacifique (d’après Smith). Source : MNHN, Paris 88 LOUIS A. MAUGÉ SPHYRAENIDAE Genre AGR10P0SPHYRAENA Fowlf.r, 1903 Agrioposphyraena barracuda (Walbaum, 1792) Agrioposphyraena barracuda, Smith, 1956, p. 41 ; pl. I, fig. a, b, c. Sphyraena barracuda, Schultz, 1953, p. 279 (clef), p. 283-4; pl. 23 A. Fourmanoir, 1957, p. 74; fig. 55. Spécimen récolté. — 1, à la traîne sur les fonds de 10 à 15 mètres. Biogéographie. — Circumtropical. GOBIIDAE Genre ACENTROGOBIUS Bleeker, 1874 Acentrogobius cauerensis (Bleeker, 1853) Acentrogobius cauerensis, Koumans, 1953, p. 54 (clef), p. 68-70 (texte). Fourmanoir, 1957, p. 243-4. Smith, 1959, p. 202; pl. 11, fig. C et D. Spécimens récoltés. — 10, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. ELEOTRIDAE Genre ELEOTRIODES Bi.eeker, 1858 Eleotriodes strigatus (Broussonnet, 1782) Eleotriodes strigatus, Koumans, 1953, p. 333 (clef), p. 334-5 (texte). Fourmanoir, 1957, p. 248. Smith, 1958, p. 151; pl. I, fig. D. Spécimens récoltés. — 9, sur le platier récifal. Biogéographie. — Côte Est africaine au Nord du 12 e parallèle Sud, Anjouan, Aldabra, Seychelles, Tuléar, Indonésie Pacifique occidental. ECHENEIDAE Genre ECHENEIS Linné, 1758 Echeneis naucrates Linné, 1758 Echeneis naucrates, Fourmanoir, 1952, p. 187 (liste). Smith, 1953, p. 342; fig. 949. Fourmanoir, 1957, p. 230; pl. XIV, fig. D. Spécimens récoltés. — 2, pris au tramail en même temps que C.nrcha- rhinus johnsoni et Carcharhinus melanopterus. Biogéographie. — Circumtropical. Source : MNHN, Paris POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS 89 SALARIIDAE Genre CIKRIPECTUS Swainson, 1839 Cirripectus cruentus Smith, 1959 Cirripeclus cruentus, Smith, 1959, p. 238; pl. 18, fig. F. Spécimen récolté. — 1, sur le platier récital. Biogéographie. — Connu à la date de la publication de Smith uni¬ quement par le type provenant de Pinda. Présent à Tuléar. Cirripectus variolosus (Cuvier et Valenciennes, 1836) Cirripectus, variolosus, de Beaufort et Chapman 1951, p. 247 (clef), p. 249-51 (texte). Smith, 1959, p. 238; pl. 19, fig. L. Schultz et Chapman, 1960, p. 308-9 (clef), p. 311-12 (texte); pl. 116, fig. D et E. Spécimens récoltés. — 122, sur le platier récitai. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical de la côte Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Genre ISTIBLENNIUS Whitley, 1943 Istiblennius bellus impudens Smith, 1959 Isliblennius bellus impudens Smith, 1959, p. 242; pl. 14, fig. M. Spécimens récoltés. — 102, sur le platier récital. Biogéographie. — Pinda, Delgado, Shimoni, Tanzanie, Juan de Nova, St-Pierre, Tuléar. Istiblennius edentulus (Bloch et Schneider, 1801) Alticops oryx, Fourmanoir, 1952, p. 169 (in texte), p. 187 (liste). Istiblennius edentulus, Smith, 1959, p. 243; fig. 6, pl. 14, fig. G. Salarias edentulus, de Beaufort et Chapman, 1951, p. 294 (clef), p. 328-32 (texte). Fourmanoir, 1957, p. 263-4; fig. 171. Schultz et Chapman, 1960, p. 345-6 (clef), p. 353-5 (texte); pl. 118, fig. A et B. Spécimens récoltés. — 215, sur le platier récital. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. CARAPIDAE Genre JORDANICUS Gilbert, 1905 Jordanicus gracilis (Bleeker, 1856) Source : MNHN, Paris 90 LOUIS A. MAUGÉ Jordanicus gracilis, Smith, 1955, p. 404-5, fig. 1. Schultz, 1960, p. 391-2; pl. 120, fig. F. Spécimen récolté. — 1, trouvé libre au cours d’un empoisonnement sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique de la côte Est de l’Afrique jusqu’au Japon, Hawaii et Fidji (d’après Smith). SCORPAENIDAE Genre SEBASTAPISTES Gill, in Streets, 1878 Sebastapistes kowiensis (Smith, 1936) Scorpaena kowiensis, Fourmanoir, 1952, p. 187 (liste). Fourmanoir, 1957, p. 271. Sebastapistes kowiensis, Smith, 1957, p. 54-55; fig. 2 et pl. II, fig. D. Spécimens récoltés. — 8, sur le platier récifal. Biogéographie. — Océan Indien occidental. Sebastapistes nuchalis (Günther, 1874) Sebastapistes nuchalis, Smith, 1957, p. 54; fig. 2 et pl. II, fig. B. Spécimens récoltés. — 2, sur le platier récifal. Biogéographie. — Océan Indien occidental. Pacifique occidental. Genre SCORPAENODES Bleeker, 1857 Scorpaenodes guamensis (Quoy et Gaimard, 1824) Scorpaenodes guamensis, Fourmanoir, 1957, p. 272. Smith, 1957, p. 65-6; fig. 5 et pl. I, fig. G, D. Spécimens récoltés. — 5, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. MORINGUIDAE Genre MORINGUA Gray, 1831 Remarques. — 20 exemplaires de Moringua ont été ramenés d’Europa, provenant tous de flaques à fonds de sable du platier récifal. Il ne nous a pas été possible de déterminer avec quelques certitude les formes inférieures à 25 cms de longueur totale. Moringua javanica (Kaup, 1865) Moringua javanica, Schultz, 1953, p. 86 (clef), p. 91-92 (texte); fig. 19 c. Spécimens récoltés. — 7, sur le platier récifal. Source : MNHN, Paris POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS 91 Remarque. — Nous n’avons pas cru devoir séparer l’un des spécimens dont la tête est comprise plus de 20 fois dans la longueur totale. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical. Moringua macrocephala (Bleeker, 1863) Moringua macrocephala, Schultz, 1953, p. 86-7 (clef), p. 92-3 (texte). Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, la limite la plus occidentale selon notre documentation serait les Indes. CONGRIDAE Genhe CONGER Cuvier, 1817 Conger cinereus Rüppell, 1828 Conger cinereus, Weber et de Beaufort, 1916, p. 258-9; fig. 107-8. Smith, 1953, p. 393; pl. 99, fig. 1.111. Fourmanoir, 1957, p. 296-7. Spécimens récoltés. —- 6, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. MURAENIDAE Genre ECHIDNA Forster, 1788 Echidna nebulosa (Ahl, 1789) Echidna nebulosa, Weber et de Beaufort, 1916, p. 345 (clef), p. 348- 50 (texte); fig. 170. Schultz, 1953, p. 100 (clef), p. 104-5 (texte); fig. 21 c, pl. 6, fig. B. Smith, 1962, p. 423; pl. 60, fig. F. Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Echidna polyzona (Richardson, 1844) Echidna polyzona, Weber et de Beaufort, 1916, p. 345 (clef), p. 346-8 (texte); fig. 169. Schultz, 1953, p. 100 (clef), p. 102-4 (texte); fig. 21 a. Fourmanoir, 1957, p. 298; fig. 162. Smith, 1962, p. 423; pl. 60, fig. D. Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Source : MNHN, Paris A. MAUGÉ Genre GYMNOTHORAX Bloch, 1795 Gymnothorax favagineus Bloch et Schneider, 1801 Lycodonlis favagineus, Smith, 1962, p. 433; pl. 55, E, F, G. Spécimen récolté. — 1, sur le platier récital. Remarque. — La murène figurée par Fourmanoir (1957, p. 299, fig. 193) sous le nom de L. favagineus est, sur les bases proposées par Smith, L. per¬ mises, Smith 1962. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Gymnothorax flavimarginatus (Rüppell, 1828) Gymnothorax flavimarginatus, Schultz, 1953, p. 112 (clef), p. 130-1 (texte); fig. 27 e. Lycodonlis flavimarginatus, Smith, 1962, p. 435; pl. 59, fig. A. Lycodonlis lemayi, Fourmanoir, 1952, p. 188 (clef). Muraena ( Gymnothorax) flavimarginata, Weber et de Beaufort, 1916, p. 361 (clef), p. 374-5 (texte). Spécimens récoltés. —- 2, sur le platier récifal. Biogéographie. — Régions tropicales des Océans Indien et Pacifique. Gymnothorax margaritophorus Bleeker, 1865 Gymnothorax margaritophorus, Schultz, 1953, p. 113 (clef), p. 136-7 (texte); fig. 27 f. Lycodonlis margaritophorus, Smith, 1962, p. 434; pl. 62, fig. C. Muraena ( Gymnothorax) margaritophora, Weber et Beaufort, 1916, p. 362 (clef), p. 382 (texte). Specimens récoltés. — 2, sur la platier récifal. Biogéographie. — Indonésie, Queensland, Mafia, Bazaruto, Tuléar. Gymnothorax petelli (Bleeker, 1856) Gymnothorax petelli, Schultz, 1953, p. 112 (clef), p. 133-4; fig. 10 d. Lycodonlis petelli, Smith, 1962, p. 435; pl. 58, fig. B. Fourmanoir, 1963, p. 24; fig. 15. Muraena (Gymnothorax) petelli, Weber et de Beaufort, 1916, p. 372. Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Gymnothorax ruppelli (McClelland, 1845) Gymnothorax ruppelli, Schultz, 1953, p. 112 (clef), p. 132-3 (texte); fig. 10 f. Source : MNHN, Paris POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS 93 Lycodontis ruppelli, Smith, 1962, p. 434; pl. 58, fig. C. Muraena ( Gymnolhorax) ruppelli, Weber et de Beaufort, 1916, p. 361 (clef), p. 372-3 (texte). Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Gymnothorax undulatus (Lacépède, 1803) Gymnolhorax undulatus, Schultz, 1953, p. 113 (clef), p. 137-8 (texte); fig. 27 g, pl. 14, fig. B. Lycodontis undulatus, Smith, 1953, p. 439; pl. 57, fig. A-E. Fourmanoir, 1963, p. 24. Muraena ( Gymnothorax) undulata, Weber et de Beaufort, 1916, p. 363 (clef), p. 376-8 (texte); fig. 186. Spécimens récoltés. — 1, sur le platier récifal, 2 à la ligne vers 100 mètres de fonds. Ces deux derniers spécimens dépassent 1 mètre. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Genre UROPTERYGIUS Rüppell, 1835 Uropterygius tigrinus (Lesson, 1828) Uruplerygius tigrinus, Schultz, 1953, p. 140 (clef). Smith, 1962, p. 426-7; fig. 3. Spécimens récoltés. — 2, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Genre SIDERE A Kaup, 1856 Siderea grisea (Lacépède), 1803 Siderea grisea, Smith, 1962, p. 441; pl. 61, fig. C. Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal. Biogéographie. — Océan Indien occidental. Siderea picta (Ahl, 1789) Gymnothorax pictus, Schultz, 1953, p. 110 (clef), p. 123-4 (texte); fig. 23 g, pl. 13, fig. C. Muraena (Gymnothorax) picta, Weber et de Beaufort, 1916, p. 361 (clef), p. 363-5 (texte); fig. 175, 180, 182-3. Siderea picta, Fourmanoir, 1952, p. 170, 172 (in texte), p. 188 (liste). Fourmanoir, 1957, p. 300. Smith, 1962, p. 440-1 ; pl. 61, fig. A et B. Source : MNHN, Paris POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS 95 Rhinecanthus aculeatus, Fourmanoir, 1952, p. 172, 181 (in texte), p. 188 (liste). Smith, 1953, p. 410; pl. 91, fig. 1169. Munro, 1956, p. 270 (clef), p. 272; pl. 63, fig. 791. Fourmanoir, 1957, p. 287-8. Spécimens récoltés. — 15, sur le platier récif al. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique Pacifique occidental. Rhinecanthus rectangulus (Bloch et Schneider, 1801) Rhinecanthus redangulus, Smith, 1953, p. 410; pl. 91, fig. 1170. Fourmanoir, 1957, p. 288; fig. 184. Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique Pacifique occidental. OSTRACIONTIDAE (1) Genre O STR AC ION Linné, 1758 Ostracion lentiginosum Bloch, 1801 Oslracion lentiginosa, Munro, 1956, p. 277; pl. 54, fig. 809. Ostracion lentiginosum, Smith, 1953, p. 412; pl. 92, fig. 1176. Fourmanoir, 1957, p. 295. Spécimens récoltés. — 2, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique (d’après Smith). (1) Pour famille Berg propose le d’Ostraciidae, Bertin celui d’Ostra- 94 LOUIS A. MAUGÉ Spécimens récoltés. — 3, sur le platier récitai. Remarques. — Nous n’avions jamais noté de manifestation d’agressi¬ vité de la part des Murènes en général. S. picla, comme toutes les autres, fuit généralement. Nous avons constaté à Europa, dans une flaque fermée, d’où elle n’avait aucune possibilité de fuite, que cette espèce était capable de faire front, sortant même la tête hors de l’eau. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique à celles du Mexique. MONACANTHIDAE Genre AMANSES Gray, 1833 Amanses sandwichiensis (Quoy et Gaimard, 1824) Amanses sandwichiensis, Smith, 1953, p. 403; fig. 1144 etpl. 88, fig. 1144. Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. BALISTIDAE Genre BALISTAPUS Tilesius, 1820 Balistapus undulatus (Mungo-Park, 1797) Balislapus undulalus, Smith, 1953, p. 410; pl. 91, fig. 1171. Munro, 1956, p. 270 (clef), p. 272; pl. 53, fig. 792. Spécimens récoltés. — 13, sur le platier récifal. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Genre BALISTOIDES Fraser Brunner (1) Balistoides viridescens (Bloch et Schneider, 1801) Balisloides viridescens, Fourmanoir, 1952, p. 188 (liste). Smith, 1953, p. 408; pl. 89, fig. 1160. Fourmanoir, 1957, p. 284-5. Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10 à 15 mètres. Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental. Genre RHINECANTHIJS Swainson, 1839 Rhinecanthus aculeatus (Linné, 1758) (1) Date de création du genre non connue. Source : MNHN, Paris IV. — RÉSUMÉ L’auteur propose, après discussion, une liste des poissons connus de l'ile Europa avant la mission scientifique de l’Université de Madagascar. Les récoltes faites du 6 au 24 avril 1964 sur la côte Nord de File lui permettent de signaler 103 espèces nouvelles pour la faune d’Europa. Parmi ces espèces se trouve Epinephelus spiloloceps Schultz, décrit de l’Océan Pacifique. La présence de ce Serranidae dans l’Océan Indien occidental ne semble pas avoir été signalée auparavant. Certaines déterminations de formes nouvelles pour l’ile demeurent incertaines. Ces incertitudes sont liées en partie à l’insuffisance de notre documentation. Les espèces dont la détermination est douteuse — princi¬ palement des Acanthuridae — sont décrites et figurées. Un des traits d’Europa, est l’importance numérique du nombre d’espèces appartenant au genre Abudefduf par rapport à celles des autres genres de Pomacentridae. Un autre caractère remaquable est la présence dans les eaux de l’ile d’un certain nombre de poissons euryhalins. SUMMARY After examination the author lists the fish known to inhabit the waters of Europa Island before the scientific mission of the University of Mada¬ gascar, which took place April 6-24, 1964. The collections made during the mission on the north coast of the island, enable him to list 103 new species for Europa. Among tliem was found Epinephelus spiloloceps Schultz, already known in the Pacific Océan. The presence of this Serranidae in the Western Indian Océan does not seem to hâve been reported before. Certain identifications of new forms for the island remain uncertain. These uncertainties arc due in part to insufficient documentation. The species for which the identification is doubtful — principally the Acanthu¬ ridae — are described and sketched. One of the characteristics of Europa is the numerical importance of the number of species belonging to the genus Abudefduf in relation to the number of those belonging to the other généra of Pomacentridae. The other is the presence of a certain number of euryhalin fish in the island’s waters. Source : MNHN, Paris V. BIBLIOGRAPHIE Beaufort (L. F. de), 1940. — In Weber et de Beaufort. Beaufort (L. F. de) et Chapman (W. M.), 1951. — In Weber et de Beaufort. Day (F.), 1958. — The Fishes of India. London. Fourmanoir (P.), 1952. — La faune marine et la pêche à l’ile Europa. Mém. Inst. sci. Madag., A, 7, p. 167-188. — 1954. — Ichtyologie et pèche aux Comores. Mém. Inst. sci. Madag., A, 10, p. 187-239. — 1957. — Poissons téléostéens des eaux malgaches du canal de Mozam¬ bique. Mém. Inst. sci. Madag., F, 1, p. 1-316. — 1961. — Requins de la côte Ouest de Madagascar. Mém. Inst. sci. Madag., F, 4, p. 1-81. — 1961. — Liste complémentaire des Poissons du canal de Mozambique. Mém. Inst. sci. Madag., F, 4, p. 83-107. — 1963. — Raies et Requins-scie de la côte Ouest de Madagascar. Cah. ORSTOM, Océanographie, 6, p. 33-58. 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Pcctinopygus sulae (Rudow, 1869) Auslromenopon becki (Kellogg, I 1906) I Saemundssonia hexagon (Giebel, I 1874) Cicuniphilus sp. 1 femelle seulement Saemundssonia scolopacisphaes - ; podis (Shrank, 1803) Actornithophilus ochraceus (Nitzsch, 1818) sens. lat. Quadraceps charadrii (Linn., 1758) 1 Myrsidea obovala (Piaget, 1880) Egrelta dimorphu. . A'umcnius pharopus Corvus albus ... Charadrius hiaticula Arenaria interpres . | Zoslerops ooeltzkowi | B. — Sarcoptiforines déterminés par M.-J. Ga Pliaeton rubricauda. : 6 I.eptosphyra aequinoctialis (Trt 1889) Onychalloptcs microphaeton (Trt 1885) Onychatloples minulus (Trt 1889) I.aminalloptes minor (Trt 1885) Laminalloptes simplex (Trt 1885) Laminalloptes phaethontis (L 1874) i Sula sula .. 2 1 Sulanyssus capulmedusae (Trt 1886) (2 femelles seulement) nymphes de I.aminalloptes sp.? (accidentel) Source : MNHN, Paris 102 ÉDOUARD R. I3RYGOO Hôtes Nombre d’exa- Espèces parasites Nombre de sujets parasités Corvus al bus . . Numenius phaeopus Analges corvinus Robin et Megnin 1877 Mesalges abbrevialus (Buehliolz 1869) Adoptes crassipes (Canestrini 1878) 1 1 Squatarolu squala- rola . Avenzoaria numenii (Canestrini 1878) Bychooskiata charadrii (Canestrini 1878) 1 1 Clmradrius hiaticula 2 Xiphiurus xiphiurus (Trt et Me¬ gnin 1889) Bychovskiala charadrii (Canestrini > Zoslerops vocltzkowi 2 1878) Xiphiurus xiphiurus (Trt et Me¬ gnin 1889) Anhemialges grucillimus (Bonnet 1 1 1 Arenaria interpres . 1924) Proctophyllodes ceralophyllus Atyeo et col. 1965 Trouessarlia megadisca Garni 1961 Calcealges yunkeri Gaud 1961 Mouchelia dolichosikya Gaud 1961 Slrelkoviacarus quadratus (Ilaller 1882) Rivoltasia sp.? 1 1 1 î 0 Il est intéressant de noter que la seule espèce d’Oiseau endémique de l’Ile Europa, bien que richement parasitée, ne présente cependant que les mêmes Acariens plumicoles observés ailleurs dans le genre Zoslerops, des îles Salomon à l’Afrique du Sud. (Institut Pasteur de Madagascar, Tananariue). Source : MNHN, Paris Six Cestodes d'Oiseaux de mer ou de rivage de l’hémisphère austral (Ile Europa). Description de Tetrabothrius mozambiquus n. sp. et de Baerbonaia baeribonae n. gen., n. sp. par Stéphane DEBLOCK L’autopsie de huit oiseaux de mer ou de rivage capturés à Europa, île du Canal de Mozambique, située à mi-distance de Madagascar et du continent africain, a fourni six espèces différentes de cestodes. L’étude de ce matériel, récolté par E. R. Brygoo en 1959 et 1964, nous fut confiée, pour les premières récoltes par notre ami, le Professeur Agrégé A. Capron et pour les secondes par le directeur de l’Institut Pasteur de Madagascar. Nous les en remercions vivement tous les deux. Il s’agit de Cyclophyllidés. Deux Tétrabothriidés de Pélécaniformes : Tetrabothrius pelecani (Rud., 1819) et T. mozambiquus n. sp.; quatre Dilépididés : deux de Charadriifornes, Anomotaenia nymphaea (Schrank, 1790) sensu Baer, 1962 et un Dilépididé génériquement inclassable faute de scolex; deux d’Ardéiformes Valipora parvitaeniunea Baer et Bona, 1960 et Baerbonaia baeribonae n. gen., n. sp. proche du genre Parvilaenia Burt. Tetrabothrius pelecani (Rud., 1819) Hôte: F regala magnificens rolschildi Mathews (= F. minor) (Pélécani- forme). Localisation géographique : Ile Europa (Canal de Mozambique). Date de récolte: 19-5-1959. E. R. Brygoo leg. Nombre de parasites: 2 immatures. Le faible nombre de testicules de nos spécimens (10 à 15), joint à une anatomie des terminaisons génitales et de l’atrium génital conforme à la description résumée de Baer 1954, p. 45, conduit à la diagnose de cette espèce déjà récoltée en Afrique aussi bien que dans le Nouveau Monde. Tetrabothrius mozambiquus n. sp. Hôte : Pliaeton rubricauda Pélécaniforme (Phaëtontidé). 2 exemplaires. Localisation géographique: Ile Europa. Date de récolte: 22-5-1959 et 18-5-1964. E. R. Brygoo leg. Matériel examiné: trois exemplaires incomplets. Strobile : Taille: Un exemplaire parfaitement décontracté mesure, en absence de partie antérieure et d’anneau gravides, une quinzaine de centimètres; Source : MNHN, Paris 104 STÉPHANE DEBLOCK Fig. 1. — Telriib'ilhrius mozumbiqiius n. .sp. - Atrium génital. A) vue dorsale, eirre invaginé; 15) vue ventrale, cirre évaginé. Source : MNHN, Paris CESTODES D’OISEAUX DE MER OU DE RIVAGE 105 complet, il mesurerait approximativement 20 à 25 cm et 5 cm contracté. Les anneaux sont rectangulaires dans le sens tranversal. On compte approxi¬ mativement 600 à 800 anneaux, dont 300-400 anneaux jeunes et immatures, 100 anneaux mûrs et 100-150 anneaux gravides; étendus, les anneaux mûrs mesurent 2.500 x 490 ja; contractés 3.500 x 180 n; les gravides 2.700 à 3.700 n x 700 — 400 n suivant contraction. Seule. r: non observé. Canaux osmo-régulaleurs (C. O. H.) : Les C. O. R. cheminent parallèlement aux bords latéraux du strobilc à une distance d’environ 450-500 Ils se situent de part et d'autre des conduits génitaux et de l'utérus jeune encore tubulaire. Le vaisseau ventral mesure 50-80 y de 0 ; le vaisseau dorsal mesure 26 |x de 0 . Il n’y a pas d’anastomose transversale à la base de chaque anneau. Système musculaire : Musculature interne formée de 35 à 40 grosses libres longitudinales de 40 à 55 [i de diamètre, constituées d’un grand nombre de fibrilles de tailles diverses. Musculature externe formée approximativement d'une soixantaine de libres longitudinales de 5 à 15 n de d. Atrium génital: Unilatéral dextre, situé à la limite du 1 er et du 2 e tiers de la longueur du bord de l’anneau. Il mesure environ 250-300 n de diamètre antéro¬ postérieur et 200-250 n de longueur. Sa structure détaillée est illustrée par les figures 1 et 2. Il y a deux pores sexuels distincts. Le pore mâle débouche en regard du porc génital et dans l’axe de celui-ci, au fond de l’atrium; il est sensiblement équidistant des faces dorsale et ventrale de l’anneau en coupe transversale. Il n’y a pas de papille musculeuse saillante, ni de canal atrial. Le pore femelle se situe au sommet de la masse musculeuse emplissant l’atrium ou sur son côté interne (faisant face au pore génital mâle) lorsque fréquemment, elle se replie en crosse; elle mesure environ 150 y de 0. Anneaux: A) Appareil génital mâle (Figure 3 A). Il y a deux champs testiculaires droit et gauche, très nettement séparés situés de part et d'autre des glandes femelles et limités du côté externe par les C. O. R. Le nombre des testicules varie de 55 à 65; le champ poral en présente 25-32, le champ antiporal 30-35. Ils mesurent 75 à 100 y. de diamètre; les testicules situés en arrière de l'ovaire sont toujours rares; ils se cantonnent généralement en arrière de ses ailes : rares sont les anneaux où 3 à 4 testicules au total s’étendent vers l’axe du strobile. Les spermiductes confluent pour former un canal déférent à direction générale latéro-latérale, mais très contourné, de 15 à 25 |i de 0 et empli de spermatozoïdes; il est situé en position dorsale et ses parois sont minces. Source : MNHN, Paris 106 STÉPHANE DEBLOCK La poche du cirre est ovoïde, petite : 130-180 p X 80-90 p, très mus¬ culeuse (25 p d'épaisseur maximale); elle contient une vésicule séminale de 80/105 x 60 [x à réplétion, simple dilatation du canal déférent; elle se termine par un tube contourné de calibre restreint pelotonné sur lui-même, constituant le cirre invaginé. Le cirre glabre mesure, à l’état d'évagination maximale 150 à 190 p de long x 30 p de 0 à la base, et 11-13 p à l’extrémité. La présence d’un canal atrial mâle est exceptionnelle; ce conduit apparaît dans certains anneaux lorsque la poche du cirre s'éloigne de la cavité atriale : il mesure alors de 20 à 40 p de long. Fio. 3. — T. mozambii/uus n. sp. A) anneau mûr, vue ventrale. H) anneau gravide, vue dorsale et un œuf. B) Appareil génital femelle. L’ovaire, postérieur et ventral, est massif bien que ses bords soient festonnés; allongé transversalement, il mesure à maturité 1.100 p de long X 290-350 p de haut dans les anneaux de 2.600 p de large. La glande vitellogène aux bords très festonnés est allongée transver¬ salement en avant de l’ovaire et mesure 800 à 900 p de long x 100 p de hauteur maximale; elle donne naissance à plusieurs vitelloductes secondaires courts qui confluent rapidement en deux branches droite et gauche, puis en un vitelloducte principal antéro-postérieur situé dans l’axe du strobile du côté ventral. Source : MNHN, Paris CESTODES D’OISEAUX DE MER OU DE RIVAGE 107 La glande de Mehlis circulaire est postérieure à l’ovaire et mesure 80 n de ©; elle est plutôt dorsale. L’oviducte court parallèlement au vitelloducte en direction postéro- antérieure, se dichotomise en deux branches utérines tubulaires droite et gauche, dorsales par rapport à l’ovaire, décrivant un zig zag régulier pour franchir largement de part et d’autre les G. O. R. Le canal vaginal naît au voisinage de la glande de Mehlis sous forme d’un long tube; il est disposé en arc de cercle jusqu’à l’atrium génital. Il présente successivement les structures suivantes : 1° un tube étroit de 10-15 n de 0, long de 300 n; 2° le canal vaginal joue ensuite le rôle d’un réceptacle séminal sur une longueur de 800 à 900 n par suite d’une nette dilatation de son calibre (40-50 y) souvent accentuée en une ampoule de 300 |* de long, juste avant d’aborder le vagin copulateur. Sa paroi musculeuse est ciliée intérieurement (soies de 10 y)\ 3° le vagin copu¬ lateur long de 100 n x 15 n de 0 est formé d’une paroi externe musculeuse épaisse de 6 à 12 y. Sa paroi interne est tapissée d’un revêtement dense de soies fines de 10 y de long; il décrit une courbe harmonieuse en direction ventro-dorsale autour de la poche du cirre pour venir s’ouvrir au sommet de la masse charnue occupant la majeure partie de la cavité atriale (atrium proximal) ou, plus fréquemment, vis-à-vis du pore mâle; le pore génital femelle est ainsi légèrement décalé du côté dorsal. L’utérus : Le tube transversal de l'utérus jeune est disposé en chevron. Au fur et à mesure de son remplissage par les œufs, il subit des dilatations antéro¬ postérieures nombreuses qui le festonnent et qui s’hypertrophient pour envahir finalement tout l’anneau (fig. 3 B). A maturité, l’utérus gravide est sacculaire et ramifié. Les oeufs mûrs (lig. 3 B) mesurent 70 X 25 n; l’enveloppe interne mesure 38 X 25 y, l'embryon hexacanthe 35 x 25 et ses crochets 13 n. DISCUSSION En dépit de l’absence de scolex, l’anatomie du cestode décrit, carac¬ térisé par des porcs génitaux unilatéraux, un atrium génital d anatomie complexe (à cavité emplie d’une structure musculaire globuleuse centrée par le vagin distal), la petite poche du cirre très musculeuse, la glande vitello- gène antérieure à l'ovaire, l’absence de vésicule et de réceptacle séminaux, est très évocatrice du genre Telrabothrius Rud., 1819, auquel il semble permis de le rapporter avec un risque minime d’erreur. Baer, 1954 (p. 80) dénombre trente-six espèces distinctes de Tetra- bolhrius parmi toutes les espèces décrites, et les scinde en quatre groupes selon le type d’organisation atriale : 1° Le groupe A présente un canal hermaphrodite, seul canal sexuel à s’ouvrir dans le fond de l’atrium. Les trois autres groupes ont des orifices sexuels distincts juxtaposés, l’un ventral (le vagin), l’autre dorsal corres¬ pondant à un « canal atrial » mâle, plus ou moins développé en longueur, en fonction de l’éloignement de la poche du cirre par rapport à l’atrium; Source : MNHN, Paris 108 STÉPHANE DEBLOCK 2° Dans le groupe B, les deux orifices sexuels superposés s’ouvrent au fond de l’atrium à peu près en son centre; 3° Dans le groupe C, les deux orifices sexuels s’ouvrent dans l’atrium au sommet d’une papille musculeuse en saillie, parfois recourbée ventra- lement; 1° Dans le groupe D, le vagin a quitté la papille occupée par le seul canal mâle, pour s’ouvrir isolément en position plus ventrale. T. pelecani, mentionné ci-dessus, est de. ce type. L'examen de notre figure 2 montre que le premier cestode Tetra- Iwthrius décrit chez un Phaétontidé n’apparLient à aucun de ces groupes. Son originalité réside dans : 1° L'absence de canal atrial mâle; 2° La position du pore mâle au centre de l’atrium, dans l’axe du pore génital, et l'absence de papille musculeuse en saillie; 3° La vaste courbe décrite par le vagin qui, d’une situation primiti¬ vement ventrale, le ramène en position dorsale et latéralement par rapport au pore mâle dont il se trouve en fait très éloigné. Les travaux de Baer ont montré que la structure de l’appareil repro¬ ducteur doit servir de base à la distinction des espèces et primer tout autre considération anatomique. Étant le premier et seul représentant d'un cinquième groupe K, nous considérons le cestode décrit comme nouveau sous le nom de Telrabolhrius mozumbiquus n. sp., qui rappellera l’origine géographique de sa première découverte, dans le canal de Mozambique. L’espèce est particulièrement intéressante du fait de la répartition géogra¬ phique uniquement tropicale de son hôte. Anomotoenia nymphoea (Schrank, 1790) sensu Baer, 1902 Hôle: Numenius phaeopus (Lin.). Matériel observé : Une quinzaine de strobiles. K. K. Brygoo le. - Anneau mûr, vue dorsale; en a) détail des conduits génitaux terminaux, vue ventrale. musculaire épais et massif de 160-250 p de diamètre x 125 p de hauteur. Les 20 crochets sont disposés en une double couronne de 2 x 10 crochets inégaux. Les plus grands mesurent 178-185 X 56/60 p, les plus petits 120/140 x 48 p de hauteur. L’extrémité de la garde, très épaissie, mesure 30 p dans les deux cas. Cet épaississement ainsi que celui, plus discret, de l’extré¬ mité du manche, observé de profil, donne l’illusion de sortes de sabots emmanchés au crochet (figure 10). Anneaux: De forme générale trapézoïdale, très allongée transversalement par un excès de contracture. Les anneaux mûrs mesurent de 870 à 1.150 x 150-200 p; les anneaux gravides 1.100 x 400 p. La protérandrie est nette et les testicules persistent dans les anneaux mûrs. Système génital male (figure 11). Testicules au nombre de 25 à 35, initialement disposés dorsalement à la périphérie de l’ovaire en formant un anneau incomplet, interrompu du Source : MNHN, Paris 120 STÉPHANE UEBLOCK côté poral antérieur, puis envahissant à maturité la totalité du champ dorsal du parenchyme médullaire. Ils mesurent alors 55 X 45 n. Le canal déférent très contourné est disposé en avant du champ testi¬ culaire antiporal dans le prolongement de la poche du cirre; il tient lieu de vésicule séminale externe. La poche du cirre mesure 450 ja de long x 45/55 (a de diamètre à l’état décontracté (dans un anneau mûr de 100 ia de large) et 200 x 65 ja seulement à l’état contracté (dans un anneau de 800 ia). Sa paroi musculeuse est rela¬ tivement épaisse (8 ia). Elle est disposée transversalement dans la partie antérieure dextre de l'anneau et atteint l’axe longitudinal du strobile sauf à l’état de contraction; au niveau de son fond s’insèrent de fortes libres musculaires rétractrices transversales. Le cirre invaginé est assez bien visible sur toute sa longueur dans l’axe de la poche par suite d’une coloration plus intense de sa cuticule ciliée invaginée. Le cirre évaginé est puissant et uniformément cylindrique; son diamètre est de 22 n, sa longueur une centaine de microns, bien qu’à l’état maximal d’évagination il puisse sans doute atteindre 150 à 200 n environ. Sa paroi est tapissée entièrement d’un revêtement dense et homogène de fines soies de 3,5 |a de long. Des coupes transversales ont montré qu’à 200 ou 300 ja de l'extrémité distale ce revêtement ciliaire fait place, sur la longueur de 100/150 i* d’un tube de calibre plus restreint, à une armature de soies plus épaisses et plus longues, correspondant sans doute aux « touffes apicales » décrites par Bakr et Bona chez diverses espèces (figure 11 a). Système génital femelle. Ovaire ventral multilobé. Très développé à maturité, il occupe la presque totalité du parenchyme médullaire de l'anneau, mesurant 700 |a de lar¬ geur x 100 il de hauteur. Vilellogène situé ventralemcnt au niveau des lobes les plus postérieurs de l’ovaire qu’il dépasse à peine. Massif, très faiblement lobé, il mesure 130-160 n x 55/65 [x de haut. Réceptacle séminal situé entre l'extrémité du vagin et le vitellogène. Ovoïde, dorsal par rapport à l’ovaire, il mesure 100 x 50-65 ja de diamètre. Vagin toujours ventral par rapport à la poche du cirre, il présente une forme conique allongée (270 ia) et ne décrit pas de sinuosités, mais une simple courbe, pour atteindre le réceptacle séminal. Ses parois sont très épaissies (8-10 n), et son diamètre maximal externe est de 40 p environ. Il comporte une portion distale tubulaire de 65 n environ, entourée d’un sphincter musculaire de fines fibres annulaires, de 45 ia de long x 35 ja de 0. épais de 10 ia environ. Sa lumière est très festonnée et tapissée d’un revêtement dense et continu de soies fines de 6 ;a de long. L’anneau gravide mesure jusqu'à 1.270 x 225 [a. Il y persiste poche du cirre, canal déférent, vagin et réceptacle séminal. L’utérus primitivement transversal envahit à maturité la totalité du parenchyme cortical, en repoussant latéralement le C. O. R. Il s’insinue entre les bandes musculaires internes longitudinales en formant des hernies. Il est profondément lobé sur toute sa périphérie et contient un grand nombre d’œufs (figure 12). Source : MNHN, Paris CESTODES D’OISEAUX DE MER OU DE RIVAGE 121 Les œufs sont régulièrement ovoïdes et présentent une membrane interne chitinoïdisée résistante, très mince et incolore, mesurant 21-22 X 16 ^ assez étroitement appliquée contre l’embryon. Les crochets mesurent 9-11 de long. Les dimensions de la membrane externe très mince ne sont pas mesurables; il est vraisemblable que dans l'eau, à frais, elle doit doubler ou tripler la taille de l’œuf. Il est possible qu’elle présente des prolongements polaires filamenteux de 90 n de long x 25 n de 0. Ils ont le même aspect que ceux de l’espèce précédente. DISCUSSION Le cestode décrit, parasite d’oiseaux Ardéiforme, est pourvu des carac¬ tères essentiels suivants : Scolex à rostre armé d’une double couronne de crochets inégaux; à pores génitaux unilatéraux dextres et à vagin ventral; à champ testicu¬ laire ayant tendance à occuper la totalité du champ dorsal du parenchyme médullaire et à déborder le champ ovarien en arrière, sur les côtés et en avant; à atrium inerme ne formant pas de bourrelet musculeux saillant; à canal déférent tubulaire très long et contourné, intérieur et extérieur à la poche du cirre; à utérus transversal, secondairement multilobé en direc¬ tion antéro-postérieure; à C. O. R. ventral situé ventralement par rap¬ port aux conduits génitaux et extérieurement à l'utérus gravide qu’il contourne; dépourvu de C. O. R. dorsaux. Il ne répond dans la famille des Dilepididae Fuhrm. 1907, à aucun des genres de Dilepidinae Fuhrm. 1 907 actuellement existants comme le montre l’usage de la clé dichotomique suivante des genres de Dilepidinae parasite d'Ardéiformes, établie grâce à la récente révision de Baer et Bona, 1960. Clé dichotomique pour la détermination des genres de Dilepidinae Fuhrm. 1907, parasites d'Ardéiformes 1. Rostre armé d’une seule couronne de crochets. P. G' unilatéraux dextres. Atrium génital très musculeux. Testicules disposés autour des glandes femelles.3 2. Rostre armé d’une double couronne de crochets : P. G' alternes.4 P. G* unilatéraux, droits ou gauches.6 3. Crochets à lame plus longue que. le manche. Testicules peu nom¬ breux ( < 10). Utérus sacciforme. Disposition des C. O. R. inconnue. . Clelandia Johnston, 1909. — Crochets à lame plus courte que le manche. Testicules nombreux (50-55). Utérus transverse avec nombreuses ramifications antéro-postérieures. C. O. R. dorsaux absents; conduits génitaux dorsaux par rapport au C. O. R. Mashonalepis Beverley-Burton, 1960. L Pores génitaux régulièrement alternes; conduits génitaux intercalaires. Testicules nombreux, dorsaux, uniformément répartis. Utérus en anneau autour des glandes femelles. Cyclustera Fuhrm., 1901. Source : MNHN, Paris 122 STÉPHANE DEBLOCK — Pores génitaux irrégulièrement alternes. Conduits génitaux interca¬ laires .5 5. Testicules nombreux en un groupe postérieur à l’ovaire. Vagin postérieur j au conduit sexuel utérus initialement réticulé, puis sacculaire.. . . I . Anomotoenia Colin, 1900. I — Testicules peu nombreux, (< 15; en général 6 à 10) en deux groupes antérieur et postérieur à l’ovaire, parfois autour des glandes femelles. 1 Vagin dorsal ou ventral en fonction du côté. Utérus sacciforme et lobé. Parviloenia Burt, 1940. 6. Nombre de testicules égal à 4, postérieurs à l’ovaire.7 Nombre de testicules égal à 7, autour de l’ovaire.8 Nombre de testicules plus élevé.9 7. Conduits sexuels intercalaires. Utérus jeune en fer à cheval, puis sacci¬ forme. P. G.' unilatéraux droits ou gauches. Atrium génital compliqué de poches portant des épines. . . Neoyryporhynchus Baer et Bona, 1960 (= Gryporhynchus Ransom). Conduits sexuels dorsaux. Utérus sacciforme. P. G.' unilatéraux gauches. Atrium dépourvu de poches à épines. . Paradilepis Ifsü, 1935. 8. Conduits sexuels intercalaires, utérus en fer à cheval, puis sacciforme lobé. Vésicule séminale interne et externe présentes. . Proorchida Fuhrm., 1908. 9. C. O. R. homologues des deux côtés.10 C. O. R. inversés d’un côté par rapport à l’autre. Atrium souvent très musculeux et éversible.11 10. Une couronne complète d’une quarantaine de testicules. Conduits sexuels intercalaires. P. G. 1 unilatéraux droits ou gauches. Vagin ventral à droite, dorsal à gauche. Utérus sacciforme, très ramifié. Crochet caractéristique (garde noyée dans le prolongement du manche; lame courte en bec). Cyclorchida Fuhrm., 1907. — Testicules postérieurs ou latéraux à l’ovaire. Conduits sexuels dorsaux. P. G.‘ unilatéraux Dr. Vagin dorsal. Utérus en double réseau (1 ventral et 1 dorsal réunis par des connexions, puis sacciforme). . Dilepis Weinland, 1858. 11. P. G.’ unilatéraux dextres.12 P. G.' unilatéraux gauches. Utérus réticulé. Testicules nombreux (> 30) postérieurs et latéraux à l’ovaire. Crochets mal connus. . Nasuloenia Baer et Bona, 1960. 12. Nombre de testicules < 20, postérieurs et antiporaux, parfois antérieurs à l’ovaire. Conduits sexuels intercalaires. Utérus en fer à cheval, puis sacciforme. Valipora Linton, 1927. — Nombre des testicules > 30 en un champ postéro-latéral à l’ovaire, parfois en deux champs bien séparés. Conduits sexuels dorsaux. Utérus, soit transverse avec nombreuses ramifications à direction antéro¬ postérieure, soit en fer à cheval, puis sacciforme. .D endrouterina Fuhrm., 1912. Source : MNHN, Paris CESTODES D’OISEAUX DE MER OU DE RIVAGE 123 La silhouette des crochets et l’anatomie de l’anneau rapprochent néanmoins le cestode d’Europa du genre Parvitoenia Burt, 1940 dont il paraît constituer une variante à pores unilatéraux. Faire abstraction de l’aberrance des C. O. R. nous conduirait à envisager un rapprochement avec Cyclorchida Fuhrm., 1907 ou avec Dendrouterina Fuhrm., 1902. Mais ces genres s’excluent de par la forme caractéristique de leurs crochets, et également, pour le second genre cité tout au moins, par la structure très ramifiée de l’utérus. Mashonalepis B.-Burton, 1960 est le seul des genres de Dilepidinae de création récente parvenus à notre connaissance, à pouvoir être rapproché du ccstode décrit; comme lui, il est dépourvu de C. O. R. dorsaux; c’est un parasite d’Ardéiforme d’Afrique du Sud. Mais l’unique couronne de crochets rostraux, d’une silhouette très différente, ne permet pas de pousser plus loin le rapprochement dans l’esprit de la classification actuelle, parfaitement mise au point par Baer et Bona; l’érection d’un nouveau genre s’avère donc nécessaire pour le recevoir; nous le dédierons à MM. Baer et Bona en témoignage d’estime. Baerbonaia n. yen. Diagnose. Dilepididae, Dilepidinae. Scolex à coussin musculeux formant rostre, armé d’une double couronne de forts crochets du type Parvitoenia Burt ou Valipora Linton. Pores génitaux unilatéraux dextres. Atrium, génital inerme dépourvu de bourrelet musculaire. Vagin ventral par rapport à la poche du cirre. Conduits sexuels dorsaux par rapport aux canaux osmo- régulateurs (C. O. R.). Absence de C. O. R. dorsaux. Testicules nombreux (30) disposés à maturité en un champ unique, dorsal par rapport au champ ovarien. Utérus transverse, puis sacculaire multilobé, contenant un grand nombre d’œufs, et ne dépassant pas latéralement les C. O. R. ventraux. Parasite d’Ardéiformes. Espèce type : Baerbonaia baeribonae n. sp., parasite de Egretta dimorpha. Ile Europa (Afrique, Canal de Mozambique). Source : MNHN, Paris BIBLIOGRAPHIE Baer (J. G.), 1954. — Révision taxinomique et étude biologique des cestodes de la famille des Tetrabothriidae parasites d’oiseaux de haute mer et de Mammifères marins. Mém. Univ. Neuchâtel (Suisse), 123 p., 82 fig- 1962. — The zoology o / Icetand. Cestoda. T. 2, part. 12, 63 p., 50 fig- E. Munksgaard édit., Copenhagen. Baer (J. G.) et Bona (F.), 1960. — Révision des cestodes Dilepididae Fuhrm., 1907 des Ardéiformes. Note préliminaire. Bull. Inst. Museo. Zool. Univ. Torino, 6 (4), 53 p., 16 fig. Beveri.ey-Burton (M.), 1960. — A ncw dilepidid cestode, Mashonalepis dajijddi n. gen., n. sp. from the gray héron, Ardea cinerea L. J. Parasitol 46, p. 487-490, 7 fig. Blht (D.), 1940. — New species of cestodes from Charadriiformes, Ardei- formes and Pelecaniforines in Ceylon. Ceylon J. Science, Sect. B.» 22 (1), 63 p., 34 fig. Joyeux (C.) et Baer (J. G.), 1939. — Sur quelques cestodes de Charadriiformes. Bull. Soc. zool. France, 64, p. 171-186, 4 fig. Matévossian (E.), 1963. — Dilepidoidea. Cestodes des animaux domestiques et sauvages in Éléments de cestodologie, tome 3, Edit. Acad. Sci. U. R. S. S., 687 p. Sandkman (I.), 1959. - A contribution to the révision of the dilepid tape- worms from Charadriiformes. Prcliminary Note. Zool. An:., 163 (9-10), p. 278-288. (Travail du Laboratoire de Parasitologie de la Faculté mixte de Médecine-Pharmacie de Lille (France). Directeur : Professeur Jean Biguet). Source : MNHN, Paris Acanthoparyphium charadrii YAMAGUTI 1939 chez Squatarola squatarola par Josette RICHARD Matériel étudié Trente Échinostomes de l’intestin antérieur d’un « Pluvier gris » Squata¬ rola squatarola (Charadriiforme) capturé sur Tîle Europa (avril 1964). Dimensions Longueur. 1.37 — 3,80 inm Largeur.130-—216 g Ventouse buccale.39 — 73/59 63 g Pharynx. 59/34 — 59 g Ventouse ventrale.172 — 220/118 162 g Ovaire.73 — 78/ 49 59 g Testicule antérieur.127 200/ 73— 127 g Testicule postérieur.147 — 260/ 88 113 g Poche du cirre.313 — 450 g Plateau céphalique. 113 — 120/153 179 g Œuf ..82/61 g Grandes épines ventrales.47/11 g Épines dorsales et latérales.40/ 8 g Remarques et discussion Bien que les œufs ne soient pas de même taille et que le corps soit deux fois plus large pour une même longueur, nous ne pensons pas que cette espèce soit différente d’ Acanthoparyphium charadrii décrit par Yama¬ guti (1939) chez Charadrius alexandrinus dealbatus (Swinhoe), du Japon. La forme du corps, l’étendue des vitellogènes, la formes et la position des glandes génitales, les dimensions des épines sont identiques chez les deux espèces. Nous nous bornerons à compléter la description donnée par Yamaguti. La partie antérieure du corps est couverte de petites épines serrées les unes contre les autres et disposées en rangées transversales. Leur densité diminue au niveau de la ventouse ventrale et elles disparaissent tout à fait en arrière de celle-ci. Le plateau céphalique porte 23 épines disposées sur un seul rang non interrompu dorsalement. De chaque côté du sillon ventral, on compte 4 grandes épines (cf. fig. 1 A). Les 15 autres épines de la couronne sont Plus petites. Les glandes génitales sont disposées en tandem (cf. fig. 1 B). Chez la Plupart des individus observés, la moitié du corps correspond au niveau d u tiers antérieur du 1 er testicule. Toutefois, suivant le degré d’extension Source : MNHN, Paris 126 JOSETTE RICHARD du corps, les glandes génitales peuvent être situées à des niveaux diffé¬ rents (cf. lig. 1 C) et il ne semble pas que ce caractère puisse être utilisé pour différencier deux espèces. Le testicule antérieur est sphérique à ovale et le testicule postérieur, plus grand, ellipsoïdal, est 1 fois 1/2 à 2 fois plus long que large. Les œufs très grands proportionnellement aux dimensions du corps sont peu nombreux (6 à 10). Dans nos préparations aucun d’eux n’était en parfait état et les mesures que nous donnons sont par suite approximatives. BIBLIOGRAPHIE Yamaguti (S.), 1939. — Studies on the helminth fauna of Japan. Part 25. Trematodes of birds, IV. Japan ./. Zool., 8 (2), p. 129-210. (Zoologie (Vers) - Muséum national d'Histoire naturelle, Paris). Source : MNHN, Paris Sur deux espèces d’Échinostomes Himasthlinae (Trématodes) de Charadriiformes. Description d ’Aporchis mozambiquus n. sp. Par Stéphane DEBLOCK Himasthla rhigedana Dietz, 1909 Hôte : Arenaria interpres (Lin.). Localisation : Intestin grêle. Matériel observé: Quatre exemplaires, mélangés à ceux d porc is mozambiquus n. sp. ; E. R. Brygoo leg., mai 1964. Caractéristiques de l'espèce: Les vers adultes mesurent de 10 à 15 mm X 0,45 i 0,6 mm de largeur maximale au niveau des glandes génitales, la zone comprise en re B génitales et la ventouse orale s’allongeant démesurément. La cuticule est année de fortes épines imbriquées jusqu’en dessous du niveau ventrale; puis elle s’organise en segments annulaires de -> . ’ épineux sur le pourtour de leur bord postérieur. Le plateau cepdalique est réniforme et mesure transversalement 260 p, et 130 p de “‘ er “j postérieur à l’échancrure. Le collier d’épines est interrompu . et se dispose sur un seul rang latéralement et dorsalement et sur plusieurs rangs ventralement; on compte : 1° une couronne de 24 épines de 44-50 X 10-13 n; 2° deux amas terminaux de six épines inégales superposées en trois p ans Principaux et mesurant 50, 50, 34, 37, 17 p; elles sont agencées selon le schéma 1; les premières épines de la couronne ne mesurent que 34-3/p. Le nombre total des épines du collier céphalique est par consequen 24 + (2 x 6) = 36. , . L’extension antérieure des glandes vilellogènes s arrête très loinien arrière du fond de la poche du cirre; elles s’interrompent nettement P et d’autre de la sone équatoriale des testicules, mars s étend 1 extrémité postérieure du corps. La poche du cirre, bien que dépassant largement le bord postérieur de l’acétabulum, ne mesure “U total qu «00-650 x 85-100 P, soit environ deux fois le diamètre de la ventouse ventrale. Les autres dimensions sont les suivantes : ventouse ™ à C 260 USe VentralE 290 X 115 pharynX 90 X * ° Testicules'ovalaires très allongés longitudinalement de_700-800 x,300 p, »u même 950 x 300 p. Follicules vitellins arrondis de 50-60 O «e diamètre. Y^icule excrétrice tubulaire courte n’atteignant pas le testicule postérieur, -ufs sans filament polaire de 65 X 65 à 80 x 60 |x. Source : MNHN, Paris 128 STÉPHANE DEBLOCK DISCUSSION Les espèces du genre Himasthla auquel nous rapportons nos exemplaires ont fait l’objet d’une compilation en 1956 par Skkiabine et Baschkirova (XII, p. 746-770) et d’une récente révision par Stunkard, 1960. Deux espèces présentent un collier de plus de 32 épines; I’espèce-type du genre H. rhige¬ dana Dietz, et M. macinloshi Stunkard, 1960. L’espèce de Stunkard ne se confond pas avec l’espèce décrite pour les raisons suivantes : 35 épines au collier, d’un tiers plus grandes (78-84 x 20 p, au lieu de 50 p); ventouses un peu plus développées; œufs plus grands (100 X 76 p); vitellogènes continus au niveau des testicules. Fia. I. — Himaslhla rhigedana Dietz, 1909. — Collier céphalique; les épines des bouquets terminaux sont disposées sur trois plans; le plan moyen est indiqué en grisé. Aussi rapportons-nous les trématodes d’Europa à l’espèce Eurasienne de Dietz dont ils présentent toutes les caractéristiques spécifiques; l’ordon¬ nance de la spinulation du plateau céphalique de la figure 1 d 'Himasthla rhigedana sensu Adams et Martin, 1960 nec Dietz ne s'accorde ni avec nos observations, ni avec celles de Dietz. Aussi proposons-nous pour cette espèce néarctique, que nous pensons différente, le nom de H. californiensis n. sp. (1). Aporchis mozambiquus n. sp. Hôte: Numenius phaeopus (Lin.), Arenaria interpres (Lin.). Localisation: intestin grêle. Matériel observé: une vingtaine d’exemplaires. E. R. Brygoo leg., mai 1964. (I) PnuDHOE (1944) a signalé la présence d'il, rhigedana Dietz à Ceylan, ne différant de l’espicc-type que par des œufs de plus grande taille (95-110 p). En absence d’illus¬ tration du plateau céphalique, il est difficile de rapprocher ces exemplaires, soit de l'espèce de Dietz comme l'a proposé l’auteur, soit de H. californiensis n. sp. Source : MNHN, Paris DEUX ESPÈCES d’ÉCHINOSTOMES 129 Description de l'espèce. Corps (ci. fig. 2 A et B). A l’état semi-contracté, le corps a une forme lancéolée allongée, la largeur maximale se situant un peu en-deçà des glandes génitales, à la limite du 3 e et 4 e quart postérieur du corps. Il mesure 4 a 5.5 mm sur 0,9 à 1,1 mm. Les bords sont nettement festonnés sur toute la longueur. Ces vers sont susceptibles, comme, ceux du genre Himasthla Dietz, de subir un étirement démesuré qui allonge leur corps en l’amincissant dans des proportions considérables; la zone d’élongation se situe surtout entre la ventouse ventrale et les gonades; les festons des bords s’atténuent en partie. Ils mesurent alors de 6,5 mm à 12 mm sur 0,8-0,85 nun de diamètre maximal situé dans ce cas un peu en-deçà des glandes génitales. Enfin, toute la région du corps comprise entre les deux ventouses se replie souven en gouttière du côté ventral. Le nombre des pseudo-métamères avoisine 25 . Cuticule: La cuticule des deux tiers antérieurs du corps non etire est fortement épineuse. Les épines de la région préacétabulaire et immédia¬ tement post-acétabulaire sont imbriquées et mesurent 18 X 10,5 n de large et 5 n d’épaisseur. Plus en arrière de la ventouse ventrale, elles s organisent annulairement sur des crêtes transversales de la cuticule, cretes distantes de 15 à 25 n. La densité du revêtement d’épines s’atténue progressivement Pour disparaître complètement dans la région de largeur maximale du corps. La partie postérieure du corps est glabre. La cuticule, épaisse e P javeau du sommet des crêtes, repose sur une assise de fibres muscu longitudinales étroites (5 à 13 n) et nombreuses (approximativement 3b pour Une face ventrale). i„ Le plateau céphalique (fig. 3) mesure, lorsqu’il se présente 190-200 I» de haut et 225-270 a de large. De forme orbrculaire, une échai Mure ventrale, profonde de 80 a, l'encoche en rein. Sa P ér 'P he " e P 0 *' Me unique rangée régulière et continue de 46 petites epmes de 11-12 gx on * Mondant jusqu’aux bouquets terminaux des épines ven ra es Plus fortes et serrées apparemment sans ordre défini. Au no chaque côté, elles mesiîrent 20 X 11 P pour les plus courtes et 33 a pour les plus longues sur 11-12 a de diamètre. La spinulation a donc pour formule . 46 + (2 X 9) = 64. Ventouses. — La ventouse orale mesure 80 a de diamètre. La ventouse ventrale apparaît souvent comme une sorte de poche en gouss ’ are dirigée vers l’extrémité antérieure du distome ; puissante, e . . , 1c diamètre ou 300 X 360 a lorsque la déformation en gousset est plus accusée. Ses bords sont glabre. La distance séparant le centre géométrique es deux ventouses est de 400 à 500 |x. v Tube digestif. - Prépharynx court (10-15 a); pha/ym «-smileux sphérique ou ovilde de 80 X 65 ou 80 x 80 a, L’œsophage est court . X 55-60 a. La bifurcation ccecale se situe juste en avant de acéu um - Les cæca cheminent latéralement au contact des nostérieurè contournent les glandes génitales et se terminent a la partie posten u au voisinage de la vésicule excrétrice. Appareil reproducteur mâle. - Les testicules se situent postérieuremMt * tandem; ils sont bien visibles, dégagés des anses utérines Le: cente du testicule postérieur est distant de 500 à 1.100 a de 1 cxtré "“ t '.'’," S “ r î“™ du corps. Ils sont soit écrasés transversalement 1 un contre 1 autre da Source : MNHN, Paris 130 STÉPHANE DEBLOCK les exemplaires courts, soit ovoïdes ou spériques dans les exemplaires distendus, et bien écartés. De taille moyenne, ils sont souvent inégaux, sans exclusivité de grandeur. Le testicule antérieur ne descend pas en-dessous d’une taille de 220 p de diamètre; ovoïde, il peut mesurer 350 X 230 p ou, Fio. 2. — Aporchis mozambiquus n. sp. - - A) exemplaire contracté ; quelques épines cuticulaires ont été figurées sur le côté, à droite. La densité des œufs dans l’utérus n'a pas été respectée. ■— B) exemplaire allongé. A droite, les traits verticaux correspondent aux variations individuelles concernant l'extension : de la poche du cirre (a) ; des glandes vitellogèncs (b), extensions maximales antérieures et postérieures des glandes droite et gauche; de l’utérus rempli d'œufs (c). — C) Œuf mûr. Source : MNHN, Paris DEUX ESPÈCES d’ÉCHINOSTOMES 131 écrase transversalement, 450-550 x 125-200 1 *; le testicule postérieur ne descend pas en-dessous de 200 1 * de diamètre; ovoïde, il peut mesurer jusqu’à 400 x 300 n; écrasé transversalement, 400-460 x 210-230 1 *.. Un spermiducte unique aborde le fond de la poche du cirre. Celle-ci, située dans l’axe du distome est tubuleuse, très sinueuse dans les exemplaires contractés, mesurant deux à trois diamètres d’acétabulum environ, soit 800 à 1.100 n au total, compte non tenu des sinuosités; elle est droite dans les exemplaires étendus et atteint de 1.100 à 1.600 p sur un diamètre de 120 à 150 p. Elle est entièrement remplie par une vésicule séminale éga¬ lement tubuleuse; la glande prostatique n’est pas visible. Sa portion anté¬ rieure contourne l’acétabulum et se termine directement au pore génital. Le cirre non observé évaginé paraît glabre. Appareil reproducteur femelle. — L’ovaire est situé en avant du testicule antérieur. De petite taille, il est parfois entièrement caché par les anses utérines qui le recouvrent. Ovoïde, non lobé, il mesure de 200 x 150 p a '00 x 230 p. La glande de Mehlis, de 100 ■ 50-175 p de large est placée entre le testicule antérieur et l’ovaire. Il n’y a pas de réceptable semina nettement différencié. Les glandes vitellogènes sont formées de très nombreux follicules arrondis de 50-75 p, disposés linéairement par groupe de 2 ou 3 en dehors des cæca, le long des bords latéraux du distome, sur deux cinquièmes de la longueur totale du corps, au niveau des 3 e et 4 e cinquièmes; il demeure environ la valeur d’un cinquième de longueur corporelle libre entre le fond de la poche du cirre et leur limite antérieure. La limite postérieure correspond au niveau de l’ovaire, ou plus exceptionnellement, du milieu du premier tes¬ ticule. Les vitelloductes issus de l’extrémité des glandes dessinent ensemble one demi-boucle contournant le bord postérieur de l’ovaire ; ils confluent pour donner un petit réservoir vitellin au contact de la glande de Mehlis. A partir de l’ootype, les parties postérieures et moyennes de l’utérus décrivent une s érie d’anses nombreuses, aplaties dans le sens transversal, dont 1 extension antérieure varie en fonction du coefficient de remplissage par les œufs. Les anses, trop serrées pour s’individualiser, se situent sur 1/5 à 2/5 de la longueur corporelle, correspondant à la portion intervitelline de l'utérus. Fuis elles s’écartent progressivement les unes des autres pour finalement constituer un tube rectiligne où les œufs se raréfient, qui se dirige vide vers le pore génital en ne décrivant que de très courtes ondulations mappareiites au faible grossissement. Il n’y a pas de métraterme nettement différencié. Les ceufs sont tous jaune clair, ovalaires, operculés et mesurai 9 arrière le niveau du testicule antérieur; les œufs munis d un long filament 10 Source : MNHN, Paris 132 STÉPHANE DEBLOCK polaire, constituent un faisceau de caractères rattachant le trématode décrit au genre Aporchis Stossich, 1905. Il contient actuellement six espèces; les caractéristiques principales de cinq d’entre elles ont été récemment résumées par Timon-David,' 1955 (voir aussi Skriabine, tome XII, p. 796 et suivantes). En fait, le catalogue du genre est incertain; on ne connaît la formule de spinulation céphalique que de la moitié des espèces, celle du générotype lui-même étant douteuse. Fig. 3. — A. mozambiquus n. sp. — Plateau céphalique. Vue ventrale. Bouquets terminaux d’épines à plus grande échelle. Les épines ne sont vues à plat qu’à gauche (côté droit). Épines ventrales lignées, dorsales blanches, moyennes pointillécs. En D. - Divers aspects d’extrémités postéiieurcs. La grande homogénéité morphologique du genre, jointe à l’extrême varia¬ bilité des morphologies individuelles en fonction de l’état relâché ou contracté du ver ou de son activité génitale, variabilité illustrée par l’exemple du trématode décrit, tendent à mettre en relief l’importance discriminative primordiale de la spinulation du plateau. En conséquence, nous ne consi¬ dérerons que ce seul caractère dans notre discussion. Source : MNHN, Paris DEUX ESPÈCES d’ÉCHINOSTOMES 133 1° Chez A. croaticus (Stossich, 1889), il y aurait 33 épines; 2° Chez Aporchis massiliensis Timon-David, 1955, il y en aurait 28 + (2 x 8 ) = 44. Ce petit nombre d’épines étant dû à une interruption bilatérale du collier; 3° Chez A. segmenlatus Fuhrm., 1915 : 55 à 57; 4° Chez A. conlinuus Mc Cauley et Pratt, 1960 : 18 + (2 X 6 à 9), soit 60 - 66 . Les deux dernières espèces sont parasites de Lari, la première de Pélé- caniformes. L’espèce parasite de Charadriiforme de l’hémisphère austral présente ■a formule 46 + (2 x 9) = 61. Elle difTère néanmoins de A. conlinuus. Parasite de Larus canus L. de l’Orégon (États-Unis). 1 ° par des caractères essentiels : a) une différence dans l’implantation des épines; les épines du collier viennent jusqu’au contact des deux bouquets d’épines terminaux, alors 9 ue chez conlinuus il existe, selon le schéma 2 des auteurs, un large espace nu entre les deux formations; b) une différence de taille d’épines; les épines du collier mesurent 1J -12 x 6 (x chez notre espèce et 8 X 10 p chez conlinuus, étant donc plus larges que hautes; les plus grosses épines terminales mesurent respecti¬ vement chez l’une et l’autre espèce : 33-34 x 11-12 et 41 X 15 par des caractères discriminants plus secondaires, parce que sujets à fortes variations individuelles : a ) la taille du corps moitié moindre (5-11 mm contre 14-32 mm) pour Une taille des ventouses analogues ; b) les testicules arrondis ou allongés transversalement au lieu de longi- tudinalemcnt; la poche du cirre dépassant la ventouse ventrale de trois dia¬ mètres acétabulaires au lieu de cinq. Nous nous croyons en conséquence autorisés à considérer 1 espece décrite comme nouvelle. Sa dénomination de mozambiquus rappellera son migine géographique. RÉSUMÉ L’auteur décrit et figure Aporchis mozambiquus (Trematoda, Echino- « omalidae, Himasthlinae) parasite nouveau du tube digestif de deux especes de Charadrii d’Europa, île du canal de Mozambique. Il redécrit avec précision le plateau céphalique d'Himaslhla rhigedana Dietz, l’espèce-type du genre, et estime que H. rhigedana sensu Adams et colL, I960 constitue une espèce nouvelle propre au Nouveau continent, qu’il dénomme H. californiensis n. sp. Source : MNHN, Paris BIBLIOGRAPHIE Adams (J.) et Martin (VV.), 1963. Life cycle of Uimaslhla rhigedana Dietz, 1909 (Tremutoda : Echinostomatidae). Traits. Amer. Microsc. Soc., 82 (1), ]>. 1-6. Mc Cauley (J.) et Pratt (I.), I960. Aporchis continuas n. sp. (Tremutoda: Echinostomatidae). ./. Parasitai. 46, p. 642-644. Dietz (E.), 1909. -- Die Echinostomiden «1er Vogel. Zool. 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(A propos de la description d'un Galactosominé nouveau d 'Egretta dimorpha de l'île Europa) par Stéphane DEBLOGK L'autopsie de deux Aigrettes des Récifs, Egrella dimorpha capturées sur nie Europa a fourni quatre exemplaires d’un Trématode qui n a pu «tre rapporté à une espèce décrite. Nous remercions M. E. R. Brygoo, directeur de l’Institut Pasteur de Madagascar, de nous avoir confie 1 etude d u matériel qu’il avait récolté, d’autant plus précieux qu’il s’agit d un groupe de Trématodes rares et mal connus. Cercarioides gonacanthodes n. sp. Hôte et localisation géographique : 2 Egretta dimorpha (Ardéiforme). Ile Europa (canal de Mozambique). Date de récolte: 20-5-1959. Localisation des parasites: Intestin grêle. Matériel de description : 2 trématodes complets fixés en état de compres- Sl0n et un fragment antérieur et un postérieur provenant de deux autres exemplaires. Description du parasite: Corps: La forme du corps évoque quelque slrigéide; il est nettement subdivisé en deux parties inégales. La partie antérieure est large et aplatie Gn une spatule ovalaire ou cordiforme; il est vraisemblable qu a frais, eue doit se creuser en cuiller. Elle est plus petite ou presque égale en longueur a 'a partie postérieure, suivant le degré de contraction ou de maturation dos distomes. La partie postérieure est cylindrique, plus ou moins fusifornu. et contient la majorité des organes internes. La soudure des deux parties Se f ait au niveau d’une constriction très nette du corps, marquée pa Profond sillon de la cuticule. Ta Me: 1,8 à 2,3 mm X 0,7 à 0,8 mm de largeur mucjiude; parUe anterieure : 870-930 x 750-835 g ; partie postérieure : l.OOU-l.bUUX obu t*. Cuticule: La cuticule est uniformément mince (8 n). La partie antérieure spatulée du corps est fortement épineuse. Le revêtement d epmes est plus ? ense dans l’aire ventrale qu’au niveau des aires latérales ou dorsales ■ es epines ventrales sont larges, plates, à bout arrondi et mesurent 8 X 3,5 g ' e a rge et 1,5 n d’épaisseur (considérées au niveau du pharynx). La partie Postérieure du corps est pourvue dans sa moitié anterieure d epines de Source : MNHN, Paris 136 E DE13LOCK conformation identique; la cuticule de la moitié postérieure est glabre, seulement ornementée de petits plis annulaires transversaux. Ventouses: Ventouse orale volumineuse subcirculaire, subtermino- ventrale. Taille : 250 x 300 ja de large. La spinulation cuticulaire s’arrête à mi-chemin de son bord musculeux. 11 n’y a pas de papille. La ventouse ventrale, profondément enfoncée dans le parenchyme corporel, est légè¬ rement excentrée du côté gauche, au-dessous du sac génital; profondément modifiée, musculeuse, elle contribue à former l’organe unique complexe dénommé « sac vcntro-génital » par Witenbehg, 1920. Elle mesure 70 x 90 ja. Tube digestif: Prépharynx quasi nul sur les trois distonies observables. Le pharynx se situe au contact intime de la ventouse orale; il est ovalaire ou sphérique, très développé, mesurant 150 n de haut sur 175 à 225 [a de diamètre. Le rapport V. O./Pharynx = 1,5 environ. II semble que deux fines fibres de 8-10 |a de 0 chacune, soient émises à partir du pharynx et se dirigent à droite et à gauche, en un vaste arc de cercle vers la région située immédia¬ tement en avant du sac ventro-génital où elles deviennent beaucoup plus visibles et où elles s’épanouissent en un pinceau étroit de fines fibrilles; primitivement extra-coecales, elles franchissent les coeca ventralemcnt. Œsophage extrêmement court, quasi nul. Les coeca en porte-manteau, très longs, atteignant l’extrémité postérieure du corps en cheminant parallè¬ lement à quelque distance des bords du distome, en demeurant visibles tout le long de leur parcours. Ils subissent une nette striction en passant de la parLie du corps spatulée à la partie cylindrique. Leur diamètre est assez élevé (60-70 |a) et leur paroi formée de cellules épaisses (14 |a). Appareil reproducteur. A) Système mâle. Testicules de taille moyenne, sub-égaux (test, antérieur : 200 x 275 ou 165 x 230 [a; testicule postérieur un peu plus grand : 200 x 300 ou 175 X 250 |a), disposés obliquement en tandem. Le testicule antérieur est situé le plus à gauche; le centre géométrique du testicule postérieur est disposé à égale distance des deux extrémités de la partie cylindre-posté¬ rieure du corps. Les deux glandes mâles ne sont pas contiguës; des anses utérines et des follicules vitellins les séparent. Des échancrures assez pro¬ fondes de leur contour forment des lobes. Les spermiductes naissent sur leur bord antérieur; de diamètre relativement élevé (10-13 |a), ils convergent simultanément à l’extrémité postérieure de la vésicule séminale où ils pénètrent par l’intermédiaire d’une valvule. Il n’y a pas de poche, du cirre; la vésicule séminale, tubuleuse, située le long du bord gauche de l’ovaire, mesure 100 (a x 40 ;a à l’état vide et 190 X 70 |a à réplétion, en dessinant une succession de poches sub-sphériques que séparent des strictions. Ses parois sont uniformément minces (1,5 n). La pars prostaticu longue de 30 n, est entourée d’une glande prostatique peu développée, et se jette dans le canal hermaphrodite. B) Système femelle. Ovaire petit (90 x 160 n ou 90 X 110 jx) non lobé, situé en avant des testicules, du côté droit de l’espace inter-coecal. Le point de départ de l’oviducte est postérieur. Le carrefour ootypique n’a pas pu être étudié. Source : MNHN, Paris LE GENRE CERCARIOIDES 137 Le réceptacle séminal sphérique postérieur à l’ovaire, dextre, mesure 50 x 75 yL ; la glande de Mehlis assez volumineuse se situe entre l’ovaire, le réceptacle séminal, le testicule antérieur et l’extrémité des vitellogènes. La glande vitellogène, bien développée, occupe dorsalemcnt la totalité de l’espace intercoecal depuis l’extrémité des coeca jusqu’au niveau moyen du testicule antérieur, en respectant toutefois à peu près intégralement •es champs testiculaires. Elle est formée de nombreux petits follicules arrondis juxtaposés qui n’atteignent pas le niveau de l’ovaire. Contigus p,„ , ,, . _ _ _ _ Tréraatode adulte, vue ventrale; Source : MNHN, Paris 138 STIÏPIIANI: DKBl.Or.K Fiu. 2. gonacanllioiles n. s p. - Sac ventro-génital, vue ventrale, lin surface, l’ouverture ventro-genitale allongée cl festonnée de petites papilles charnues, lin-dessous les ornementations éehinulées du gonolylc, et les diverlieules à paroi charnue, en forme île poches, formant le sac génital. Plus en profondeur, la ventouse ventrale modifiée, sans structure précise, mais nucléée. Dans le rond du sac s’ouvre le pore génital commu¬ nicant avec le vaste atrium génital tubulaire, ii direction antéro-postérieure; il reçoit métraterme à gauche et pars proslalica à droite (sur la ligure). sur toute leur longueur, ils ne permettent pas de séparer la glande vitelline en glande droite et gauche. Le spermiduete impair commun remonte anté¬ rieurement jusqu’en arrière de l’ovaire où est situé l’ootype. Le très long utérus, descendant, puis ascendant, sinue ventralement dans tout l’espace inlercoecal, en laissant libre les champs testiculaires. Il ne pénètre jamais dans les champs extra-coecaux et ne recouvre pas les coeca. En avant du testicule antérieur, l'utérus ne subit pas de transformation métratermique nette et rejoint le conduit mâle au niveau du canal herma¬ phrodite. Ce dernier est constitué d’un tube long de 35 p qui se jette dans la cavité du sac ventro-génital. Les œufs nombreux, sont jaune clair et mesurent 36-39 x 18-20 p; ils ne sont pas embryonnés à la ponte. Sac uenlro-génital (1) : l'orifice ventro-génital est médian et se situe à la limite (1) Cable et Coll., (1942 et 1960) considèrent que le pore génilal véritable se situe à l’intérieur du sac génital et qu'il est constitué par l’orllice du canal hermaphrodite. Couverture cuticulaire est l'orifice ventro-génital. I.e gonotyle est la masse charnue protrusiblc parfois diversement échinulée, enclose à l'état rétracté dans le sac génital. L’organe ventro-génital désigne le sac génital réuni il la ventouse ventrale modifiée (Witenbebg, 1929). Nous avons adopté cette terminologie dans notre description. Source : MNHN, Paris I.I-: GENRE CERCARIOIDES des 1er 2e tiers corporels, juste au niveau de la striction. Long d une quarantaine de microns, il est ovalaire dans le sens transversal et plus ou moins aplati. Son pourtour est ornementé de petites dents charnues et de Papilles. Il communique avec le sac génital de contour général ovalaire, dont les dimensions atteignent 70 X 50 n; les parois de ce sac se digitent Çn plusieurs poches secondaires larges et profondes, périphériques ou sous- jacentes. Le gonotyle, dont la masse n’a pas pu être clairement isolée des expansions charnues de la paroi du sac, porte au moins trois masses chiti- noïdisées pédonculées, en forme de châtaignes échinulées, mesurant 5x 10 |x environ, dont chaque épine très fine mesure 2 |i de long. Le pore génital Parait se situer au fond de l’une des digitations postérieures du sac génital. Ce dernier repose sur un massif de structure parenchymateuse, appa¬ remment non musculeux, presque circulaire, légèrement excentré du côte droit, mesurant 70 x 90 n de diamètre, que nous avons interprète comme un rudiment de ventouse ventrale. L’ensemble des formations décrites ci-dessus constituent l’organe ventro-génital de Witengerg, 1929. Système excréteur : Le pore excréteur est terminal. La vessie excrétrice est petite, sacculaire et ne paraît pas devoir empiéter dans l’aire utéro-vitelline; suivant son degré d’écrasement, elle est triangulaire mesurant 60 [A de haut X 110 (x de large, ou en forme d’urne de 80 x 65 ix. Elle émet deux canaux collecteurs principaux qui cheminent du côté interne des cæca, puis les franchissent 'entralement à un niveau correspondant à l’ovaire; ils montrent alors extra-cæcalemcnl jusqu’au niveau du pharynx, en émettant sur leur parcours de nombreux canaux secondaires. La formule excrétrice n’a pas été précisée. ■-a présence d'un sac ventro-génital, l’absence de poche du cirre, 1 ovaire antérieur aux testicules, l’utérus post-ovarien sont des traits caractéris¬ tiques d’IIétérophyidés Odhner, 1914. L’absence de ventouse ventrale musculeuse, les vitellogènes couvrant tout l’espace intercæcal post-ovarien, •es testicules non terminaux, la partie antérieure du corps amincie et élargie en spatule constituent des caractères additionnels que l’on ne rencontre ‘l»e chez les Galadosominae Ciurea, 1933, et plus particulièrement dans •c genre Galactosomum Looss, 1899 récemment redéfini par Lable ei cou.. I960. Néanmoins, la subdivision du corps en deux parties très différenciées m’oque plus particulièrement le genre controversé Cercanoides \\iten- ber M- 1929 accepté par Mohosov, 1952 et par Witenberg, 1953, mais syno¬ nyme de Galactosomum pour Price, 1932; Pridhoe, 1949; yMAGim,1958^ Dlb o,s et Mahon, 1959 et Cable et coll., I960. Une espèce de (m/oc/osomum constitue en effet un terme de transition entre les formes omformement allongées et celles antérieurement spatulées ou divisées en deux partie. Pnr un sillon annulaire. . . fans I,. genre île Witenuehu, n'existent actuellement que deux en»» originaires d'Égypte: C. aharomi Witenberg, 1929 parasite d un Pullin (Proeellariltorme) et C. baylisi Nazmi, 1930 parasite d une Oie domestique 11 n'agit de parasites très rares, n'existant qu'en unique exemptait e, et Source : MhJHN, Paris 140 STÉPHANE DEBLOC tC jamais retrouvés depuis leur création; leurs auteurs n’ont pas su préciser la structure des sacs ventro-génitaux. Nous sommes donc privés d’un élément essentiel de discrimination et nous n’avons pas de notion concernant les variations métriques des deux espèces. Elles ont été placées en synonymie par Dubois et Mahon, 1959. En dépit de ces difficultés, il ne semble pas que la ou les espèces égyp¬ tiennes puissent se rapporler à celle d'Europa : C. baylisi est trois fois et demie plus grande dans toutes ses dimensions. C. aharonii en est plus voisine, bien que plus grande quand même d'un tiers; le pharynx est porportion- nellement plus petit (Rapport V. O./Pharynx = respectivement 2,7 et 1,5), de même que le sac ventro-génital (50 p de diamètre, et 70 x 90 p). Les vitellogènes recouvrent nettement les cæca chez aharonii (d’après la ligure). 11 n’est fait mention de gonotyle à châtaignes épineuses dans aucune des deux espèces. Nous considérerons donc le trématode de l’Aigrette comme une espèce nouvelle, sous le nom de yonacanihodes qui évoque l’aspect caractéristique de son gonotyle; la description plus détaillée des deux espèces égyptiennes confirmera peut être à l’avenir, lors des nouvelles récoltes, le bien-fondé de cette décision ou, au contraire, la synonymie générale des trois représentants du genre Cercarioides. La récolte et la description de C. yonacanihodes n. sp. soulève une nouvelle fois le problème de la validité du genre Cercarioides qui semblait définitivement résolu par la négative. Cable et coll., 1960, et plusieurs auteurs avant eux (aide supra), l’ont invalidé pour une raison évidente d’homologie des deux genres et parce qu’il existe un maillon de transition : G. cochleariforme (Rud., 1819), qui présente un aplatissement modéré de la partie antérieure du corps, joint à une tendance à l’extension latérale (1). Mais ce distome est bien le seul de son aspect dans le genre : G. lacteum (Jaegersk., 1896), cochlear (Diesing, 1850), semifuscum (Olsson, 1876), erinaceus (Poirier, 1886), anguillarum Tubangui, 1933; darbyi Price, 1934 (2); humbaryari Park, 1936; phalacrocoracis Yamag., 1939; pufjini Yamag., 1941; sanaensis Kobayasi, 1942; canis Yamag., 1954; ayrachanensis Saidov, 1954, ont tous des bords latéraux rectilignes (3). (1) Voir encore la ligure 2 B, p. 48, de Hutton et coll., 1960. (2) Yamaouti, 1958 place U. darbyi à ovaire prétcsticulairc dans le genre Soho- lephya Morosov, 1950 sans tenir compte du fait que .S', oshmurini Morosov, 1952 possède un ovaire inter-testiculaire. (3) Cette liste n'est fournie qu’à tilre indicatif. Les caractères définissant les espèces comme la longueur du prépharynx, la répartition des vitellogènes, leur aspect (dilTus ou en rosette) et leur extension antérieure, la taille de la vésicule excrétrice et sa dispo¬ sition, paraissent varier dans de notables proportions en fonction des hâtes ou même des conditions de récolte. Ces variations sont génératrices de chevauchements multiples entre les caractéristiques essentielles des espèces. I.es synonymies suivantes ont été proposées en tant qu'hypothèses assez plausibles : G. cochlear - freyalae = pafftni (voir Hutton et coll., 1960; et Lumdsen et coll., 1962) = canis (voir Dubois et coll.. 1959). G.semifuscum= phalacrocoracis = laclenm (voir Prudhoe, 1919 et Duriois et coll-, 1959). 11 est hors de doute que la plupart des espèces du genre mériteraient une description comparée approfondie, portant notamment — dans l’attente de la découverte de icurs formes larvaires et de leur biologie — sur l’aspect exact «les vitellogènes, l’extension antérieure de la vésicule excrétrice, ia structure de la vésicule séminale, et sur un caractère à peu près complè¬ tement ignoré jusqu’à présent, la structure du gonotyle. Travaillant dans cet esprit, Caiii.e et coll., 1960 ont déjà déplacé G. johnsnni dans un genre voisin, Galaclosomoides, et G. spinelus dans le genre Releuilellus, créés à leur intention. Source : MNHN, Paris LE GENRE CERCARIOIDES 141 Il manque dans ce catalogue au moins encore une espèce de transition, aux caractéristiques encore plus accentuées, pour entraîner la conviction. Le point de vue de Witenbehg 1953, déplaçant G. cochleariforme dans le genre Cercarioides trouverait peut-être dans ces considérations une justi¬ fication nouvelle. BIBLIOGRAPHIE Cable (R.), Connor (R.) et Ballino (J.), I960. — Digenetic trematodes of Puerto Rican Shore birds. Scienlific Survey o/ Porlo-Rico and the Virgin Islands, N.-Y. Acad, of Sciences, 17 (2), p. 187-255, 9 pl. Caiile (R. M.) et IIunninen (A.), 1942. - Studics on the life history of Sipho- dera vinaledwardsii (Linton) (Tremaloda : Crgptogonimidae). J. of Para¬ sitai., 28, 407-422. Dollcus (R. Ph.), 1951. — Quelques Trématodes, Cestodes et Acanthocé- phales. Miscell. Helminthol. Maroccana, 4, p. 153-157. IH-bois (G.) et Maiion (.1.), 1959. Étude de quelques trématodes Nord- américains (avec note sur la position systématique de Parorchis Nicoll, 1907). suivie d’une révision des genres Galaclosomum Looss. 1899 et Ochetosoma Braun, 1901. Huit. Suc. Neuch. Sc. Nat., 82, p. 191-229. Hutton (R.) et Sogandahks-Bernai. 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Les résultats ( l ue nous présentons concernent également certains parasites recueulisa 1 occasion d’un premier séjour de 48 heures effectué sur 1 lie en mai 19.).. ainsi que des récoltes faites sur des Reptiles capturés à notre intention par notre confrère et ami le Docteur M. André de la Réunion, à l’occasion d’une brève escale aérienne qu’il fit sur l’Ile en 1962. . Pour une exploitation valable des résultats il fut nécessaire de faire appel à de nombreux spécialistes. Certains purent avec ce matériel décrire des espèces nouvelles ou améliorer les descriptions existantes, pour d autres le travail d’identification fut moins fructueux, ainsi tenons-nous à remercier tout spécialement Mlle G. Caballero, A. G. Chabaud, S. Gretillat, J- L. Quentin, C. E. Yunker dont les déterminations ne donnent pas lieu à des articles spéciaux. Les déterminations des ectoparasites d oiseaux, dues à Miss Th. Ci.ay pour les Mallophages et à J. Gaud pour les Sarcopti- formes, sont publiées sous forme de listes séparées. Nous les remercions de leur précieuse collaboration. I. — PARASITES D’ARTHROPODES Les parasites d’Arthropodes de la faune d’Europa n’ont pas fait l’objet d’une recherche systématique. Nous avons récolté dans les troncs en décom¬ position et sous les ccorces deux espèces de Blattes : " l’ycnoscebus surinamensis L. petite espèce cosmotropicale, certainement introduite et — Gromphadorhina sp„ affine de Gr. inlermedia Chopard, hautement caractéristique de la faune malgache. Nous devons ces identifications à l’obligeance de M. Chopard. L’une l’autre espèce étaient parasitées par des Oxyures sensu lalo, dont la déter¬ mination n’a pas encore été effectuée. . . . , Ne disposant que d’un temps limité, nous avons dû restrem t _ Çl'amp d’action. Parmi les parasites d’Arthropodes, il serait sans doute intéressant d’étudier ceux que peuvent présenter les nombreux Crabes terrestres isolés depuis fort longtemps sur l’Ile. IL — PARASITES DE POISSONS Do Nématodes trouvés dans l’intestin d'une Caranquc claire de 20 kg, Péchée devant Europa en mai Itt» turent identitiés par A. O. lhab.uuj 'M arne des larves d’Anisakides. La diagnose ne pouvait pas être poussée Plus loin. Source : MNHN, Paris 144 L ARD R, BRYGOO En 1964, profitant des récoltes importantes faites sur le platier récifal, nous avons prélevé des tubes digestifs de poissons variés. Les recherches furent dans l’ensemble décevantes et ne donnèrent à examiner que quelques Nématodes, encore, en cours d'études. 1° Examens entièrement négatifs. 10 tubes digestifs de Acanlhurus Irioslegus; 10 — - Cephalopholis argus: 10 — — Gerres oyena; 5 — — Lutianus argenlimaculalus. 2° Examens partiellement positifs. 10 tubes digestifs de A budefduf sparoides donnèrent 1 Nématode chez 1 sujet; 10 — — Balislapus iindulatus donnèrent 3 Nématodes chez 1 sujet; 10 — — Epinephelus merra donnèrent 2 porteurs de Nématodes ; 10 — — Epinephelus hexagonalus donnèrent 1 porteur de 1 Nématode. 3° Examens positifs. La seule espèce dont tous les spécimens étaient parasités par des Néma¬ todes, mâles et femelles, était Chaelodon lunula (10 tubes digestifs examinés). Dans le tube digestif d’une f.aranque sp. nous avons également trouvé un Nématode. III. — PARASITES DES LÉZARDS Nous ne nous sommes intéressés qu’aux parasites des Reptiles ter¬ restres. L’étude des parasites des deux espèces de Tortues marines fréquentant l’Ile serait cependant indiquée. A) — Ectoparasites. Nous avons récolté sur 2 Ablepharus boulonii bitaeniatus des ectopara¬ sites que G. E. Yunker a déterminés comme des Schoengaslia sp. proches de S. rubi Vercammen-Grandjean. Onze autres spécimens de la même espèce étaient négatifs, ainsi que les 20 autres lézards examinés. B) — Pentastomes. Dans les poumons de 5 des 7 Mabuya comorensis infralineala que nous avons examinés nous avons recueilli des Pentastomes. S. Gretillat a déter¬ miné comme RaillietieUa (Heymonsia) hemidactyli les formes adultes, mâles et femelles, trouvées chez 3 spécimens et les jeunes femelles récoltées chez un quatrième, tandis que le dernier ne donnait que des formes imma¬ tures identifiables seulement comme des Raillieliella sp. Source : MNHN, Paris PARASITES DES ANIMATX Haillieliella (Hegmonsia) hemidaclgli M. L. Hett, 1931 a pour hôtes connus : Gekkonidak Hemidaclylus gleadovi Murray, 1881, en Birmanie. Hemidaclylus frenalus Schlegel, au Vietnam et à Madagascar. Hemidaclylus mabiiia (Mor. de Jonn.), au Vietnam (1). Gehyra mutilala (Wiegm.), au Vietman. Chamaei.eon id ae Chamaeleo uerrucosus Cuvier, 1829, à Madagascar. Chamaeleo ouslaleli Mocquard, 1894, à Madagascar. Agamidae Caloles versicolor (Daudin, 1802) en Birmanie. L'identification de ce Pentastome chez Mabuia comorensis (Peters, 1854) infralineala Bœttger, 1913 est intéressante à considérer à plusieurs points de vue. C’est d’abord la station la plus occidentale actuellement connue de son aire de répartition. C’est ensuite le premier Scincidae à héberger cette espèce (2). A Europa même il est remarquable que 5 des 7 Mabuia examinés, aussi bien en 1962 qu’en 1964, aient été trouvés parasités alors que les outres spécimens 115 Ablepharus (Scincidae), 4 Lygodaclylus (Geckonidae) et ;[Hemidaclylus (Geckonidae)\ bien que vivant exactement dans les mêmes biotopes ne l’étaient pas. R. hemidaclgli qui parasite en Birmanie, au v »etman et, à Madagascar des Gekkonidae, et particulièrement les représen¬ tants du genre Hemidaclylus, semble à Europa, inféodée à un Scincidae du genre Mabuia. C) — Nématodes. Les récoltes de Nématodes ont donné chez les Reptiles : «) une infestation assez fréquente des 3 especes Mabuya comorensis ln fralineata, Ablepharus boutonii bilaeniatus et Lygodaclylus verhcillatus Par des Physaloptères; b) une infestation par Oxyures, répandue, mais restreinte à Hemi- wclylus gardineri; c ) un spécimen de M. c. infralineala parasité par Spinicauda. Pbysaloptère est une nouvelle sous-espèce Physalopleroides impar (Malan, 1939) minor subsp. (3). Il fut récolté chez 3 Mabuya sur 7, chez Ablepharus sur 13 et chez 1 Lygodaclylus sur 4. Les 9 Hemidaclylus n en ebergeaient pas. 4..., bébei (1) Hôte signalé par R. M. Nicoli, 1963. par d <2) On connaît cependant d’autres représentants du genre Mabuia pour êtrc.parasité ca Urf „?-, s “2”Sers par R. mabuiae, I leymons 1922 en Afrique du S,0 ; it longi- auda, <* Hallowell par /{. hebilihamala .1. T. Self et R. K Kuntz, 1960 à 1 ormose. r ation 3> Sous - es P èce nouvelle dont la description par Mlle G. Caballkro est en pr pa- Source : MNHN, Paris 146 ÉDOUARD R. BflYGOO Le Pharyngodon pour lequel nous n’avons malheureusement pas de mâle, ce qui interdit une diagnose spécifique, fut observé chez 4 des 9 Heini- dactylus, mais les 23 autres Lézards n’en hébergeaient pas. L’identification de Spinicauda (Moaciria) freitasi Chabaud et Brygoo, 1960 est intéressante. Il s’agit d’un parasite commun des Camé¬ léons malgaches observé également à Madagascar chez des Uroplalus. ])) Trématodes. Fio. 1. — llepalozoon sp. chez Ablepharus boulonii bilaenialus R. 422; flxsilion met hanoï, colorai ion Giemsa. Source : MNHN, Paris PARASITES DES ANIMAUX 147 0_10_20 n R 416 — M.G. Pio. 2. _ Hepatozoon sp. chez Mabuua comorensis infralineala R. 416; fixation méthanol, coloration Giemsa. . r . La dissection de 2 Lézards (sur 33) nous a permis de recueillir des ‘remalodes que Josette Richard décrivit (4) comme une espece nouvelle S0US * e nom de Mesocoelium dolichenteron. , L’un des hôtes était un Mabuya comorensis infralineata avec 1 Irema- l'ile p?* ‘ Mesocœlium dolichenteron » nouveau Trématode parasite ,le Europa. Huit. Mue. nat. Hist. nat., 37, p. 186-189 (1965). Scincidae de U Source : MNHN, Paris 148 ÉDOUARD R. BRYGOO tode dans la vésicule biliaire et 1 autre dans le tube digestif, l’autre un Ablepharus boulonii bitaenialus avec plusieurs Trématodes dans le tube digestif. Fig. 3. — Eimeria sp. Coupe histologique d’une vésicule biliaire infectée de Mabuya cnmorensis infralineata. Source : MNHN, Paris PARASITES DES ANIMAUX 149 E) — Gestodes. Les 4 espèces de Lézards examinées nous ont toutes donné des Ccstodes. Malheureusement celui récolté chez un Hcmidaclylus gardineri fut détruit en cours de manipulation. Les autres spécimens sont en cours d’étude par S. Deblock. P) *— Sporozoaires. L’examen systématique du sang et de la bile des 33 Reptiles capturés nous donna à observer un Hepatozoon dans le sang et une Eimeria vésiculaire. L ’Hepalozoon était particulièrement fréquent chez les Ablepharus (5 sujets parasités sur 13). Par contre nous ne l’avons observé que sur 1 seu nés 5 Mabuya et il n’était représenté ni chez Lygodadylus, ni chez Henudac- tylus. Les figures 1 et 2 représentent les formes endoglobulaires observées chez les deux hôtes. Rien ne permet, sur ces aspects, d’envisager 1 existence d e deux espèces distinctes. Étant donnée la grande incertitude, qui régné actuellement sur la systématique des Heniogregarinidae en général et es Hepatozoon en particulier, il nous a semblé préférable de ne pas donner de nom d’espèce à la forme observée. Il y a cependant lieu de noter d une par l’intégrité du noyau de l’hématie, et d’autre part l’importante hyperplasie que subit le globule parasité. Le problème de la transmission des Hepa¬ tozoon est loin d'être résolu. Les moustiques sont particulièrement abondants sur l’Ile et l’on retiendra aussi dans cet ordre d'idée le parasitisme des Reptiles par un Sdioengastia. Les Hepatozoon furent les seuls hémoparasites observés. Trois des 7 Mabuya comorensis, et eux seuls, hébergeaient au niveau ue leur vésicule une Eimeria. Celle-ci est très comparable à celle que nous observons chez les Reptiles malgaches, notamment chez les Caméléons. Rien ne permet ici encore de justifier la création d’une espèce nouve e. La figure 3, coupe histologique d’une vésicule parasitée, montre 1 intensité extraordinaire que peut atteindre l’infection. On retiendra cependan qu les canaux endohépatiques ne sont habituellement pas touchés. Ainsi que nous l’avons démontré à Madagascar, la possibilité de la transmission par le milieu extérieur rend compte de la conservation d’une endémie dans population des Reptiles. IV. — PARASITES DES OISEAUX ^ Ectoparasites. Une note spéciale présente les résultats des identifications faites sur es Mallophages et Sarcoptiformes récoltés. Nématodes. . En ce qui concerne les Nématodes'd’Oiseaux, les récoltes furent peu abondantes. Deux Phaelon donnèrent quelques Nematodes dont des bpiru- «des du gésier. Un Fou et le Tournepierre permirent chacun de récolter 1 Nématode. Seul le Numenius présentait un parasitisme assez important Par Spirurides. Source : MNHN, Paris EDOUARD R. BRYGOO 150 C) — Trématodes. Si le nombre des sujets parasités par Trématodes (5 sur 29) n’était pas particulièrement élevé, les récoltes n’en furent pas moins très intéres¬ santes. Trois espèces d’Echinostomes, dont 1 nouvelle, furent identifiées. Les deux premières par S. Deblock chez Arenaria interpres la troisième chez Squatorola squatorola par J. Richard. L’espèce nouvelle, Aporchis mozam- biquus S. Deblock, 1966 fut récoltée chez Arenaria interpres et chez Numenius phaeopus. Deux Aigrettes dimorphes permirent de récolter une espèce nouvelle d’Hétérophyidé, particulièrement intéressante parce qu’elle repose la question de la validité du genre Cercarioides Witenberg, 1929, très discutée. On notera qu’aucun des 15 Oiseaux pêchant au large, Phaëton, Fou ou Frégate qui les exploite, n’avait de Trématode alors que 5 sur 9 des Limicoles en hébergeaient. Fio. 4. — Trypanosoma leivisi chez Itullus ntltiis E. 30; fixation inéthanol, colo¬ ration Oienisa. Source : MNHN, Paris PARASITES DES ANIMAUX 151 D) — Geatodes. C’est pour les Cestodes que les récoltes furent les plus abondantes et •es plus fructueuses. Huit Oiseaux sur 29 hébergeaient des Cestodes appar¬ tenant à 6 espèces différentes. Et si l’on ne tient compte que des Oiseaux de rivage, en excluant le Corbeau et le Zostérops, c’est une fréquence de 8 pour 24 que l’on obtient. A noter cependant que l’une des espèces la mieux prospectée, puisque nous avons pour elle effectué 5 dissections, le Fou a pieds rouge, ne nous a donné aucun Cestode (ni Trématode d ailleurs). Prégates et Phaëtons ont permis à S. Deblock d’identifier deux espèces de Tétrabothriidés du genre Tetrabothrius dont une nouvelle chez le Phaëton, mozambiquus. Les 9 limicoles ont donné 4 espèces différentes de Dilépididés dont une. chez Egretla dimorpha , est nouvelle et entraîne la création par S. Debi.ock d’un genre nouveau : Baerbonaia. — Hémoparasites. L’examen systématique des prélèvements effectués chez les 29 oiseaux capturés ne nous a donné à observer aucun hémoparasite, Microfilaire ou Protozoaire. V. — PARASITES DE MAMMIFÈRES (RATS) Les conditions locales ne nous ont pas permis une étude de la faune Parasitaire des chèvres qui errent en troupeau sur l’Ile. Il s’agit cependant d un point intéressant que des études ultérieures devront préciser. Nous avons eu à examiner 5 Rongeurs de l’espèce Rallus rallus. s’agissait de 5 mâles capturés à la nasse (5). Aucun ne présentait d ecto¬ parasite. — Cestodes. Quatre des cinq Rats examinés étaient porteurs de Cestodes que ' • L. Quentin détermina comme des Hymenolepis diminula. ®) '— Nématodes. Deux des cinq Rats hébergeaient des Nématodes que J. C. Quentin a déterminé comme : Protospirura muricola, ~~ Subulura orlleppi Inglis, 1960. Ces deux espèces sont intéressantes à des titres divers. P. muricola, noue Connaissant l'abondance des Rats sur nie, lors de il®JirasDanytz. Su? n. V10ns P r °icté de tenter un essai de lutte biologique par 1 ?‘ a ™ n tQu'une étaient^" ^rand^ombre dînasses'es ° apturM fm-ent/pM abondante^. ^L^^des^ébrls ces rongeurs serait sans doute fort intéressante. Source : MNHN, Paris 152 ÉDOUARD R. BRYGOO très répandu en Afrique, n’a pas été identilié à Madagascar où l’on trouve Maslophorus mûris. S. orlleppi de morphologie très caractéristique n’a été découvert que récemment dans la province du Cap, mais chez des Ron¬ geurs sauvages Rhabdomys pumilio (Sparrman) et Praomys namaquensis (A. Smith) et non chez le Rat domestique (6). C) — Hémoparasites. Trois des cinq Raltus raltus présentaient une infestation forte par un Trypanosome morphologiquement identique à Trypanosoma lewisi (fig. 4). Le fait en lui-même ne présente rien d’extraordinaire. Il suppose cependant l’existence d’un Arthropode piqueur pour assurer la transmission de l’hématozoaire. Cet Arthropode reste à découvrir. VI. — CONCLUSIONS Cette prospection limitée de la faune parasitaire des animaux d’Europa nous a, d’une part, donné des résultats déjà fort intéressants : 22 espèces d’endoparasites dont 5 nouvelles pour la science avec 1 genre nouveau, mais elle nous a surtout montré l’étendue des recherches qui restent à faire en ce domaine privilégié. L’île Europa, à mi-chemin entre l’Afrique et Madagascar constitue une station de choix pour l’étude des limites de répartition des faunes para¬ sitaires. (6) A. G. Chabaud in lill. Source : MNHN, Paris LISTE SYSTÉMATIQUE DES PARASITES Récoltés sur des vertébrés de ltle europa PROTOZOA Tr ypanosoma lewisi (Kent, 1880) Hepalozoon sp. Eimeria sp. cestoda Hôte Déterminé par Ratlus raltus E. R. Brygoo Mabuya comorensis infra- lineala E. R. Brygoo Ablepharus boutonii bitae- nialus E. R. Brygoo Mabuya comorensis infra- lineta E. R. Brygoo Tétrabothriidés Tetrabothrius pelecani («ud., 1819) 7 • mozambiquus Deblock, 1966 RRépididés Anomotaenia nymphaea (ahrank, 1790) Dilepidiné sp. Valipora parvitaeniunca Raer et Bona, 1960 u «erbonaia baeribonae Reblock, 1966 Rymenolepidités Hymenolepis diminuta (Rud., 1819) t-esloda sp. trematoda Echin ostomatidés AP n C u, lS mozarT >biqu Deblock, 1966 "'srnasthla rhigedan . D *etz, 1909 c anthoparyphium t ^amaguti, 1939 Fregala minor S. Deblock Phaelon rubricauda S. Deblock Numenius phaeopus Arenaria interpres Egretta dimorpha Egretla dimorpha S. Deblock S. Deblock S. Deblock Mabuya comorensis infra- lineata Ablepharus boutonii bitae- niatus Lygodadylus verticillatus Hemidaclylus gardineri Arenaria interpres Numenius phaeopus Arenaria interpres Squalarola squatarola S. Deblock S. Deblock S. Deblock Mme J. Richard Source : MNHN , Paris 156 ÉDOUARD R. BRYGOO Dicrocoelidés Mesocoelium dolichenteron J. Richard, 1965 Mabuya comorensis infra- Mme J. Richard lineala Ablepharus boulonii bitae- Mme J. Richard niatus Hétérophidés Cercarioides gonacanthodes S. Deblock, 1966 Egretla dimorpha S. Deblock NEMATODA Oxyuridés Pharyngodon sp. « Oxyures » sp. Hemidaclylus gardineri G. Caballero Pycnoscebus surinamensis Gramphadorhina sp. Hétérakidés Spinicauda freilasi Chabaud et Brygoo, 1960 Mabuya comorensis infra- E. R. Brygoo lineala Anisakidés Larves Subuluridés Subulura ortleppi Caranque sp. A. G. Chabaud Rattus raltus J. C. Quentin Spiruridés Protospirura muricola Inglis, 1960 Raltus raltus J. C. Quentin Physaloptéridés Pliysalopteroides impar subsp. Mabuya comorensis infra- G. Caballero minor lineala Ablepharus boulonii bitae- G. Caballero niatus Nématodes sp. Lygodactylus verticillatus G. Caballero Oiseaux : Phaeton rubricauda Sula sula Arenaria interpres Poissons : Abudefduf sparoides Balistapus undulalus Epinephelus mena E. hexagonatus Chaetodon lunula ACANTHOCEPHALA Acanthocéphales sp. ? Squatarolu squalarola Zosterops voeltzkowi Source : MNHN , Paris «ARASITES DES ANIMAUX 157 PENTASTOMIDA Raillieliella hemidaclyli Mabuya comorensis M. L. Hett, 1934 infralmeala S. Gretillat acarina Schoengastia sp. (proche de Ablepharus boutonii bitae- C. E. Yunker S. rubi Vercammen- niatus Grandjean) j. G »üd Sarcoptiformes. — Pour mé- Oiseaux moire cf. Liste spéciale. insecta Mallophages. — Pour mé- Oiseaux moire cf. Liste spéciale. Miss Th. Clay flnslilut Pasteur de Madagascar, Tananarive). Source : MNHN, Paris Source : MNHN, Paris NOTE PRÉLIMINAIRE SUR LES CRUSTACÉS STOMATOPODES ET DÉCAPODES récoltés à l'île Europa du 6 au 24 Avril 1964 par Raoul DERIJARD I. — INTRODUCTION Au cours de la Mission scientifique de l’Université de Madagascar à •'île Europa, du 6 au 24 avril 1964, il m’a été possible de rassembler une collection de Crustacés Stomatopodes et Décapodes. Presque tous les échantillons ont été recueillis à la main, dans la zone mtertidale, principalement sur le platier récital mort situé en avant de la Plage nord de l’île. Certains ont été capturés lors des coups de senne effectues Sl *r les herbiers et les plages du grand lagon. Les collections de Crustacés de l’île Europa ne sont pas bien nombreuses. Fourmanoir y a séjourné, à plusieurs reprises semble-t-il, et en a rapporte »ue collection de 65 espèces dont il donne une liste provisoire (1952). Crosnikr (1962, 1965) mentionne assez souvent Europa comme lieu de récolte de certains spécimens de Portunidae (1962), de Grapsidae et (l Ocypodidae (1965). La collection que j’étudie ici comporte 55 espèces dont la répartition par groupe est la suivante : Stomatopoda. 3 espèces Coenobitidae . . Oxystomata. 2 — Galatheidae. . . portunidae. 5 — Stenopodidae . . Xanlhidae. 16 — Peneidae. . . • Ocypodidae. 2 — Alpheidae . . • Orapsidae. 4 — Hippolytidae . . Oecarcinidae. 1 — Palaemonidac. . Wippidae. i — i Gnathophyllidac. Ologenidae ........ 7 — L’importance numérique des Xanthidae est en relation avec la locali sation des stations de récolte presque toutes situées sur le platier reciiai. , La présente note a un caractère préliminaire, car je ne disposais pa ^ es documents bibliographiques, ni du matériel de comparaison necess P°ur mener à bien l’identification d’un certain nombre de apeamens. ■J 1 efforcerai, lors d’un prochain séjour au Muséum d Histoire naturelle de Paris, de résoudre les problèmes restant en suspens et relatils en parti- ™ I » à des exemplaires figurant ici sons le nom de TWomita ali. nd/nefe, f*™ sp„ Trizopagurus sp„ et à un petit Xantlndae d °"‘ 1® " “ P" »«r la position générique. D’autre part, en raison du petit 1° I1 ' br ® d ® travaux carcinologiques 1 que j'ai pu consulter, les déterminations, dont beaucoup reposent essentiellement sur la monographie de K. H. Bxn- Nard (1950), seront vérifiées. Source : MNHN, Paris 160 RAOUL DERIJARD II. — REMARQUES BIOGEOGRAPHIQUES Fourmanoir (1952) a donné une liste provisoire des crabes et crevettes de l’île Europa; Crosnier (1962, 1965) signale la présence de quelques espèces sur l’île. Sur les 55 espèces de la collection étudiée ici, 36 n’avaient pas encore été signalées de l’île Europa; ce sont : Gonodaclylus chiragra var. platysoma Wood-Mason. Gonodaclylus glabrous Brooks. Matula lunaris (Forskâl). Portunus convexus de Haan. Thalamila prymna (Herbst). Carpilodes rugalus (H. Milne Edwards). Xanlhias lamarcki (H. Milne Edwards). Aclaea lomenlosa (H. Milne Edwards). Phymodius monliculosus (Dana). Phymodius ungulalus (H. Milne Edwards). Daira perlala (Herbst). Lydia annulipes (H. Milne Edwards). Eriphia sebana (Shaw et Nodder). Eriphia scabricula (Dana). Pilumnus Irichophoroides de Man. Trapezia rufopunclata (Herbst). Grapsus lenuicrustatus (Herbst). Grapsus fourmanoiri Crosnier. Percnon abbreolalum (Dana). flippa adaclyla Fabricius. Dardanus arrosor (Herbst). Dardanus varipes (Hcller). Dardanus asper (de Haan). Calcinus gaimardi (H. Milne Edwards). Coenobila rugosus (H. Milne Edwards). Coenobila cavipes (H. Milne Edwards). Petrolisthes lamarcki (Leach). Penaeus japonicus (Bâte). Alpheus rapax Fabricius. Alpheus crasslmanus Heller. Alpheus biincisus de Man. Alpheus bullalus Barnard. Hippolysmala kiikenlhali (de Man). Periclimenes (Ancylocaris) brevicarpalis (Schenkel). Gnalhophyllum fasciolalum Stimpson. Hymenocera elegans Heller. En ajoutant à la présente liste les espèces déjà signalées par Four¬ manoir (1952) et par Crosnier (1962, 1965), le nombre des espèces de Stomatopodes et Décapodes connues de l’île Europa s’élève à 75, ce qui est bien faible comparé à la liste des espèces sud-africaines par exemple (Barnard, 1950). Cela tient vraisemblablement à la brièveté des recherches entreprises sur l’île. La quasi-totalité des espèces de la collection est connue d’Afrique du Sud (Barnard, 1950). Europa est néanmoins, dans l’hémi¬ sphère austral, la localité la plus occidentale pour les espèces suivantes : Portunus convexus de Haan. I Uca chlurophlhalmus (H. Milne Edwards). Carpilodes regains (H. Milne Edwards). Percnon abbrevialum (Dana). Daira perlala (Herbst). Seule une étude plus complète permettra de préciser les caractères biogéographiques originaux de la faune de Crustacés Stomatopodes et Déca¬ podes de ï’île Europa. III. — ÉTUDE SYSTÉMATIQUE L’étude systématique comprend pour chaque espèce, les références des ouvrages consultés et une synonymie abrégée, la liste des spécimens récoltés avec indication du nombre et des dimensions des exemplaires de chaque sexe, exprimées en mm; ces dimensions sont : — pour les Décapodes Brachyoures : longueur par largeur de la carapace ; Source : MNHN, Paris CRUSTACÉS STOMATOPODES ET DÉCAPODES 161 — pour les Paguridés : longueur du céphalothorax; d -pour les Décapodes Macroures et les Stomatopodes : longueur de la base du rostre à l’extrémite du telson. Les échantillons de la collection étudiée sont conservés à la Statron Marine de Tuléar (République Malgache). Liste des Oonodactylus chiragra (Fabrlcius, 1781). 1 Gonodactylus chiragra var. platysoma Wood-Mason, 1895. Gonodactylus glabrous Brooks, 1886. Galappa hepatica (Linné, 1758). Maluta lunaris (Forsk&l, 1775). Lissocarcinus orbicularis Dana, 1852. Scylla serrala (Forsk&l, 1775). Porlunus convexus de Haan, 1835. Thalamita ail. admele (Herbst, 1803). Thalamita prymna (Herbst, 1803). Carpilius convexus (Forskàl, 1775). CarpHodes rugalus (H. Milne Edwards, j Platypodia granulosa (Rilppell, 1830). Zosi mus aeneus (Linné, 1758). Medaeus sp. Xanlho impressus (Lamarck, 1818). Xanthias lamarcki (H. Milne Edwards, 1834). Actaea lomenlosa (H. Milne Edwards, 1834). Pbymodius monliculosus (Dana, 1852). Phymodius ungulatus (H. Milne Ed¬ wards, 1834). Dalra perlala (Herbst, 1790). T'Jdia annulipes (H. Milne Edwards, 1834). Eriphia sebana (Shaw et Nodder, 1803). Eriphia scabricula Dana, 1852. Pilumnus trichophoroides de Man, 1895. Trapezia rufopunclata (Herbst, 1799). Gcypode ceratophthalmus (Pallas, 1792). jea chlorophthalmus (H. Milne Ed¬ wards, 1852). ...... Grapsus tenuicrustatus (Herbst, 1783). G rapsus fourmanoin Crosnier, 1965 Percnon planissimum (Herbst, 1804). Percnon abbrevialum (Dana, «“>• Cardisoma carnifex (Herbst, 1794). Hippa adaclyla (Fabriaus, 1787). Dardanus arrosor (Herbst, 1804). Dardanus megistos (Herbst, 180 ). Dardanus guttatus (Olivier, 1824). Dardanus oaripes (Hcller, 1861). Dardanus asper de Haan, l»^- SrSi. (H. Ml,™ E1WS. o’Sio fugosus (H. Milne Edmris. 1837). , H - Q Coenobila cavipes Stimpson, 1859. Petrolisthes lamarcki (Leach, 1820). Slenopus hispidus (Obvier, 1811). Penaeus japonicus (Bâte, 1888). Alpheus rapax Fabncius, 1798. Alpheus crassimanus Heücr, 1865. Alpheus bisincisus de Haan, 18 . ' ' Alpheus bullalas Barnard, WO. Saron marmoralus (Olivier, 18 )• SUmP - >n ' 1860. TI „ , 1Rfi . Hnmenncera elegans Heller, STOMATOPODA (HOPLOCARIDEA) SQUILLIDAE Genre G ONODACTYLUS Latreii.ee, 1825 Gonodactylus chiragra (Fabricius, 1781) p i Goncfaelpto chi™,™ Kemp, 1913. p. 155, pL IX, «*• 107. **■ 2. ” ^Spécimens récoltés. - 2 i (40 nun, 32 mm) et 1 î (85 mm). Gonodactylus chiragra var. platysoma Wood-Mason, 1895 Source : MNHN, Paris 162 RAOUL DERIJARD Gonodaclylus chiragra var. platysoma, Kemp, 1913, p. 162, texte fig. 1, p. 161. Spécimen récolté. — 1 cî (75 mm). Gonodactylus glabrous Brooks, 1886 Gonodadylus glabrous Kemp, 1913, p. 167, pl. IX, fig. 113. Spécimen récolté. — 1 (J (35 mm). DECAPODA BRACHYURA OXYSTOMATA CALAPPIDAE Genre CALAPPA Weber, 1795 Calappa hepatica (Linné, 1758) Calappa hepatica, Boone, 1934, p. 32, pl. 8, 9, 10. Bar nard, 1950, p. 348, fig. 66 a-d. Fourmanoir, 1952, p. 176 (liste). Forest et Guinot, 1961, p. 11, fig. 1 a-b, 2. Spécimens récoltés. - - 1 g (35 x 56 mm) et 1 $ (53 X 80 mm). Genre MATUTA Weber, 1795 Matuta lunaris (Forskâl, 1775) Matuta lunaris, Barnard, 1950, p. 358, fig. 67 /. Spécimens récoltés. — 3 (J (44 x 68 mm, 43 X 67 mm, 42 x 67 mm) et 2 2 (36 x 55 mm, 34 x 53 mm). BRACHYRHYN GHA PORTUNIDAE Genre LISSOCARCINUS Adams et Write, 1848 Lissocarcinus orbicularis Dana, 1852 (fig. 1-4) Lissocarcinus orbicularis, Barnard, 1950, p. 145, fig. 28 g. Fourmanoir, 1952, p. 175 (liste). Forest et Guinot, 1961, p. 27, fig. 15 a, b, 16. Crosnier, 1962, p. 25-7, fig. 26-27, 31. Spécimens récoltés. — 1 $ (10,5 X 11,5 mm) et 3 Ç (10 x 11 mm, 7x8 mm, 5x6 mm). Source : MNHN, Paris CRUSTACÉS STOMATOPODES ET DÉCAPODES 163 Remarques. — Ces spécimens ont été récoltés sur des Holothuries du genre Bohadschia. Comme le signale Crosnier (1962), les contours des taches, brunes sur fond jaune ou jaunes sur fond brun, varient considéra¬ blement d’un exemplaire à l’autre. Genre SCYLLA de Haan, 1833 Scylla serrata (Forskàl, 1775) Scylla serrata, Boone, 1934, p. 68, pl. 25-30. Barnard, 1950, p. 160, fig. 31 b, c. Fourmanoir, 1952, p. 176 (liste). Forest et Guinot, 1961, p. 27. Crosnier, 1962, p. 72-3, fig. 128-9. „ Spécimens récoltés. — 1 J (109 X 160 mm) et 2 $ (82 X 120 mm, 63 X 95 mm). Genre PORTUNUS Weber, 1795 Portunus convexus de Haan, 1835 12 Source : MNHN, Paris 164 RAOUL DERIJARD Porlunus convexus, Crosnier, 1962, p. 47-9, lig. 60, 64-6, 69-70, pl. II, fig. 2. Spécimens récoltés. — 2 (27 x 49 mm, 21 x 32 mm). Genre THALAMITA Latreille, 1829 Thalamita aff. admete (Herbst, 1803) Thalamila admete, Barnard, 1950, p. 176, fig. 33 c. Crosnier, 1962, p. 96-7, fig. 154, 157, 162-4, 168. Spécimen récolté. — 1 $ (18 X 26 mm). Remarques. — Ce spécimen en mauvais état, que je rapproche de T. admete (Herbst), présente de notables différences avec la description précise qu’en donne Crosnier (1962, p. 96). Il sera étudié ultérieurement. Thalamita prymna (Herbst, 1803) Thalamita prymna, Crosnier, 1962, p. 136, fig. 234-6. Spécimens récoltés. — 1 $ (29 x 35 mm) et 1 $ (39 x 58 mm). XANTHIDAE Genre CARPILIUS Leach, 1825 Carpilius convexus (Forskâl, 1775) Carpilius convexus, Boone, 1934, p. 89, pl. 43, 44, 45. Barnard, 1950, p. 205. Fourmanoir, 1952, p. 175 (liste). Forest et Guinot, 1961, p. 37. Spécimens récoltés. — 1 (J (42 x 66 mm) et 1 Ç (19 x 26 mm). Genre CARPILODES Dana, 1851 Carpilodes rugatus (H. Milne Edwards, 1834) (fig. 4-5) Carpilodes rugatus, Boone, 1934, p. 91-94, pl. 46. Liomera rugatus, Barnard, 1950, p. 237 (clef). Spécimen récolté. — 1 $ (5,5 X 10 mm). Remarques. —■ Ce spécimen est en tous points conforme à la description de Boone (1934). Les auteurs ont parfois confondu Carpilodes rugatus (H. Milne Edwards, 1834) et Liomera bella (Dana, 1852) : Forest et Guinot (1961, p. 38) mentionnent comme synonymes de L. bella (Dana) les C. rugatus d’Alcock, 1898, Nobili, 1907, Rathbun, 1907. Je figure la carapace (lig. 4) et le pléopode gauche (fig. 5). Celui-ci est très nettement différent de Source : MNHN, Paris CRUSTACÉS STOMATOPODES ET DÉCAPODES 165 celui de Liomera bella figuré par Fou est et Guinot (1961, 26 a, b); il porte, sur 1 exemplaire étudié, 9 à 11 soies très longues, six fois plus longues que a largeur du pléopode à son extrémité distale. Fig. 4,5. — Carpilodes rugatus (H. Milne Edwards). Rapace $ 5,5 x 10 mm, Europa, x 6,6. 5 - Pléopode (J gauche, 6 x 11 mm, Tuléar, Grand Récif, X 65. ®>7. — Plalgpodia granulosa (Rüppell), Europa, carapace 3, 18 x 26 mm. ®- Carapace, x 2,8. '• Détail de la marge postérieure, x 4,5. Genre PLATYPODIA Bell, 1835 Platypodia granulosa (Rüppell, 1830) (fig. 6, 7) Source : MNHN, Paris 166 RAOUL DERIJARD Platypodia granulosa, Barnard, 1950, p. 208. Fourmanoir, 1952, p. 175 (liste). Forest et Guinot, 1961, p. 51. Spécimen récolté. — 1 Ç (18 x 26 mm). Remarques. — Barnard (1950) qui n’a pas eu l’occasion d’examiner cette espèce estime que la position qu’il lui attribue dans la clef des genres de Xanthidae Hyperolissa (p. 201) est peut-être incorrecte. Cette position correspond à l’absence de crête transversale le long de la marge postérieure de la carapace. Sur l’exemplaire que j’ai examiné, cette crête est représentée par un simple alignement transverse de granules perliformes de dimensions plus faibles que ceux qui couvrent le reste de la carapace. Il convient de remarquer à ce propos que la taille des granules est régulièrement décroissante de l’avant vers l’arrière de la carapace, (fig. 6,7). Genre ZOSIMUS Leach, 1818 Zosimus aeneus (Linné, 1758) Zosimus aeneus, Boone, 1934, p. 99, pl. 50-53. Barnard, 1950, p. 210. Fourmanoir, 1952, p. 175 (liste). Forest et Guinot, 1961, p. 51. Spécimens récoltés. — 1 ^ (35 X 52 mm) et 4 Ç (57 X 83 mm, 52 x 78 mm, 40 x 60 mm, 35 x 51 mm). Genre XANTHO Leach, 1815 Xantho impressus (Lamarck, 1818) (fig- 8) Xantho impressus, Barnard, 1950, p. 220-2, fig. 41 e-h, 42 i-k. Fourmanoir, 1952, p. 175 (liste). Fio. 8. — Xantho impressus (Lamarck), 9 23 X 42 mm, Europa, carapace, X 2,3. Source : MNHN, Paris CRUSTACÉS STOMATOPODES ET DÉCAPODES 16' Spécimen récolté. — 1 ? (23 x 42 mm). Remarques. — Cet exemplaire de dimensions moyennes correspond bien à la description et aux dessins que donne Barnard (1950) pour un spécimen de grande taille (37 X 65 mm). Le spécimen examiné présente u ne malformation asymétrique gauche de la carapace, due vraisembla¬ blement à la présence d’un parasite non extrait. Genre XANTHIAS Rathbun, 1897 Xanthias lamarcki (H. Milne Edwards, 1834) Xanthias lamarcki, Boone, 1934, p. 131, pl. 70. Forest et Guinot, 1961, p. 70, fig. 63, 66 a, b. Xanthias lamarckii, Barnard, 1950, p. 242, fig. 44 g, h. Spécimen récolté. — 1 $ (9,5 x 15 mm). Source : MNHN, Paris 168 RAOUL DERIJARD Genre ACTAEA de Haan, 1833 Actaea tomentosa (H. Milne Edwards, 1834) Aclaea tomentosa, Barnard, 1950, p. 242, lig. 43 e, f. Spécimens récoltés. — 5 (24 x 34 mm à 8 X 12,5 mm), 4 Ç (18 x 26 mm à 10 x 16,5 mm) et 2 Ç ovigères (18 X 26 mm, 13 x 19 mm). Genre PHYMODIUS A. Milne Edwards, 1863 Phymodius monticulosus (Dana, 1852) (fig. 9-11) Phymodius monticulosus, Barnard, 1950, p. 217; fig. 40 a-h. Forest et Guinot, 1961, p. 104-14, pl. X, fig. 166. Spécimens récoltés. — 5 $ (21 x 23 mm à 11,5 x 15,5 mm) et 3 ? (11 X 15 mm en moyenne). Phymodius ungulatus (H. Milne Edwards, 1834) (fig. 12-14) Phymodius ungulatus, Barnard, 1950, p. 216-7, fig. 40 i,j. Forest et Guinot, 1961, p. 110-4, fig. 86 a, b, pl. XI, fig. 164, pl. XII, fig. 1-4, pi. XIII, fig. 1-3, pl. XIV, fig. 1-3. Spécimens récoltés. — 1 $ (16 x 27,5 mm) et 2 $ (11 x 14,5 mm, 10,5 x 15 mm). Genre DA IRA de Haan, 1833 Daira perlata (Herbst, 1790) Daira perlata, Boone, 1934, p. 129, pl. 69. Barnard, 1950, p. 248 (clef). Forest et Guinot, 1961, p. 119. Spécimens récoltés. — 1 cj (22,5 x 33 mm) et 1 Ç (30 x 44 mm). Remarques. — L’Ile Europa représenterait actuellement la localité la plus occidentale de cette espèce. Genre LYDIA Gistel, 1848 Lydia annulipes (H. Milne Edwards, 1834) Lydia annulipes, Forest et Guinot, 1961, p. 122, fig. 109 a, b, 110. Spécimens récoltés. — 3 Ç (25 x 37,5 mm, 34 x 22 mm, 27,5 x 19 mm). Source : MNHN, Paris CRUSTACÉS STOMATOPODES ET DÉCAPODES Fig. 12-14. — Phymodius ungulatus (H. Milne Edwards). !2. c? 16 x 27,5 mm, carapace, x 2,5. *3. 5 10,5 x 15 mm, carapace, x 6. 14- Pléopode Spécimens récoltés. — 2 3 (66 X 77 mm, 38,5 X 50,5 mm) i ! ® X 60 mm, 44 x 57 mm, 43 x 54 mm) et 2 ? omgères (52 X 65 mm, 44 X 57 mm). Eriphia scabricula Dana, 1852 Eriphia scabricula, Forest et Guinot, 1961, p. 123, fig- 113 a, b, 114. Spécimens récoltés. — 2 (12,5 x 18 mm, 5x2 mm). Source : MNHN, Paris 170 RAOUL DERIJARD Genre PILUMNUS Leach, 1815 Pilumnus trichophoroides de Man, 1895 Pilumnus cf. trichophoroides, Barnard, 1950, p. 268-9; fig. 49 h. Spécimens récoltés. — 2 $ (6,5 x 9,2 mm, 6, 2 x 9 mm). Remarques. — En l’absence de spécimen £, c’est sans certitude que je rapporte ces échantillons à l’espèce P. trichophoroides de Man. Genre TRAPEZIA Latreille, 1825 Trapezia rufopunctata (Herbst, 1799) (fig. 15) Trapezia rufopunctata, Boone, 1934, p. 166, pl. 86. Barnard, 1950, p. 278 (clef). Spécimen récolté. — 1 $ (8,5 x 10 mm). , 7 v m -a * É # 9 J % & $ # « ' , ^ &> Fio. 15. — Trapezia ru(opunctala (Herbst), Europa, $8,5 x 10 mm, carapace, x 7. OCYPODIDAE Genre OCYPODE Weber, 1795 Ocypode ceratophthalmus (Pallas, 1772) Ocypode ceratophthalmus, Barnard, 1950, p. 86-87, fig. 17 c, d. Crosnier, 1965, p. 93-95, fig. 152, 160, 167- 168, pl. VIII, fig. 1, pl. X, fig. 3. Ocypode ceralophthalma, Fourmanoir, 1952, p. 176 (liste). Spécimens récoltés. — 3 £(31 X 39 mm, 24,5 X 27 mm, 22 X 24,5 mm), 5 $ (de 22 x 27 mm à 14 x 16,5 mm). Source : MNHN, Paris CRUSTACÉS STOMATOPODES ET DECAPODES 171 Genre UCA Leach, 1814 Uca chlorophthalmus (H. Milne Edwards, 1837) (fig. 16-19 et 20-23) Uca chlorophthalmus, Barnard, 1950, p. 95-96, fig. 18 j, k, 19 c. Fourmanoir, 1952, p. 176 (liste). Uca chlorophthalmus, Forest et Guinot, 1961, p. 140-145, fig. 146-149, Crosnier, 1965, p. 117-119, fig. 205, 208-209, 214-215. Spécimens récoltés. — 25 c? (de 13 X 22 mm à 7 X 11,5 mm). Remarques. — U. gaimardi (H. Milne Edwards) et U. chlorophthalmus (H. Milne Edwards) ont souvent été confondus (cf. Forest et Guinot, 19bl, P- 140-151; Crosnier, 1965, p. 117-119). En se basant sur la comparaison fie nombreux spécimens de provenances diverses et en se référant aux types, Forest et Guinot (1961) considèrent comme valables les deux espèces V- gaimardi et U. chlorophthalmus et exposent les caractères distinctifs 16. cî 13 x 22 mm. 17. cj 12,8 X 20,5 mm. 18. (J 12 x 20,5 mm. 19. S 11,8 x 18,6 mm. Source : MNHN, Paris 172 RAOUL DERIJARD des deux espèces, ainsi que l’opinion des autres auteurs sur leur validité. Je reprends ces caractères distinctifs en les résumant : U. chlorophlhalmus U. gaimardi Proportions relatives de la paume et des doigts : Chez les petits spécimens, doigts nettement plus courts que la région palmaire et bord inférieur de la main convexe. Chez les petits spécimens, doigts sensiblement de même longueur que la région pal¬ maire et bord inférieur de la main concave. Chez les grands spécimens, (15 mm environ), doigts égaux ou plus longs que la région palmaire et bord infé¬ rieur de la main, droit ou légè¬ rement concave. 4 e paire de Pattes trapues, rapport pattes am- longueur sur largeur d u mérus bulatoires : < 2,5. Chez les grands spécimens, doigts relativement bien plus longs que la région palmaire. Bord inférieur de la main toujours concave. Pattes grêles, rapport lon¬ gueur sur largeur du mérus >2,5. En définitive, les caractères distinctifs de ces deux espèces sont, d’une part les proportions relatives des portions palmaires et digitales des grands chélipèdes et, d’autre part et surtout le rapport longueur sur largeur du mérus des 4 e paires de pattes ambulatoires. Les huit spécimens étudiés présentent les mensurations suivantes, exprimées en millimètres : Spécimens étudiés longueur et largeur de la carapace Grand chélipède Mérus des 4« pattes ambulatoires longueur de la portion palmaire longueur de la portion digitale longueur largeur L/l n° 1 13,00 x 22,00 15,00 21,00 9,20 4,40 2,09 n° 2 12,80 x 20,50 15,00 17,50 9,50 4,50 2,10 n» 3 12,00 x 20,50 14,30 17,00 9,70 4,70 2,06 n° 4 11,80 x 18,60 13,50 17,50 8,90 3,90 2,20 n° 5 9,80 x 15,80 10,00 10,00 7,50 3,40 2,20 n° 6 9,60 X 16,70 11,00 10,50 7,20 3,50 2,02 n» 7 9,00 x 15,00 9,70 8,70 7,50 3,70 2,02 n° 8 7,30 X 11,70 6,60 4,00 5,50 2,50 2,20 Tous les spécimens récoltés, quelle que soit leur taille, présentent un mérus de la 4 e patte ambulatoire droite trapu, de rapport longueur sur largeur inférieur ou au plus égal à 2,20. En ce qui concerne les proportions relatives de la paume et des doigts du grand chélipède, les grands spécimens étudiés de taille (largeur) supé¬ rieure à 17 mm ont tous la portion digitale plus longue que la portion palmaire. Par contre, les petits spécimens étudiés de taille (largeur) inférieure à 17 mm ont la portion digitale aussi longue que la portion palmaire et même parfois plus courte. Source : MNHN, Paris CRUSTACÉS STOMATOPODES ET DÉCAPODES 173 Parmi les petits spécimens, aucun ne présente de convexité sur le milieu du bord inférieur de la grande main. Les grands chélipèdes et les 4 e pattes ambulatoires des spécimens étudiés sont représentés (fig. 10 et 11). Compte tenu des proportions du mérus des 4 e pattes ambulatoires, nous pensons pouvoir rapporter tous ces spécimens à U. chlorophlhalmus (H. Milne Edwards, 1837). . , D’un point de vue biogéographique, U. chlorophlhalmus qui n est connu avec certitude que de l’île Maurice et de la Nouvelle-Calédonie (Forest et Guinot, 1961), se trouverait à l’île Europa dans sa localité la plus occidentale, ceci sous réserve que, les spécimens examinés par Bar- nard (1950, p. 96) et présentant « both “long” and “short” hands », ne soient, partiellement au moins, des U. chlorophlhalmus. Fourmanoir (1952, p. 176) signale U. chlorophlhalmus de l’île Europa et Crosnier (1965, p. 115-7) n’en signale que U. inversa (Hoffmann) que je n’ai pas retrouvé. 20. 8 mm - 21. s 9.6 X 16,7 mm. 22. ,J 9 X 15 mm. 23. S 7.3 X 11,7 mm. GRAPSIDAE Genre GRAPSUS Lamarck, 1801 Source : MNHN, Paris 174 RAOUL DERIJARD Grapsus tenuicrustatus (Herbst, 1783) Grapsus lenuicruslatus, Forest et Guinot, 1961, p. 154. Crosnier, 1965, p. 10-2, fig. 1-3; pl. I, fig. 1. Grapsus maculalus, Barnard, 1950, p. 113-4, fig. 22 d, 23 b. Fourmanoir, 1952, p. 176 (liste). Spécimens récoltés. — 3 S (67 X 70 mm, 64 x 67 mm, 19 x 21,5 mm), 2 $ (66 x 69 mm, 59 x 62 mm) et 2 $ ovigères (50 X 53 mm, 38,5 X 40,5 mm). Grapsus fourmanoiri Crosnier, 1965 Grapsus strigosus, Barnard, 1950, p. 115, fig. 22 e, 24 a. Fourmanoir, 1952, p. 176 (liste). Grapsus fourmanoiri, Crosnier, 1965, p. 12-7, fig. 4-6, pl. III, fig. 1. Spécimens récoltés. — 1 ^ (25 x 29 mm), 1 ? (19,5 X 24 mm) et 1 $ ovigère (21 x 24,5 mm). Genre PERCNON Gistel, 1848 Percnon planissimum (Herbst, 1804) Percnon planissimum, Barnard, 1950, p. 138-9, fig. 26 i, j. Fourmanoir, 1952, p. 176 (liste). Forest et Guinot, 1961, p. 163-4. Crosnier, 1965, p. 90-1, fig. 135, 138, 144, 150-1. Spécimens récoltés. — 2 $ (16,5 x 15,5 mm, 15 x 14 mm) et 1 $ (17 x 16 mm). Percnon abbreviatum (Dana, 1851) Percnon abbreviatum, Crosnier, 1965, p. 88-90, fig. 134, 139, 143, 149. Spécimens récoltés. — 2 (12 x 14 mm, 6 x 6,5 mm). Remarques. — Europa constitue pour cette espèce la localité de récolte la plus occidentale. GECARCINIDAE Genre CARDISOMA Latreille, 1825 Cardisoma carnifex (Herbst, 1794) Cardisoma carnifex, Boone, 1934, p. 187, pl. 97-8. Barnard, 1950, p. 110, fig. 23 a. Fourmanoir, 1952, (in texte). Spécimen récolté. — 1 2 (62 x 78 mm). DECAPODA ANOMURA HIPPIDEA HIPPIDAE Source : MNHN, Paris CRUSTACÉS STOMATOPODES ET DÉCAPODES 175 Genre H1PPA Fabricius, 1787 Hippa adactyla Fabricius, 1787 Hippa adactyla, Barnard, 1950, p. 404, fig. 76 c, d. Remipes testudinarum, Fourmanoir, 1952, p. 176 (liste). Spécimen récolté. — 1 $ ovigère (19 X 19 mm). PAGURIDEA DIOGENIDAE Genre DARDANUS Dardanus arrosor (Herbst, 1796) Pagurus arrosor, Barnard, 1950, p. 423-5, fig. 79 a. Spécimens récoltés. — 3 (J (33 mm, 31 mm, 21 mm), 1 ? (25 mm) et 2 ? ovigères (30 mm, 29 mm). Dardanus megistos (Herbst, 1804) Pagurus punclulalus, Alcock, 1905, p. 81-2, pl. VIII, fig. 1. Pagurus megistos, Barnard, 1950, p. 425-6, fig. 79 c. Fourmanoir, 1952, p. 177 (liste). Spécimens récoltés. — 3 . Crustacés Décapodes Crapsidae et Ocypodidac. In Faune de Madagascar, fasc. XVIII, p. 1-143, fig. texte 1-260, 11 pl. Paris. Forest (J.) et Guinot (D.), 1961. — Crustacés Décapodes Brachyoures de Tahiti et des Tuamotu. Exp. française sur les récifs coralliens de Nou¬ velle-Calédonie, in vol. préliminaire, p. 1-195, fig. texte 1-178, 18 pl. Paris. I'ouhmanoir (P.), 1952. — Observations sur la faune marine et la pêche à l’île Europa. Ménx. Inst. Scient. Madag., Série A, t. VII, fasc. 2, p. 167-188. Paris. Kemp (S,), 1913. — Crustacea Stomatopoda of the Indo-Pacific région. Mcm. Indian Mus., IV, 1 . p. 1-217, 10 pl. Calcuta. fStation Murine de Tuléar, Madagascar). Source : MNHN, Paris ARACHNIDES RÉCOLTÉS A L’ILE EUROPA EN AVRIL 1964 par Roland LEGENDRE Les Araignées de l’Ile Europa sont peu connues car il semble qu elles n’aient jamais été l’objet d’une chasse systématique. A. Voeltzkow (19U4) ne semble pas avoir récolté d’Arachnides sur l’Ile Europa, ou, s il la tait, ces animaux n’ont pas été étudiés; par contre le voyageur allemand a récolté des échantillons lors d’un premier passage en juillet 1894 sur 1 *Je voisine (, e Juan de Nova, ces récoltes ont été examinées par E. Strand (1908) qui donne les déterminations suivantes : llersilia insulana Strand, 1907 : 1 9 ad. yephiln nmdagascariensis (Vinson, 1863) : 2 9 ad. Thomisus lamperli Strand, 1907 : 1 Y juv. Rhilymna nigrichelis Strand, 1907 : 1 9 ad. Lycosa juanensis Strand, 1907 : 1 9 j uv - Hyllus juanensis Strand, 1907 : 1 9 ad-» 1 $ î uv - C0- 8ur ces six espèces, nous remarquons que cinq sont nouvelles pour la science; ces espèces, d’après E. Strand (1908) seraient également repré¬ sentées dans la région nord-ouest de Madagascar. Au cours de sa visite à l’Ilc Europa en 1948, R. Pai lian (1950) men- i°nne les Araignées suivantes : Argiope coquereli (Vinson, 1863). -Vep/u/o madagascariensis (Vinson, 1863). Gasteracanllui uersicolor (Walckenaer, 1841). Familles des Salticidae, Argiopidae ( Araneus sp.). Toutes les formes rencontrées par ce naturaliste appartiennent éga¬ lent à la faune malgache. Ces deux brèves listes faunistiques (dont une seule se rapporte à Europa) demandent à être commentées; les Araignées récoltées à Juan de Nova ont, d Priori, de fortes chances d'être également présentes à Europa (meme type ”, substrat, même ancienneté géologique, même situation géographique, ‘Peine peuplement biologique). Cependant les espèces médités de b. STnANii ".“nt plus été revues depuis 1908, aucun Arachnologue na plus jamais SI gnalé ces espèces qui, toujours d'après E. Stuand, feraient également partie de la faune malgache; entre temps les types ont disparuet: siil o ? "Parte à la description originale datant de 1908 (mais datee par E S™™ de 1907) 0,1 est obligé de constater que par sa brièveté, son absence de dessin et son laconisme, elle est nettement insuffisante (surtout pour les exemplaire, immatures); il semble donc logique et prudent de ne tenir aucun compte des cinq espèces énigmatiques décrite par E. Stbam. comme nouvelles pou, e Juan de Nova et Madagascar. Source : MNHN, Paris 182 ROLAND LEGENDRE Une prise de contact avec le biotope de l’Ue Europa laisse immédia¬ tement présager une riche population d’Aranéides; la diversité des milieux (allant de la sansouire à la forêt à palétuviers ou à Euphorbes, en passant par la broussaille dense à Pemphis acidula) favorise l’éclosion d’une faune entomologique riche et variée. L’Araignée, essentiellement carnassière, est tributaire pour sa nourriture de l'Insecte, si ceux-ci sont nombreux, l'Arach¬ nide va pulluler; or, favorisé peut-être par la saison, nous avons été, à l’inverse de nos prédécesseurs, impressionné par la richesse entomologique de l’Ile Europa, dont le recensement statistique commence à peine. Les rats eux-mêmes sont devenus insectivores sur File, les Araignées sont donc assurées de trouver une nourriture abondante et très diversifiée; nous ne nous sommes pas étonnés alors de l’abondance statistique dans nos récoltes de Salticidae et Thomisidae, chasseresses à vue, et des Argiopidae orbitèles; des chasses de nuit systématiques auraient mieux fait connaître les domi¬ nantes nocturnes de cette faune arachnologique (Pholcidae et peut-être Lycosidae). Fig. 1 . Peucelia hicasi (Yinson, 1863) «le l'Ile Europa. Pour nos récoltes nous avons utilisé les méthodes classiques; récolte directe pour les Araignées sédentaires; fauchage des herbes et battage des buissons pour les formes errantes. Nous avons recherché le genre Denis (Agelenidae) certainement présent sur Europa, mais, malgré une prospection systématique du platier découvert, nous n'avons pas rencontré un seul exemplaire de cette intéressante Araignée dont nous avons signalé la présence à Madagascar (R. Legendre, 1962). Les échantillons récoltés au cours de cette mission sont actuellement en cours d’études; ils sont entreposés au Laboratoire de Zoologie de la Faculté des Sciences de Montpellier. Nous en donnons ici une liste provisoire. ARAIGNÉES LABIDOGNATHES Famille des Drassidae : Quelques individus 9 . sous des pierres, Nord de l’Ile. Famille des Pholcidae : 1 $ adulte, capturé de nuit à la lumière. Nord de l'Ile. Source : MNHN, Paris ARACHNIDES 183 Famille des Theridiidae : Genre Argyrodes sp. : nombreux individus adultes ^ et $ sur les toiles de Néphiles et de Cyrtophora. Ce genre est pantropical. Genre Rhomphaea sp. : 3 2 adultes, capturées par battage et fau¬ chage de buissons. Sud de nie. Ce genre est pantropical. Sept autres représentants de cette famille (2 adultes) ont été récoltés dans les anfractuosités des troncs d'Euphorbia slenoclada (Nord de P Ile) et dans les creux des murs de la Station Météorologique, famille des Salticidae : Quatorze individus adultes, appartenant à plusieurs espèces ont été capturés par fauchage du tapis herbacé. Nord, Centre et Sud de Pile. f amille des Lycosidae : Une 2 adulte, sous une pierre. Nord de l’Ile. f amille des Thomisidae : Genre Monæses sp. : une douzaine de 2 adultes, capturées par fau¬ chage des herbes. Nord et Centre de Pile. Ce genre est pantropical. Camille des Argiopidae : Nephita madagascariensis (Vinson, 1863) : plusieurs 2 adultes et juvé¬ niles. Nord, Centre et Sud de Pile. Cette espèce est connue de Madagascar et d’Afrique. Cyrtophora citricola (Forskâl, 1775) : 5 2 adultes, cocons et nymphes; animaux fréquents dans les buissons et les touffes de Sisal. L’espèce est pantropical e. Araneus lheisi (Walckenaer, 1841) : 2 2 adultes, 5 nymphes, captu¬ rées dans les anfractuosités de rochers. Nord de l’Ile. L’espèce est pantropicale. Genre Gasleracantha sp. (1) : plusieurs 2 adultes, tendant leurs toiles entre les branches et les pneumatophores d ’Avicennia de la mangrove Sud. à ni autres représentants de cette famille (16 individus) se rapportant P usieurs espèces différentes ont également été récoltés. Famille de Tetragnathidae : ■ ^ ne $ adulte, sur sa toile, récoltée entre les pneumatophores d’Avi- enma ^ la mangrove Sud. (Wairi-A No »s avions primitivement rapporté c.., .. .........—. les consiriT^’ 184 U- Ccs spécimens viennent d’être examinés p; Peut-être J? as comme appartenant à l’espèce G. versicvlor, i ont dtx en effet, des exemplaires similaires, sinon idt 5 échantillons à l’espèce G. versicolor ' 's par Michel Emerit qui ne __ jr, mais à une autre espèce, °nt été"»/ n ??î te * en effet, "des exemplaires similaires, sinon Identiques à ceux d’Europa compar/ a tes P ar lui 11308 les mangroves du littoral Ouest de Madagascar. Une étude Par Mi-,.®, S? Gastéracanthes de la région malgache, actuellement en cours d’exécution d’Europa 1 fc ’ MKRIT ’ permettra de statuer sur la position systématique des exemplaires Source : MNHN, Paris 184 ROLAND LEGENDRE Famille des Oxyopidae : Peucelia lucasi (Vinson, 1863) : 2 $ adultes récoltées l’une par battage de buissons, l’autre par fauchage du tapis herbacé. Nord de l'IIe. Cette espèce est connue de Madagascar (Forêt de l’Est), des Mascareignes et de l’Afrique australe. Cette liste, bien entendu, est encore lacunaire, car de nombreux biotopes n’ont pu être prospectés (rivages Est, Sud-Est, Ouest, bord du lagon). L’absence d’Araignées Orthognathes est remarquable et mérite d’être soulignée. Notons également l’absence (toute provisoire, nous l’espérons) de différents ordres d’Arachnides (Scorpions, Opilions, Acariens). Par contre des Pseudoscorpions, appartenant vraisemblablement à deux espèces différentes, ont été récoltés sous des écorces pourrissantes d ’Euphorbia stenoclada (2). Références citées : Legendre (R.), 1962. — Sur deux familles d’Araignées (Agelenidae, l’alpi- manidae) nouvelles pour la faune malgache. Tiull. Acad. Malgache, S. S., 40, (1964), p. 76-77. Paulian (R.), 1950. — L’IIe Europa, une dépendance de Madagascar. I.e Naturaliste Malgache, 2, p. 77-85. Strakd (E.), 1908. — Beitrâge zur Spinnenfauna Madagaskars. Nyt. May. Nalurui., 46, 1-227, (Mitt. Nat.-Kab., Stuttgart). (Laboratoire de Zoologie, I-'aculté des Sciences de Montpellier) (2) Ces exemplaires appartiennent au genre pantropical Ditha actuellement en cours d’étude pour la détermination spécifique. (Communication personnelle du Professeur M. Vachon). Source : MNHN, Paris UN NOUVEAU LAMIAIRE DE L'ILE EUROPA (Col. Cerambycidae) par Stephan BREUNING Goptops (Trichocoptops n. subgen.) europae n. sp. Antennes un peu plus longues que le corps ((J), le troisième article un Peu plus long que le quatrième, aussi long que le scape. Lobes inferieurs des yeux sensiblement moins longs que les joues. Tête éparséinent et 1res finement ponctuée. Pronotum peu densément et très finement ponctue, pourvu de chaque côté d’un tubercule latéro-inférieur antérieur conique et d’un tubercule latéro-supérieur prémédian conique, les deux a peu près de même longueur. Èlytres très densément et finement ponctues sur la moitié antérieure, moins densément et très finement sur la moitié posté¬ rieure, chacun avec une bosse discale postbasilaire à peine accusée. Elytres garnis de poils dressés noirs assez courts. Fémurs et tibias garnis de poi s dressés blancs assez longs. Brun foncé, couvert de pubescence blanchâtre. Tout le corps, les fémurs et le scape parsemés de nombreuses très petites taches brun fonce. Articles antennaires à partir du troisième à pubescence brune, sauf au tiers basilaire °t à l’apex. I-ong. : 12 mm; larg. : 5 mm. Type un J de l’Ile Europa, IV-1964, leg. P. Malzy (Muséum, Paris). Par la présence de poils dressés sur les élytres cette espèce diffère de toutes les autres espèces du genre et pourra former l’espèce type d un nouveau sous-genre, pour lequel je propose le nom de Trichocoptops no\. Source : MNHN, Paris Source : MNHN, Paris CONTRIBUTION A LA CONNAISSANCE DES TÉNÉBRIONIDES DE L’ILE EUROPA [Col.] par Pierre ARDOIN (Planches pholograpliques I et II) Située dans le détroit du Mozambique, un peu plus rapprochée de la côte de Madagascar que de celle d’Afrique et légèrement au Nord du tropique du Capricorne, l’île Europa ne semble pas encore avoir fait 1 objet d une étude faunistique concernant la famille des Tenebrionidae. Professeur R. Legendre, le Docteur Brygoo et P. Malzy en avril 1964. la faune ténébrionidienne paraît assez pauvre. Elle comporte cependant deux espèces nouvelles. En voici l’inventaire : Gonocephalum malzyi n. sp. Holotype : un ex. mâle, île Europa, IV. 1964 (P. Malzy) (Muséum, Paris). Allotype : un ex. femelle, même origine. Taille : 10,5 à 11 mm. — PI. I. Entièrement noir, très mat, couvert d’une pubescence rousse, fine, assez longue, raide et hérissée, mais légèrement oblique. Ressemble a mada- mseariense Chat, dont elle possède la taille, la forme générale, la coloration et l’aspect mat. La tète est identique, les yeux petits et entoures d un fo sl, lon lisse et luisant, mais l’impression transverse limitant le c JT arrière est plus marquée. Pronotum de même forme, les granules setig ■ assez gros, luisants et serrés, entremêlés de granules bien plus petits peu «ombreux et glabres, le fond très mat et fortement microreticule.Les s °nt bien fines, plus cylindriques, plus longues et henssees de* telles sorte pelles sont peu visibles de haut, mais se voient bien de pro • n triangle curviligne, granuleux en avant, ses côtes lisse . y 8 |cment de même forme que chez madagascanense , les rangée» stria‘ identiques, les granules sétigères luisants et disposes très . ^nr quatre rangs par intervalle, entremêlés de granules ghü>res bien. plus Petits et moins nombreux. Les soies sont identiques à celles du pronotmn ^■des et hérissées, dirigées un peu obliquement vers ^^.Le^T du corps, les patte et les antennes ne présentent pas de différences notables avec wadagascariense. Cette nouvelle espèce, que je dédie à son récolteuf. me pamt bien «cactérisée par sa pubescence fine, longue et henssée, ce qui la distingue, Source : MNHN, Paris 188 PIIiRKK AHDOIN au premier coup d’œil, des espèces voisines par la forme du corps et la sculpture. Une telle pubescence se retrouve, quoique plus éparse, chez G.longulum Geb., mais cette dernière est bien différente et propre à l’Afrique occidentale. Caractères sexuels secondaires : Chez le mâle les premiers stérilités sont légèrement déprimés, mais les tihias antérieurs ne se distinguent pas de ceux de la femelle. Fig. 1. - Organe copu- lateur de Gonocephultim nmlziji n. sp. Organe copulateur : Du type de G. simplex Fab., les paramères sont largement arrondis ensemble au sommet (fig. 1). Répartition : Probablement endémique à l’île Kuropa. M. P. Malzy en a rapporté huit exemplaires. Source : MNHN, Paris TÉNÉBRIOMDES 189 Opatropis insulana n. sp. Holotype : un ex. mâle, île Europa, IV. 1964 (P. Malzy) (Muséum, Paris). Allotype : un ex. femelle, même origine. Taille : 8 à 9 mm. — PI. II. Noir ou brun-noir, les pattes et les antennes plus claires, le dessus peu luisant, tout le corps couvert d’une pubescence blanche, couchée Cette espèce ressemble à liispida Brullé, mais s’en distingue, outre la taille plus avantageuse, par les caractères suivants : le pronotum est plus transverse, un peu plus de deux fois plus large que long, les côtés arques, mais plus fortement convergents vers l'avant, la base étant bien plus large que le bord antérieur, la ponctuation plus espacée et ménageant deux peti es Plaques lisses situées de part et d’autre et un peu en avant du milieu, les soies élytrales un peu plus fines, non squamuleuses, les antennes plus allongées, le cinquième article identique au quatrième, enfin 1 organe copu- lateur est différent. L’absence de dilatation sur le premier article des protarses des mâles lle permet pas de la confondre avec blairi Geb. Les soies élytrales blanches et couchées et sa taille suffisent à la distinguer d 'aelliiopia et somalica, espèces récemment décrites par moi. Enfin bien que ne connaissant pas en nature VOpatropis mariei Chat., il ne peut s’agir de cette espèce qui est P'ns petite, couverte de soies roussàtres, le pronotum moins de deux fois P>us large que long et à peine plus large en arrière qu'en avant, les inter¬ valles élytraux impairs beaucoup plus larges que les pairs en armie. es protibias minces, etc. Caractères sexuels secondaires : Chez le mâle, le premier article des tarses antérieurs et intermédiaires présente, sur sa face inférieure, une sorte de peigne forme de petites epines lignées. Organe copulateur : Long. : l,(j mm, les paramères plus courts que la pièce basale présenteiu “ne nette dilatation au sommet et sont droits vus de prohl (tig. 4 . Comme la précédente, est probablement endémique à 1 île Europa. •f- P. Malzy en a rapporté neuf exemplaires. Heterocheira fryeri Gebien fryeri Gebien, Trans. Linn. Soc. Lond., 18, I, 1922, p. 271. . Ue Europa, IV. 1964 (P. Malzy) (2 ex.). Ces exemplaires sont identiques “ ceux des Comores et ne correspondent pas, à mon a\is, a . P ' llis : eiirs hcola Koch dont je possède, grâce à l’obligeance de son auteur, plusieurs Paratypes. Source : MNHN, Paris 190 PIERRE ARDOIN Tribolium castaneum Herbst caslaneum Herbst, Kâf. 7, 1797, p. 282. Ile Europa, IV. 1964 ( P. Malzy) (1 ex.). Alphitobius laevigatus Fabricius laevigatus Fabricius, Spec. Insect. I, 1781, p. 90. Ile Europa, IV. 1964 (P. Malzy) (1 ex.). Eutocbia cistelina Klug cislelina Klug, Insect. Madag. 1833, p. 180. Ile Europa, IV. 1964 (P. Malzy) (2 ex.). Source : MNHN, Paris Planche I Source : MNHN, Paris Source : MNHN, Paris Planche II Opalropis insulana n. Source : MNHN, Paris Source : MNHN, Paris L'ENTOMOFAUNE DE L'ILE EUROPA par Pierre VIETTE Ayant organisé, en avril 1964, une mission à l’île Europa, M. le Pro¬ fesseur Legendre m’a fait le grand honneur de me demander de dresser liste des Insectes actuellement connus de l’île. Je l’en remercie vivement. La faune entomologique de ce petit territoire français situé dans le canal de Mozambique au large de Madagascar a été recoltee pour la première fois par le Professeur Docteur A. Voeltzkow lors de son mémorable voyage a Madagascar, dans l’archipel des Comores et dans les îles de 1 bst atncain. Partie de Tuléar le 1” décembre 1903, l’expédition arrive en vue d’Europa le 4 décembre au matin. A. Voeltzkow et ses compagnons resteront 14 jours dans l’ile. Ils la quitteront le 20 décembre et seront de retour a Tuléar le 22, après trois semaines d’absence (Voeltzkow, 1904 : 42b). Les matériaux récoltés ont été étudiés conjointement avec ceux obtenus dans les différentes régions visitées et les résultats publies dans la sene “ Reise in Ostafrika in den Jahren 1903-1905 mit Mitteln der H er « iat )" and Elise geb. Heckmann Wentzel-Stiftung ausgcfuhrt von I rofessor R r - Alfred Voeltzkow ». La publication des « Systematische Arbeiten », commencée en 1907, devait malheureusement cesser en 1917, avec les difficultés allemandes à la lin de la première guerre mondiale. C est ainsi. Par exemple, que le travail de Bergroth sur les Hemiplera-Heleroplera récoltés et cité par Voeltzkow (1917 : 475) ne fut jamais publie. Bien que visitée en 1923, lors de la croisière de l’Aviso « Bellatnx », Par le Docteur H. Poisson, Chef des services vétérinaires de la Grande lie, ‘! faut attendre le voyage de R. Paui.ian (alors Directeur-adjoint de 1 Institut de Recherches scientifiques de Madagascar — I. R. S. M.), en avri » a bord de l’aviso hydrographe « Lapérouse », pour que de nouveaux insectes soient récoltés à l’ile Europa. A peine deux ans plus tard, en janvier/février 1950 P. Cachan (alors Entomologiste agricole à l’I. R. S. M.) séjourna un mois dans 1 île. , R- Paulian a donné en 1950, avec un supplément en 1951, une Jff* ^ espèces d’insectes récoltés par lui et P. Cachan, liste précédéed un historique des recherches et des tentatives de colonisation faites a uropa. Voir aussi R. Decary (1938). E » juin 1951, R. Paulian eut l’occasion d'y faire un " «jour (48 heures) en compagnie de P. Fourmanoir (alors‘ biologiste à H. R. s. M., station de Nosy Be). Bosser (1952) a donne u ‘«te des plantes récoltées non citées par Perrieu de la Bathie (1J21). En avril 1964,1e Professeur R. Leoendre (alors Professeur de Zoologie à 1 Université de Madagascar), ainsi que MM. le Docteur Docteur E R. Bnvooo, directeur de l’Institut Pasteur de Tananarive, P. Malzy (“'“m.PjïïïL t" g ‘ ate agricole à l’I. R. S. M.) et le Conservateur J. Capdhon, du Centre ^clinique forestier tropical, séjournèrent trois semaines dans 1 lie et y firent ^portantes récoltes. Source : MhJHN, Paris 192 PIERRE VIETTE En ce qui concerne l’Entomofaune, celles-ci, comme d’ailleurs celles faites antérieurement par R. Paulian et P. Cachan, ne purent être qu’en partie étudiées faute de spécialistes. Il s’ensuit que la liste des espèces donnée ci-dessous ne donne qu’une idée fort imparfaite de l’Entomofaune de l’Ile Europa, mais c’est là une première synthèse facilitant, sans doute, les recherches ultérieures. Ce travail n’aurait pu être mené à bien si je n’avais pas reçu l’aide aimable des différents spécialistes. Qu’il me soit permis de remercier M. le Recteur R. Paulian, MM. les Professeurs L. Chopard et R.-A. Poisson, Mlle S. Kelner-Pillault, MM. P. Ardoin, S. Breuning, J. Carayon, M. Descamps, A. Descarpentries, D. .S. Fletcher, A. Grjebine, le Docteur H. J. Hannemann, C. Herbulot, R. Richard, H. Stempffer, L. Tsacas, R. Wahis et P. E. S. Whalley. Les matériaux récoltés par R. Legendre et ses collaborateurs et une partie de ceux récoltés par R. Paulian (sur les étiquettes : R. P.) et P. Cachan (id. : P. C.) se trouvent dans les collections nationales du Muséum de Paris. Dans la liste des espèces citées ci-dessous, l’auteur de la citation est en petites capitales (si l’espèce a été signalée de l’île Europa) et le nom du récolteur en italique. Thysanura Lepismatidae — Isolepisma trisetosa Escherich, 1905. Escherich, 1910 : 535. A. Voeltzkow, XI1-1903. Décrite de l’ile Lombok (Indes néerlandaises), l’espèce est répandue dans toutes les zones tropicales. Odonata Libellulidae — Panlala flavescens (Fabricius, 1798). Voeltzkow, 1904: 444 (sous le nom de Libellula sp.). — Grünberg,1917 : 484. — Paulian, 1950 : 85. — Fraser, 1956, 121. A. Voeltzkow, XII-1903. — P. Cachan, 11-1950. — R. Legendre et coll .. IV-1964. Espèce pantropicale. Dictyoptera Panchloridae — Pycnoscelus surinamensis (Linné, 1758). Paulian, 1950 : 83. R. Paulian, 9/14-IV-1948. — R. Legendre et coll., IV-1961. Espèce largement répandue dans toutes les régions tropicales. Source : MNHN, Paris ENTOMOFAUNE 193 Ectobiidae — Blatella germanica (Linné, 1767). Paulian, 1950 : 83. R. Paulian, 9/14-IV-1948. Cosmopolite. — Mareta treilliana (Werner, 1905). Paulian, 1951 : 185. R. Paulian, 10/12-IV-1948. , , Espèce décrite, sous le nom générique de PhylUmmta, des mes Nil, près du barrage de Kalioub. Mantidae — Polyspilota aeruginosa (Goeze, 1765). Paulian, 1950 : 84. R. Paulian, 9/14-IV-1948. . Espèce très commune à Madagascar, largement répandue dans l’Afrique intertropicale. Isoptera Calotermitidae Neotermes europae (Wasmann, 1910). ^ Wasmann, 1910 : 118 (comme Calotermes e.). — Cachan, 1951 : 3. — Paulian, 1950 : 85; 1961 ; 385. branches A. Voellzkow, XII-1903. - P- Cachan, 1/II-1950, dans aes mortes ou pourrissantes d’Euphorbes arborescentes. Endémique. Neotermes uoeltzkowi (Wasmann, 1897). Paulian, 1950 : 85. — Cachan, 1951 : 5. et d . Eu _ P. Cachan, I/II-1950, dans des brandies mortes de Phorbe. Madagascar et île Europa. - Cryplotermes haaüandi parasita (Wasmann, ,9 ' 0) _^ M KOWSKI , 1956 : Wasmann, 1910 : 120 (comme Calotermes h. p-)- et 25. A. Voellzkow, XII-1903. . p nrona ? , Doit-on considérer cette sous^spèce comme endennque à 1 lie Europa Le fait ne ressort pas clairement du travail d Termitidae ~~ Alicrocerolermes subtilis Wasmann, 1897. Cachan, 1949 : 238; 1950 : 6; 1951 : 10. - 1950 ' 83 ' fl. Paulian, 9/14-IV-1948. - P■ Cachan, I/II-1950. Source : MNHN, Paris 194 PIERRE VIETTE Archipels des Seychelles, d’Aldabra, des Comores, des Glorieuses, île Europa et Madagascar. — Microcerotermes propinquus Wasman, 1910. Wasman, 1910 : 125. — Cachan, 1949 : 239; 1951 : 10. A. Voellzkoui, XII-1903, dans un tronc d’Euphorbe. — P. Cachan, I/11-1950. Endémique ou synonyme de M. sublilis Wasinann ? Dans son travail de 1949, Cachan écrit (p. 239) : « Il y aurait ainsi à Europa deux Microcerotermes : Microcerotermes sublilis dont Paulian a ramené des soldats et Microcerotermes propinquus, dont les soldats ne sont pas connus... » et (p. 240) : « Nous faisons des réserves quant à la présence sur un îlot de la nature et de la taille d’Europa, de deux espèces d’un même genre, mais en l’absence des soldats de M. propinquus et de matériel de détermination, nous ne savons que conclure quant à leur présence simul¬ tanée ». Ayant été lui-même dans l’Ile Europa, Cachan écrit en 1951 (p. 10) : « Nous avons... trouvé sur des Euphorbes de Pile Europa, les ailés et les soldats d’un Microcerotermes dont les soldats possèdent les principaux caractères de ceux de M. sublilis-, quant aux ailés, leurs ocelles ne sont pas appréciablement plus éloignées des yeux que chez les ailés de M. sublilis et nous écartons ce caractère qui a servi à Wasmann et à Sjôstedt pour décrire comme espèce nouvelle (M. propinquus) le Microcerotermes d’Europa ». Il semble bien que M. sublilis et M. propinquus ne représentent qu’une seule et même espèce, mais Cachan ne l’ayant pas indiqué d’une façon certaine dans son texte et typographiquement (par syn. ou n. syn.) le doute subsiste. C’est pourquoi j’ai conservé ici les noms des deux Microcerotermes de l’Ile Europa. Orthoptera Phaneroptidae — Phaneroptera nana sparsa (Stal, 1857). Paulian, 1950 : 84 (sous le nom de Ph. nana). R. Paulian, 9/14-IV-1948. Ragge (1956 : 235) indique que cette sous-espèce est connue de toute l’Afrique au Sud du Sahara, de Madagascar, d’Aldabra et des Seychelles. C’est donc à elle que l’on doit rapporter les exemplaires de l’ile Europa signalés comme Ph. nana. Gryllidae — Gryllus bimaculalus De Geer, 1773. Paulian, 1951 : 185. P. Cachan, I/II-1950. Région méditerranéenne, toute l’Afrique et Madagascar, Asie tropicale. Source : MNHN, Paris ENTOMOFAUNE 195 Mogoplistidae — Arachnocephalus subsulcatus Saussure, 1899. Paulian, 1950 : 84; 1951 : 185. R. Paulian, 9/14-IV-1948. Espèce décrite de l’île Aldabra. — Ailopus rodericensis (Butler, 1876). ~ P»™, 1950 : 84; 1951 : 186 (sou, le nom R. Paulian, 9/14-IV-1948. — R. Legendre el coH., IV-iyb4. Dirsh (1963 : 264), en étudiant les Acridoidea de Ma ^^ & r ’ odericensis _ que de nombreux noms devaient être mis en synonymi • Ile Rodriguez, archipels des Chagos, des Seychelles, d Aldabra, des Comores, Madagascar. — Cgrtacanthacris latarica latarica (Linné, 1758). Paulian, 1950 : 84. - Dinsu, 1982 : 348. _ U mdn fi. Paulion, 9/14-IV-1948. — P. Cachan, I/I1-19W- et coll., IV-1964. . l Nord de l’Afrique, îles du Cap Vert, Afrique e t des australe et orientale (excepté l’Abyssinie), archipels des S y Comores, Madagascar. ' Rhadinacris schistocercoides (Brancsik, 1893). Paulian, 1951 : 186. T . r 1Qfi , P. Cachan, I/II-1950. — R- Legendre et coll., IV-19M. Espèce malgache se retrouvant à l’île Europa. Embioptera Oligotomidae ~~ Oligotoma saundersi (Wetswood, 1836). Paulian, 1951 : 185. R• Paulian, 9/14-IV-1948. Espèce anthropophile (Paulian, l. c.) (Ross, 1944 : 495). , « Artificially tropicopolitan » Coleoptera Tenebrionidae Gonocephalum malzyi Ardoin, 1966. Ardoin, 1966 : 187. R- Legendre el coll., IV-1964. Endémique. ~~ Opatropis insulana Ardoin, 1966. Ardoin, 1966 : 189. R• Legendre el coll., IV-1964. Endémique. Source : MNHN, Paris 196 PIERRE VIETTE — Heterocheira fryeri (Gebien, 1922). Ardoin, 1966 : 189. R. Legendre et coll., IV-1964. Côte du Mozambique, Aldabra, archipel des Comores, Madagascar. — Tribolium castaneum (Herbst, 1797). Ardoin, 1966 : 190. R. Legendre et coll., IV-1964. Espèce anthropophile. — Alphitobius laevigatus (Fabricius, 1781). Ardoin, 1966 : 190. R. Legendre et coll., IV-1964. Espèce anthropophile. — Eulochia cislelina (Klug, 1833). Ardoin, 1966 : 190. R. Legendre et coll., IV-1964. Espèce malgache. Melyridae — Pseudocolotes inlateralis Pic, 1950. Pic, 1950 : 344. — Paulian, 1950 : 84; 1961 : 385. R. Paulian, 9/14-IV-1948. Endémique. Elateridae — Cardiophorits temperatus Candèze, 1895. Paulian, 1950 : 84. R. Paulian, 9/14-IV-1948. Espèce malgache. Dermestidae — Dermestes cadaverinus Fabricius, 1775. Paulian, 1950 : 84. R. Paulian, 9/14-IV-1948. Cosmopolite. CoCCINELLIDAE — Exochomus flavipes (Thunberg, 1781). Paulian, 1950 : 84. R. Paulian, 9/14-IV-1948. Région paléarctique, Afrique, Madagascar. Cerambycidae — Coptops (Trichocoptos) europae Breuning, 1966. Breuning, 1966 : 185. R. Legendre et coll., IV-1964. Endémique. Source : MNHN, Paris ENTOMOFAUNE 197 QURCULIONIDAE — Dinosius serieluberculatus Hustache, 1955. Richard, 1959 : 43. fi. Paulian, VI-1951. Espèce malgache. — Cratopus cavifrons Richard, 1959. . .. Paul. AN, 1950 : 84 (sous le nom de C, auras,ne “ Richard, 1959 : 14 (révision du complexe Cr. aurostriatus). R 38 pmi!iae] capturé par ce dernier et ses collabora eu — « Halobates, a priori, vraisemblablement scholtz, 1822. » parvenir à M. le Pro- Halobates [Het. Ger- avril 1964. H. flaviventris Esch- Source : MNHN, Paris 206 PIERRE VIETTE Comme il a été indiqué au début de ce travail, la liste des Insectes de l'île Europa donnée ci-dessus ne donne qu’une image fort imparfaite de l’Entomofaune de cette île, non pas faute de récoltes, mais faute de spécia¬ listes pour les étudier. Les grands noms de l’Entomologie disparaissent et il n’y a guère de jeunes pour les remplacer. C’est grave pour l'avenir, mais ceci, comme aurait dit Kipling, est une autre histoire. Il ressort, néanmoins, que les espèces nommées de l’île Europa nous montre que la faune entomologique, à l’exception de certaines anthropo- philes ou cosmopolites comme Oligoloma saundersi et Dermesles cadaverinus, par exemple, est, avant tout, une faune d’origine malgache. Les espèces considérées comme endémiques doivent l’être avec un certain doute, car il n’est pas certain que l’on ne les découvre pas un jour dans la région malgache occidentale, dans l’archipel des Comores, ou même sur la côte africaine du Canal de Mozambique. On notera que Mausoleopsis raveti appartient à un genre africain de Cétoines ayant atteint l’archipel des Comores et l’île Europa, mais non la Grande Ile. S’il y a possibilité de passage Est-Ouest, il existe également des possibilités de passage, peut-être accidentel, dans le sens inverse (Pau- lian, 1961 : 262). Pour terminer cet article, on ne peut pas mieux faire que de reproduire ici, en partie, ce que R. Paulian écrivait en 1950 (p. 83). Située hors des voies habituelles de la navigation, inhabitée et fort peu habitable, très pauvre, l’île Europa mériterait d’être érigée en réserve naturelle intégrale. Elle nous offre, en effet, une fort intéressante expérience naturelle sur la formation d’un sol à partir d’une végétation simple et sur l’évolution de la faune d’origine étrangère qui s’y est établie. L’étude de l’évolution de cette faune serait du plus haut intérêt. Seule, la création d’une réserve permettrait à l’expérience naturelle de se dérouler norma¬ lement. Aussi souhaitons vivement que l’île Europa, réserve naturelle inté¬ grale, ne soit plus visitée que par les naturalistes venus voir, à intervalles éloignées, la marche de l’Évolution. M. le Professeur R. Legendre partage ce même point de vue. Formons le vœu qu’il aboutisse dans ses démarches ! Source : MNHN, Paris BIBLIOGRAPHIE Ardoi.ni (P.), 1966. Contribution à la connaissance des Ténébrionidcs de 1 de Europa [Col.]. (Mém. Mus. nat. Uist. nul. n. s.. A, Zool., 41, p. 187- !90, 2 fig., p|. I et II). Arnold (g.), 1945. — The Sphecidae uf Madagascar, 193 p., 139 fig. National Muséum S. Rhodesia, 1944. Auhiviluus (Chr.), 1909. — Lepidoptera, Rhopalocera und Heterocera (Pars 1) von Madagaskar, den Comoren und den Inseln Ostaîrikas tnA. Voeltzkow, Reise in Ostafrika in den Jahren 1903-1905, Wissensch. Ergeb., Bd 2, System. Arb., Heft 4, p. 309-348, pl. col. h.-t. 19, 15 fig. Schweizerbart’schc Verlagsb., Nâgele & Sproesser, Stuttgart. E.Norsr (R.), 1950. — Contribution à la connaissance des Hyménoptères Apides de Madagascar. (Mém. Inst. Scient. Madag., (A)4, p. 97-104,2 fig.). Eosskr (J. ); 1952. Note sur la végétation des îles Europa et Juan de Nova, (f-c Natural. Malt)., 4, p. 41-42, 1 pl. phot. h.-t.). “euninc, (s.), 1900. l'n nouveau Lamiaire de l'île Europa [Col. 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La Mission Scientifique 1964 n'a récolté aucun Mollusque terrestre. Fischer-Piette (E.) et Bedoucha (!’.), 1964. — Mollusques terrestres de nie Europa. liull. Mus. Hist. nul., 36, p. 502-50!>. Crustacés Isopodes (Détermination : A. Vandel) 1° Tura angusla Budde Lund, 1913. 2° Setapliora sp. . . Une collection restreinte d’isopoiles terrestres a été recoltee en av *961, sous des cailloux en forêt d'Eupliorbia slenoclada de la pointe -Noru de file; cette collection a été examinée par A. Vandel à qui nous devons ees déterminations. Le genre Selaphora a des représentants dans a zone tropicale africaine; quant à l’espece Tura angusla, elle n’était connue jus- 9 u ’ici que par le Lvpe provenant de l’ile Aldabra, sa redécouverte sur Europa est importante car elle a permis à l’éminent spécialiste de clarifier la phy génèse et la répartition géographique des Isopodes Oniscoidea. v an n el (A.), 19(14. De l’emploi des appareils respiratoires pour l'étaldis- sement d’une classification rationnelle des Isopodes teirest coidea ». liull. Soc. zool. France, 89, 730-736. Myriapodes Chilopodes (Détermination : .1. M. Démangé) U Mission Scientifique 1964 a rapporté les premie» Myriapodes connus 4 Europa. ceux-ci ont été récoltés à la pointe Nord d e 1 i'c sons des trono arbres déraciués pourrissants au sol et sous des pierres proc ■ ■ ^Météorologique; J. M. Démangé, qui a examine les exemplaires, donne es déterminations suivantes : *° Lomyc/es Irislani (Poe.) l’Anka- Lette espèce a déjà été trouvée à Madagascar [Centre ; massif de Aiik r atra (2.550 m); forêt de Manjakatompo]. (Uborolotn de Zoologie. Facalli de* Sciences de Montpellier) Source : MNHN, Paris Source : MNHN, Paris LE PEUPLEMENT DE L'ILE EUROPA par Roland LEGENDRE Le problème du peuplement des îles a depuis toujours exercé un attrait considérable sur les facultés spéculatives des Biologistes. L île Europa, géographiquement isolée en plein canal de Mozambique, ne devrait pas échapper à cette règle et pourtant nous ne pensons pas que le temps soit d éjà venu de tenter d’expliquer la texture de la faune de l’ile; trop d'inconnues seraient à mettre dans l’équation. Cependant rien ne nous empêche de poser les problèmes, même si nos connaissances actuelles ne nous permettent pas de les résoudre. Sans contestation possible, l'originalité du peuplement d’Europa réside dans sa flore et sa faune terrestres; les formes marines certes sont d’un grand intérêt, mais, à première vue, semblent appartenir en presque totalité à la faune connue de part et d’autre du canal de Mozambique et il serait naïf de vouloir y trouver des endémiques; cepen¬ dant 1’étagement de ces formes n’est pas identique à ce qui a ete récemment décrit des formations coralliennes similaires de l’Ouest de Madagascar ( J - M. Pérès et J. Picard, 19<>2). De très nombreuses lacunes pourront être comblées grâce à une prospection océanographique systématique des eaux d’Europa; on ne sait pratiquement rien du relief sous-mann de 1 île, de son substrat, des courants marins qui la baignent, données indispen¬ sables à tout raisonnement biogéographique. Par contre les renseignements météorologiques ne manquent pas grâce à l’implantation d un poste nxe l’ile, les vents dominants sont des vents de l’Est, du Sud-Est et du Sud, leur force peut être considérable; les mois pluvieux sont les mois a ete (décembre, janvier); les températures oscillent entre un minimum de (juillet) et 32° C (février, mars). Le substrat d’Europa vient d’être daté par R. Battistini eomme appartenant au Karimbolien, donc antérieur au Flandrien (voir R. «ahi i - T1 N 0‘. ce substrat est strictement corallien, donc d’origine marine e au trace de résidu cristallin n’a encore été observée. La couverture végétale actuelle montre une dominance de formes Pan tropicales sur lesquelles se surajoutent une dizaine d esp PP a Madagascar et aux petites îles voisines (voir R. Capu ”° J’ ’ Peuplement floristique d’Europa n’apporte que bien peu ^ “dwe ^ ^ “ngine géographique. H. Perrier de la Bathie (1921) • P°'nt : toutes les espèces connues de l’He ont été appor ees p a mer, les oiseaux ou l’homme. La faune d’Europa présente d’incontestables points d “’terêts, contra rement aux voyageurs qui nous y ont précédés nous pensons qu elle e t n«he quoique peS spectaculaire, le nombre d Arthropodes est grand Oa »®i0h scientifique en a récolté environ une centaine de genres, eu corn ? et «de actuellement), mais il faut remarquer que époque de notre (nvril) correspond à a fin de l'été austral, il semble taen que pendant les d'automue et d'hiver (A. V oëltzkoiv a visite 1.1e enJto* les “très voyageurs ont séjourné au maximum quatre ou cinq jours sur huropa, Source : MNHN, Paris 214 KOLANI LEGENDRE avec une moyenne de 24 heures) la faune arthropodologique se raréfie, ce qui est parfaitement compréhensible. A notre avis la meilleure époque sérail en février ou mars (fin de l’été) époque des cyclones ce qui rend l'approche de nie dangereuse; le mois d’octobre, correspondant sur Europa à l'amorce du printemps, pourrait également être intéressant. Nous distinguerons dans les animaux d’Europa trois grandes catégories . 1 " les animaux introduits par l’homme, 2 " les animaux de passage, 3° les animaux inféodés (vrais habitants de l'ile). a) Les animaux introduits par l'Iiomme. Cette catégorie est difficile à déterminer, mais nous pouvons placer dans cette catégorie, sans trop de risque de nous tromper les grands Vertébrés terrestres de l’ile. La Mission Scientifique 1964 de ri'niversilé de Madagascar a réussi à capturer au piège plusieurs rats que la détermination systématique rapporte à Hatliis ratlus; ces rats constituent à l’heure actuelle une des calamités de l’ile, leur densité de population est grande surtout à la pointe nord de l’ile. Si l'on se reporte en arrière et plus préci¬ sément à A. Voeltzkow (1904) qui a visité l’ile en décembre 1903, les rats étaient alors peu abondants, mais auraient été auparavant (d’après le témoignage de navigateurs recueillis par A. Voei.tzkow) d’une extrême abondance (« Hatten sollen ehemals eine grosse Plage gewesen sein »). Entre 1920 et 1923, l’ile est visitée successivement par H. Perrieh de i.a BAthie et G. Petit, puis par II. Poisson qui mentionnent la présence de rats (appelés par eux Mus auralus) sans en apprécier la densité. Les rats sont également mentionnés par B. Paulian, qui visite l’ile en 1918, mais ne précise pas leur abondance. Le problème des Poules est lui aussi bien particulier, A. Voei.tzkow en aperçoit trois et il ajoute à ce pauvre cheptel un coq blanc « pour leur tenir compagnie ». il relate également la tentative ancienne et non datée d’implanter sur l'ile des pintades, pintades qui se seraient parfaitement reproduites, mais auraient déjà disparues en 1903. Entre 1920 et 1923, II. Perrier de la BAthie et G. Petit, ainsi que H. Poisson signalent des poules marrons (IL Poisson), à forte capacité de vol et à chair déli¬ cieuse (G. Petit) el très abondantes (I L Perrier me la BAthie). Ces poules sont les descendantes du coq de A. Voeltzkow et des trois poules de 1903, descendantes elles-mêmes d'un stock de Gallinacés installé sur l'ile en 1860 par un colon de Tuléar nommé Boziers. En 1948, R. Paui.ian rencontre des exemplaires dans les bois d 'Euphorbia stenoclada, leur plumage est brun chiné uniforme. En 1961, les poules semblent avoir entièrement disparu de l’île. Les chèvres auraient été introduites dans l’ile en 1860 par le même Roziers, mais il ne faut pas exclure un peuplement plus ancien, car les navigateurs du temps de la marine à voile avaient coutume de lâcher sur chaque îlot rencontré quelques couples de chèvres afin de faciliter le ravitail¬ lement des navires en viande fraîche. Cependant en 1903, A. Voeltzkow ne rencontre en quatorze jours de prospection que trois squelettes de chèvres, mais signale leur abondance passée. En 1920-1923 la souche est reconstituée, Source : MNHN, Paris car les observateurs sont unanimes à signaler leur abondance. En 1948 un troupeau estimé à 30 têtes est signalé, en 1964 il semble que le cheptel soit en nette progression. Les rats d’Europa proviennent sans aucun doute des navires ayant touché l’île ou ayant fait naufrage sur Europa. Amenées par 1 homme ei inféodées à celui-ci. les populations de rats ont fluctué en fonction de ■a présence humaine sur File. Lors de la tentative d’implantation sur 1 île Par Rozikrs (relatée par G. Petit, 1930) les rats ont dû proliférer comme if relate A. Voeltzkow, lors du passage de celui-ci, les rats sont moins abondants car File n’est plus peuplée sinon par des navigateurs et pécheurs 'le passage; il est certain que les plantations de sisal du Nord de 1 de sont postérieures au lias sage de Voeltzkow (qui n’en parle pas) et déjà anan- données en 1920-1923 (II. Poisson), il est certain qu'en ce court laps ae temps les rats ont été abondants sur File, hâtant certainement e epar des planteurs tout autant que le manque d'eau douce et les^ Moustiques a Près le départ des colons (dont on ne connaît que bien peu de chose * O '; J 1 y a eu certainement un reflux de population, qui s’est stabilise; sans a densité de population de rats est restée stationnaire de L2(> a lun*. équilibre a été rompu à celte date par l'installation il un porte ™ ete ”“' logique lixe qui a favorisé la multiplication des Rongeurs; en 1964, les rats *w omniprésents, de la pointe sud do l'ile à la torét d'Eupltorbes en passant Par la plaine centrale, avec un maximum de concentration autour de station Météorologique, Cependant l'étude de leurs contenus stomacaux, réalisée par K. H. Brygoo, nous a stupéfié: en avril 1964 les rats d Europa . entomophages, ceci esl peut être dù à l'abondance momen- b »ée du peuplement en Insectes de l'ile, car dés que ‘ 1D ‘ certain que les rats se rabattent s sont ,le tanéc il est *■ «si certain que les rats se rabattent sur une autre nourriture. Nous P ens °n s 'I"c ce sont les rats qui ont fortement contribué à la disparition des pou s, en attaquant les jeunes poussins; l'homme de passage, ne « attaquai! 'la’aux adultes. Il esl à prévoir que les rats d’Europa vont continuer Proliférer et que dans un avenir plus ou moins lointain (sauf intervent ‘ un mécanisme régulateur hypothétique) ils entreront en concurrence nutritionnel avec les Reptiles de l’ile et l’Oiseau « endémique », le poster nm.; 7. , ... ‘ . . 1( , anC(1 pourra a iier jusqu a troubler la au sol (Pliaëtons et Sternes), bien que ■""-nuoimcl avec les Reptiles de File P'dé Zoslerops uoellzkowi, leur abonda re product.ion des Oiseaux niche